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Description Se convertir Ă  l’islam est facile. Cet article explique comment se convertir et devenir musulman en suivant quelques Ă©tapes simples. Il donne Ă©galement un bref aperçu de l’islam, suivi par prĂšs de 1,7 milliards de personnes dans le monde, et nous fait dĂ©couvrir les bienfaits dont une personne peut profiter aprĂšs s Flickr Stephen Hawking avait annoncĂ© la fin de l’humanitĂ© pour bientĂŽt Le plus cĂ©lĂšbre astrophysicien du monde, Stephen Hawking, avait averti sur BBC 4 que ce qui menace la fin de l’humanitĂ© est
 elle-mĂȘme. Les avancĂ©es technologiques, comme les robots avec d’intelligence artificielle et, pĂȘle-mĂȘle, la possibilitĂ© d’une guerre nuclĂ©aire, le rĂ©chauffement climatique, les virus issus de nos manipulations gĂ©nĂ©tiques, peuvent nous faire basculer dans le nĂ©ant beaucoup plus tĂŽt que prĂ©vu, dĂšs les siĂšcles prochains. Selon Stephen Hawking, l’espĂšce humaine est en danger car la catastrophe est sur le point de se produire. Elle arrivera peut ĂȘtre dans quelques centaines d’annĂ©es, un battement de cil Ă  l’échelle de l’humanitĂ© et du monde ! Alors que la sociĂ©tĂ© du futur pourrait ĂȘtre aseptisĂ©e, apaisĂ©e et domestiquĂ©e grĂące aux technologies toujours plus Ă©voluĂ©es, ces derniĂšres pourraient surtout finir par nous dĂ©truire. Hawking affirme que nous serons responsables de la fin de l’humanitĂ©. Une fois que les humains dĂ©velopperont une intelligence artificielle, elle prendra son envol et se remodĂšlera elle-mĂȘme de plus en plus rapidement. Les humains, qui sont limitĂ©s par des fonctions biologiques lentes, ne pourront rivaliser et seront dĂ©passĂ©s ». Source The Independent L’astrophysicien suggĂšre d’aller coloniser d’autres planĂštes, et rapidement! IdĂ©alement, il faudrait rester dans le systĂšme solaire et la premiĂšre candidate est bien sĂ»r Mars. Un processus de colonisation extra-terrestre qui prendrait environ un siĂšcle. D’ici l’achĂšvement de cette colonisation, il y aurait donc des annĂ©es trĂšs, trĂšs dĂ©licates selon Stephen Hawking mĂȘme si tout n’est pas perdu, loin de lĂ . Il a malgrĂ© tout foi en l’humanitĂ© et en son instinct de survie. La plupart des menaces qui nous guettent dĂ©coule de nos progrĂšs scientifiques et technologiques. Nous n’allons pas cesser de progresser, ou faire marche arriĂšre, c’est pourquoi nous devons regarder en face les dangers qui arrivent et apprendre Ă  les contrĂŽler. Je suis optimiste, je pense que nous pouvons y arriver. » Il est important de s’assurer que ces changement iront dans la bonne direction. Dans une sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique, cela veut dire que tout le monde devra maĂźtriser les fondamentaux de la science pour faire des dĂ©cisions informĂ©es qui auront un impact sur l’avenir”. Source The Telegraph Photo d’illustration / Pixabay Nous serions donc les premiers extra-terrestres, en attendant que ceux qui existent probablement ailleurs dans l’Univers nous donnent signe de vie comme le suggĂšre le paradoxe de Fermi lire cet article du CNRS, le paradoxe de fermi et les extraterrestres invisibles ». Cette thĂ©orie, Ă©noncĂ©e en 1950 par un physicien italien laurĂ©at du Prix Nobel, pourrait se rĂ©sumer ainsi S’il y avait des civilisations extraterrestres, leurs reprĂ©sentants devraient ĂȘtre dĂ©jĂ  chez nous. OĂč sont-ils donc ? » L’une des explications du paradoxe de Fermi, selon certains chercheurs, serait que toute civilisation extraterrestre trĂšs avancĂ©e technologiquement et donc dotĂ©e d’armes de destruction absolue, nuclĂ©aires ou autres en viendrait inĂ©luctablement Ă  s’autodĂ©truire avant d’atteindre d’autres mondes dans l’univers
 Pour tout comprendre, regardez cette vidĂ©o Ă©ducative ludique et trĂšs complĂšte sur la question 5 mn en anglais sous titrĂ©e en français Titre: l’homme a-t-il besoin de la religion ou peut-il s’en passer? brouillon1 Pour plusieurs, l’homme doit croire en Dieu puisqu’il reprĂ©sente une puissance supĂ©rieure et bonne qui a créé l’homme et la terre. Il semble que ce rapport de l’homme avec la religion lui permet de mieux vivre sur terre, le rassure sur son existence
DerniĂšre mise Ă  jour 07/06/2021 ‱ ProposĂ© par Gabriel Gay-Para professeur Ce corrigĂ© est disponible sur un site externe Ă  20aubac. En cas de problĂšme d'accĂšs Ă  la page originale, vous pouvez accĂ©der aux copies enregistrĂ©es. Consultez ce corrigĂ© Copie Copie format PDF CorrigĂ©s liĂ©s disponibles
LHomme peut-il se passer de la religion? àž–àžčàžàčƒàžˆ 153 àž„àž™. àžŠàžžàžĄàžŠàž™
Le thĂšme principal de “The Nun’s Priest’s Tale” de Chaucer est Orgueil. Chanticleer est un fier coq dont l’orgueil a failli lui coĂ»ter la vie. 
 Le renard aussi est fier, et tandis qu’il attrape Chanticleer en jouant sur l’orgueil du coq, il perd l’oiseau par son propre dĂ©sir de se octobre 2020 Quelle Ă©tait la morale ou la leçon du conte du prĂȘtre de la nonne ? Le renard essaie de flatter l’oiseau pour qu’il descende, mais Chanticleer a retenu la leçon. Il dit au renard que la flatterie ne fonctionnera plus pour lui. La morale de l’histoire, conclut le prĂȘtre de la nonne, est ne jamais faire confiance Ă  un flatteur. Quel est le thĂšme du conte de la deuxiĂšme nonne ? The Second Nun’s Tale’ fonctionne comme une cĂ©lĂ©bration de Sainte CĂ©cile et est racontĂ©e comme une hagiographie standard. Ce conte explore des thĂšmes de foi et de religiositĂ©et peint son hĂ©roĂŻne comme l’idĂ©al de la femme chrĂ©tienne pure et fidĂšle. Quel genre d’histoire est le conte du PrĂȘtre des Nonnes ? fable de la bĂȘte“The Nun’s Priest’s Tale” moyen anglais The Nonnes Preestes Tale of the Cok and Hen, Chauntecleer and Pertelote est l’un des Contes de Canterbury du poĂšte moyen anglais Geoffrey Chaucer. ComposĂ© dans les annĂ©es 1390, il s’agit d’une fable bestiale et d’une fausse Ă©popĂ©e basĂ©e sur un incident du cycle Reynard. Quelle est la morale du quizlet de conte du PrĂȘtre des Nonnes ? Il dit au renard que la flatterie ne fonctionnera plus pour lui. Quelle est la morale de l’histoire? La morale de l’histoire, conclut le prĂȘtre de la nonne, est ne jamais faire confiance Ă  un flatteur. Quelle est la satire du conte de The Nun’s Priest ? La satire sociale que l’HĂŽte met en place dans le GĂ©nĂ©ral Le prologue se poursuit tout au long des rĂ©cits que racontent les pĂšlerins. Le conte du curĂ© des nonnes fait la satire de l’amour courtois en plaçant la chevalerie dans le dĂ©cor d’une basse-cour. Des personnalitĂ©s religieuses supposĂ©es pieuses se rĂ©vĂšlent corrompues et avides juste sous la surface. Que fait la seconde nonne dans les Contes de Canterbury ? “The Second Nun’s Tale”, trouvĂ© dans The Canterbury Tales de Geoffrey Chaucer, est l’histoire de la façon dont une sainte jeune fille nommĂ©e Cecilia convertit son mari et son beau-frĂšre au christianisme, puis dĂ©fend sa foi devant un oppresseur paĂŻen avant de se soumettre Ă  un horrible martyre. Qui raconte la deuxiĂšme histoire des Contes de Canterbury ? Parce que les religieuses Ă  l’époque de Chaucer Ă©taient obligĂ©es de lire des histoires de saints, l’histoire de CĂ©cile est une sĂ©lection appropriĂ©e pour la deuxiĂšme religieuse simplement parce qu’elle est religieuse et qu’elle est extrĂȘmement modeste et timide. Son invocation Ă  Marie est typique de toutes les histoires, mais plus ici parce que l’histoire de St. Qui meurt dans Second Nun’s Tale ? Almachius envoie son bourreau pour tuer CĂ©cile avec une Ă©pĂ©e. MalgrĂ© trois coups, cependant, l’homme est incapable de la tuer et est empĂȘchĂ© par la loi de prendre un quatriĂšme coup. Ainsi Cecilia continue Ă  vivre, crachant du sang et la tĂȘte partiellement sĂ©parĂ©e de son corps, pendant trois jours. En quoi le conte du prĂȘtre des nonnes se moque-t-il de la religion ? Les membres religieux sont fortement insultĂ©s et moquĂ©s dans de nombreux rĂ©cits de pĂšlerins de Chaucer. “The Pardoner’s Tale” et “The Nun’s Priest’s Tale” ont de nombreux exemples de moqueries religieuses entrelacĂ©es dans les contes. La moquerie de la religion est lĂ  pour reprĂ©senter la cupiditĂ© qui est devenue le mode de vie des gens pendant la peste bubonique. Quelle leçon supplĂ©mentaire ce contraste entre style et rĂ©alitĂ© suggĂšre-t-il sur le pouvoir des mots ? Ainsi, Lady Pertelote ressemblera aux Ă©pouses romaines si elle perd son mari, Chaunticleer. Qu’est-ce qu’une fable de bĂȘte considĂ©rer le conte du prĂȘtre de la nonne comme une fable de bĂȘte ? Ainsi, The Nun’s Priest’s Tale est essentiellement un fable bĂȘte avec une morale claire. 
 Ils avaient des bestiaires et des fables sur les bĂȘtes pour illustrer les caractĂ©ristiques humaines associĂ©es Ă  chaque animal. The Nun’s Priest’s Tale est exactement cela – c’est une fable de bĂȘte. Chauntecleer est un coq et Pertelote est sa femme. Quelles sont les trois morales qui sont prĂ©sentĂ©es dans le conte du prĂȘtre de la nonne ? Bien que nous puissions ĂȘtre attirĂ©s par une issue aussi facile, nous devons nous rappeler que le prĂȘtre de la nonne fournit en effet au moins trois morales Ă  la fin du conte ĂȘtre vigilant NPT 3430-33 ; ne parlez pas trop 3434-35; et ne vous fiez pas aux flatteurs 3436-37. Qui est la plus jolie femme de Chanticleer ? Ce conte classique de Chaucer raconte l’histoire d’une pauvre veuve dont les modestes possessions comprennent plusieurs animaux de basse-cour, notamment le coq radieux et vaniteux, Chanticleer, et sa belle Ă©pouse, Pertelote. Qu’arrive-t-il Ă  Chaunteclerer lorsqu’il tombe amoureux de la flatterie du renard ? Le renard insiste pour que il veut entendre Chauntecleer chanter de sa belle voix et le coq finit par tomber pour sa flatterie. Se prĂ©parant Ă  chanter, Chauntecleer Ă©tend ses ailes et ferme les yeux. DĂšs que Chauntecleer ferme les yeux, le renard s’empare de lui et s’enfuit avec le coq dans la gueule. Comment est la satire des Contes de Canterbury ? Les Contes de Canterbury est une satire, qui est un genre de littĂ©rature qui utilise l’humour – parfois doux, parfois vicieux – pour ridiculiser des personnes ou des parties de la sociĂ©tĂ© stupides ou corrompues. 
 La folie d’appeler un homme qui se soucie plus de la chasse que de la religion un bon moine crĂ©e un ton humoristique emblĂ©matique de la satire. Quelle est la signification de la satire dans Les Contes de Canterbury ? Les Contes de Canterbury , Ă©crits vers la fin du XIVe siĂšcle par Geoffrey Chaucer , sont considĂ©rĂ©s comme une satire des domaines car il critique efficacement, jusqu’à la parodie, les principales classes sociales de l’époque. La satire sociale est un genre de film qui s’appuie sur l’ironie, l’exagĂ©ration, le ridicule ou l’humour pour critiquer un aspect dĂ©favorable de la sociĂ©tĂ© et/ou de la nature humaine. Les meilleures satires sociales sont divertissantes au niveau de la surface – comportant souvent des Ă©lĂ©ments de fantaisie ou d’absurdisme – et ont Ă©galement un coup de poing critique. Pourquoi la nonne va-t-elle Ă  CantorbĂ©ry ? Chaucer annonce que la nonne est l’aumĂŽnier de la prieure, mais ne prend pas le temps de dĂ©crire cette nonne. On ne peut que supposer qu’elle part en pĂšlerinage parce qu’elle y a Ă©tĂ© invitĂ©e par sa bienfaitrice, la prieure. Madame Eglantine la prieure est dĂ©crite comme Ă©tant sentimentale et romantique. Comment Chaucer dĂ©crit-il la seconde nonne ? Elle est audacieuse et courageuse, convertissant son mari, beau-frĂšre, et mĂȘme ses adversaires potentiels les serviteurs d’Almachius et son officier Maximus au christianisme. Elle se dispute sans crainte avec le puissant prĂ©fet Almachius, et il est plus tard incapable de lui couper la tĂȘte ou de la faire bouillir vivante. Qu’a fait le moine dans Les Contes de Canterbury ? Pour rĂ©capituler, le moine dans The Canterbury Tales n’est certainement pas trĂšs moine. Au lieu d’ĂȘtre maigre et pĂąle, passant sa vie Ă  illustrer des manuscrits et Ă  prier, le Moine est un homme du monde. Il passe son temps vĂȘtu de beaux vĂȘtements et de bijoux, chassant avec ses beaux animaux, et Ă©ventuellement chassant les femmes. Quel poĂšte anglais a Ă©crit le deuxiĂšme conte de nonnes ? Geoffrey ChaucerThe Second Nun’s Tale , l’une des 24 histoires des Contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer. Ce conte religieux illustre les changements mercuriels de Chaucer dans le ton et le style 21, 2021 Quels sont les thĂšmes du Knight’s Tale ? The Knight’s Tale se dĂ©roule sur le thĂšme de concours oĂč deux prisonniers tombent amoureux de la mĂȘme fille. Les deux sont en bons termes, mais la dame devient la pomme de discorde et les rend adversaires l’un de l’autre. Le dĂ©sir d’amour les rend sanguinaires. Quel est le thĂšme de Chanticleer et le renard ? Quelle est la leçon de morale de Chanticleer et le Renard ? Le renard essaie de flatter l’oiseau pour qu’il descende, mais Chanticleer a retenu la leçon. Il dit au renard que la flatterie ne fonctionnera plus pour lui. La morale de l’histoire, conclut le PrĂȘtre des Nonnes, est de ne jamais faire confiance Ă  un flatteur. Comment les Contes de Canterbury se moquent-ils des aspects de la religion ? En revanche, The Canterbury Tales dĂ©peint la profanation du christianisme par des personnages qui sont censĂ©s personnifier les valeurs chrĂ©tiennes et pourtant ils semblent agir en contradiction avec ces valeurs. En fait, la religion Ă©tablie elle-mĂȘme est clairement dĂ©crite par Chaucer comme la force corruptrice. Comment les mots nous affectent-ils ? Vos mots font la diffĂ©rence. Puissant. 
 Les mots filtrent Ă  travers nous et s’infiltrent dans notre communautĂ©, oĂč ils sont absorbĂ©s puis rĂ©affirmĂ©s par d’autres aux personnes qu’ils connaissent. Lorsque nous reconnaissons le pouvoir de nos mots, nous voyons l’impact qu’ils peuvent avoir et nous les choisissons en fonction du type de diffĂ©rence que nous voulons faire. Pourquoi le pouvoir du langage est-il important ? Le pouvoir augmente lorsque vous pouvez communiquer pour plus de raisons Ă  plus de personnes. La plus puissant votre langage, plus vous devenez indĂ©pendant et plus vous pouvez contribuer Ă  la communautĂ©. La langue n’est pas seulement un Ă©lĂ©ment clĂ© de la communication, c’est aussi un aspect clĂ© de l’identitĂ©. Comment Chanticleer trompe-t-il le renard ? Comment Chanticleer trompe-t-il le renard et s’échappe-t-il ? Il suggĂšre au renard de faire demi-tour pour se vanter de son exploit, puis s’envole lorsque le renard ouvre la bouche. Il dit au renard qu’il y a une belle femelle renard et s’envole quand le renard est distrait. En quoi The Nun’s Priest Tale est-il une allĂ©gorie ? “The Nun’s Priest’s Tale” est une histoire d’animaux qui sert de allĂ©gorie du comportement humain, tout comme les fables d’Ésope. Ce conte se concentre sur une ferme appartenant Ă  une pauvre veuve. 
 La morale de ce conte est que la vie modeste et simple comme celle de la veuve propriĂ©taire de la ferme mĂšne Ă  plus de bonheur que d’orgueil. Qu’est-ce que la fable de la bĂȘte dans la littĂ©rature ? fable de la bĂȘte, une prose ou une fable en vers ou une nouvelle qui a gĂ©nĂ©ralement une morale. Dans les fables sur les bĂȘtes, les personnages animaux sont reprĂ©sentĂ©s comme agissant avec des sentiments et des motifs humains. Parmi les exemples les plus connus de la littĂ©rature occidentale figurent ceux attribuĂ©s au lĂ©gendaire auteur grec Ésope. Comment Ă©crivez-vous une bĂȘte dans la fable? Essayez d’écrire une fable en suivant les Ă©tapes suivantes. Étape 1 DĂ©terminer la morale de l’histoire. DĂ©cidez d’une maxime qui sera au centre de votre histoire et venez Ă  la fin de la rĂ©solution. 
 Étape 2 Choisissez vos personnages. 
 Étape 3 Choisissez les caractĂ©ristiques de vos personnages. 
 Étape 4 Façonner le conflit. 
 Étape 5 RĂ©digez. Quelle est la morale du conte du chevalier ? Palamon et Arcite sont assez similaires, et ni l’un ni l’autre ne semble avoir la plus forte prĂ©tention sur Emelye. Le thĂšme principal du conte est l’instabilitĂ© de la vie humaine– la joie et la souffrance ne sont jamais trĂšs Ă©loignĂ©es l’une de l’autre, et personne n’est Ă  l’abri d’un dĂ©sastre. De plus, lorsque la fortune d’une personne est en hausse, celle d’une autre est en baisse. Quelle est la morale du conte de Miller ? La leçon la plus marquante de “The Miller’s Tale” ordonne aux hommes d’épouser des femmes de leur Ăąge. Cela devient clair dĂšs le dĂ©but, lorsque le meunier dĂ©crit la femme du charpentier, qui n’a que dix-huit ans. Le Miller se concentre d’abord sur l’ñge d’Alison, son apparence et son Ɠil semblable». Il
 De quoi rĂȘve Chanticleer dans Canterbury Tales ? Contexte Chanticleer est le coq d’une veuve et il a fait un rĂȘve qui un renard le capturera ce jour-lĂ . 
 Le renard se cache dans le potager, et quand Chanticleer le repĂšre, il s’envole vers son perchoir, sur lequel le renard commence Ă  le flatter. The Nun’s Priest’s Tale’ de Geoffrey Chaucer intrigue, thĂšmes & personnages ! Narratrice Barbara Njau Les Contes de CantorbĂ©ry RĂ©sumĂ© et analyse de l’histoire du prĂȘtre de la nonne Geoffrey Chaucer The Nun’s Priest’s Tale – AnimĂ© rĂ©al. Jonathan Myerson, 1998 Les contes de canterbury le conte du prĂȘtre de la religieuse ANALYSE. introduction au conte du curĂ© de la nonnetraduction du conte du curĂ© de la nonneanalyse du conte du prĂȘtre de la religieusele rĂ©sumĂ© de l’histoire du curĂ© de la nonnequelle est la morale du quizlet du conte du prĂȘtre de la nonnela morale dans le conte du curĂ© de la nonnele conte du curĂ© de la religieuse questions et rĂ©ponsesles appareils littĂ©raires du conte du curĂ© de la religieuse Voir plus d’articles dans la catĂ©gorie FAQ
Ledocument : "l'homme peut-il se passer de la religion ?" compte 3908 mots. Pour le tĂ©lĂ©charger en entier, envoyez-nous l’un de vos travaux scolaires grĂące Ă  notre systĂšme gratuit d’échange de ressources numĂ©riques ou achetez-le pour la somme symbolique d’un euro. L'invention critique de la religion chez Kant la thĂ©ologie rationnelle Kant n’est pas un thĂ©ologien, mais la religion affleure dans toute son Ɠuvre philosophique, des ProlĂ©gomĂšnes au Projet de Paix, mais Kant n’en traite directement que dans la Religion dans les limites de la Raison. Avant de parler de ce dernier ouvrage, il faut nĂ©anmoins se rappeler les acquis de la Critique de la Raison pure les objets mĂ©taphysiques Moi, le Monde et Dieu sont inconnaissables. Mais si ces idĂ©es de la raison ne constituent pas l’expĂ©rience humaine, elles ont pour autant un rĂŽle de rĂ©gulation car elles guident l’action humaine. Ces trois idĂ©es sont des postulats de la raison pratique, autrement dit. Bien qu'aucun d'entre elles ne se rĂ©fĂšrent Ă  un objet de connaissance empirique qu'on peut voir, sentir ou toucher, Kant soutient qu'il est raisonnable pour nous de les postuler comme des questions de la foi rationnelle. Cette sorte de croyance, subjectivement justifiable, reprĂ©sente un juste milieu entre la connaissance certaine, ce qui est objectivement et subjectivement justifiĂ©, et la simple opinion arbitraire, qui n'est mĂȘme pas subjectivement justifiĂ©es. Ces croyances rationnelles peuvent ĂȘtre religieuses car, selon Kant, “la morale conduit immanquablement Ă  la religion, s'Ă©largissant ainsi jusqu'Ă  l'idĂ©e d'un lĂ©gislateur moral tout-puissant, extĂ©rieur Ă  l'homme, en la volontĂ© duquel est fin derniĂšre de la crĂ©ation du monde ce qui peut et doit-ĂȘtre Ă©galement la fin derniĂšre de l'homme” A partir de lĂ , peut-on prouver l’existence de Dieu ? Non, car si c’est le cas rĂ©pond Kant, Dieu devient alors un objet que l’on peut connaĂźtre, la raison redevenant alors dogmatique. L’argument ne pourra alors exister que sur le plan pratique et moral. Dans la seconde Critique Critique de la Raison pratique, Kant Ă©tablit que Dieu et l'immortalitĂ© humaine sont des hypothĂšses moralement nĂ©cessaires», des questions de la foi rationnelle». C'est aussi la base de l'idĂ©e kantienne de la religion morale. Kant dĂ©finit alors la religion comme la reconnaissance des commandements divins». Ainsi l'argument moral n'est pas purement spĂ©culatif, mais a une orientation pratique. L'argument moral traite plutĂŽt de Dieu comme une idĂ©e rĂ©gulatrice. La cĂ©lĂšbre phrase vers la fin de la seconde Critique fournit un pont idĂ©al entre elle et le troisiĂšme Deux choses remplissent l'esprit d'admiration et de crainte incessantes le ciel Ă©toilĂ© au-dessus de moi et la loi morale en moi ». La moralitĂ© conduit Kant Ă  Dieu et la religion. Dans la religion dans les limites de la simple raison, Kant prĂ©sente sa thĂ©ologie rationnelle en posant la question suivante que pouvons raisonnablement espĂ©rer ? Kant considĂšre notre prĂ©disposition au bien et au mal comme une prĂ©disposition innĂ©e. L'homme est mauvais lorsque'il subordonne la loi morale aux motifs de la sensibilitĂ©. Ainsi, l’homme n’est louĂ© ou blĂąmĂ© que selon l’usage qu’il fait de son libre-arbitre. L'homme dispose autrement dit du pouvoir de dominer en lui le penchant au mal. Kant dĂ©mythifie la doctrine chrĂ©tienne du pĂ©chĂ© originel. Kant distingue ensuite la fausse religion dans laquelle les croyants agissent pour se sauver de la religion authentiquement morale fondĂ©e sur des comportements vertueux. Il faut agir de maniĂšre vertueuse, selon Kant, afin de se rendre digne du salut, pas agir pour le salut. Au final, Kant pense que la moralitĂ© permettra des rĂ©aliser ce qu’il nomme le rĂšgne des fins, sorte de paradis moral dans lequel sont admises toutes les volontĂ©s bonnes. La thĂ©ologie rationnelle de Kant est rĂ©volutionnaire dans la mesure oĂč elle dĂ©coule de sa philosophie critique. En effet, Kant dĂ©place la question religieuse du terrain mĂ©taphysique vers le terrain moral, dans lequel Dieu est une idĂ©e rĂ©gulatrice adjointe au postulat de l’immortalitĂ© de l’ñme qui permet aux hommes d'agir moralement. Bergson ou encore LĂ©vinas, dans TotalitĂ© et infini, sera fortement impregnĂ© de cette idĂ©e. Pour aller plus loin sur la philosophie de Kant Critique de la raison pure Critique de la raison pratique Critique du jugement La Philosophie de Kant Le projet de paix perpĂ©tuelle La morale de Kant La mĂ©taphysique de Kant Kant et le bonheur Citations de Kant Qu’est-ce que les LumiĂšres chez Kant La paix chez Kant Ledocument : "l'homme peut il se passer de la religion ?" compte 1 mots.Pour le tĂ©lĂ©charger en entier, envoyez-nous l’un de vos travaux scolaires grĂące Ă  notre systĂšme gratuit d’échange de ressources numĂ©riques ou achetez-le pour la somme symbolique d’un euro.
La croyance est l’absence de connaissance vĂ©ritable. Pourtant, elle se dissimule aussi derriĂšre les propos les plus rationnels. User de la raison, c’est ĂȘtre lucide sur ce qui, en chacun de nous, est croyance. La croyance se dĂ©finit gĂ©nĂ©ralement comme une attitude consistant Ă  adhĂ©rer Ă  une idĂ©e, une pensĂ©e, une affirmation, une thĂ©orie ou un dogme. On peut croire que les fantĂŽmes existent, que l’ĂȘtre humain est perfectible, que notre meilleur ami est digne de confiance, que la femme a des capacitĂ©s intellectuelles infĂ©rieures Ă  celles de l’homme ou que Dieu a créé le monde en sept jours. Comme le montrent ces diffĂ©rents exemples, la croyance recouvre un champ trĂšs large de domaines. Il existe pourtant un point commun Ă  ces diffĂ©rentes affirmations, Ă  savoir qu’elles relĂšvent d’une adhĂ©sion plus ou moins hasardeuse. Le fait de croire est ainsi souvent associĂ© Ă  la naĂŻvetĂ© rien ne me garantit que mon meilleur ami ne me trahira jamais, Ă  l’erreur, ou encore au prĂ©jugĂ©, que les philosophes nomment volontiers opinion ». Mais alors que l’erreur est une affirmation fausse, non conforme Ă  la logique ou aux donnĂ©es expĂ©rimentales, le prĂ©jugĂ© peut consister Ă  tenir pour vrai ce qui est faux, mais peut aussi avoir une part de vĂ©ritĂ©. Si je crois que l’humanitĂ© va vers un avenir meilleur, je peux avoir tort ou raison. Dans tous les cas, je n’ai pas de preuve de ce que j’ ISABEL ESPANOL Ainsi se dĂ©finit donc la croyance elle est absence de connaissance vĂ©ritable, c’est-Ă -dire rationnellement fondĂ©e. VoilĂ  pourquoi il est commun d’opposer la croyance au savoir, et d’identifier la croyance Ă  une certitude facile, Ă  une vĂ©ritĂ© » apaisante qui, le plus souvent, ne rĂ©siste pas Ă  une enquĂȘte approfondie. La croyance est par consĂ©quent un Ă©tat critiquable en ce qu’elle s’émancipe du travail de la raison elle est ce sommeil dogmatique par dĂ©finition Ă©tranger au travail de la rĂ©flexion. En croyant, l’homme renoncerait ainsi Ă  sa libertĂ© de questionner, d’interroger, il prĂ©fĂ©rerait le confort des rĂ©ponses prĂ©fabriquĂ©es, le cĂŽtĂ© rassurant du prĂȘt-Ă -penser » qui laisse la raison en repos. Ce que je crois, c’est ce que je tiens pour vrai, et la certitude d’avoir raison ne reposerait que sur une acceptation passive, ou des raisons qui ne rĂ©sisteraient peut-ĂȘtre pas Ă  l’examen. La croyance s’opposerait donc bien Ă  la vĂ©ritable comprĂ©hension des phĂ©nomĂšnes. Elle serait due Ă  un besoin de rĂ©ponse facile, Ă  une certaine paresse intellectuelle qui la distinguerait de l’exigeante dĂ©marche scientifique. Cesser de croire serait une question de volontĂ© et de courage, celui d’affronter la rĂ©alitĂ© telle qu’elle est pour cesser de l’imaginer telle que nous la dĂ©sirons. Mais l’homme en est-il capable ?ProgrĂšs de la science sans recul de la croyance Dans les faits, la croyance semble dĂ©finir l’humain si nous examinons nos pensĂ©es, il est aisĂ© de constater qu’elles sont majoritairement constituĂ©es de croyances ; rares sont en effet les idĂ©es que nous pourrions justifier rationnellement. On pourrait mĂȘme aller plus loin et s’interroger sur un Ă©ventuel besoin de croire inhĂ©rent Ă  la nature humaine, hypothĂšse lĂ©gitime lorsque l’on constate qu’aucune sociĂ©tĂ© connue n’est dĂ©pourvue de croyances ou de rituels religieux, ou encore que le progrĂšs scientifique n’a pas abouti Ă  la disparition des croyances religieuses ou plus largement des superstitions. Ce n’est pas parce que l’astronomie peut dĂ©montrer les incohĂ©rences de l’astrologie que les gens vont arrĂȘter de lire leur horoscope, ou, pire, d’y accorder crĂ©dit. Il semble alors pertinent, afin de tenter de rĂ©pondre Ă  la question, de se pencher sur les causes probables de la croyance et de sa permanence. Croire est-il une nĂ©cessitĂ© pour l’homme, ou pourrait-on dĂ©celer d’autres causes qu’un besoin intrinsĂšque, causes qui, une fois explicitĂ©es, pourraient permettre d’envisager une approche plus rationnelle du monde ? "Douter de Dieu, c'est y croire." - Blaise Pascal. Si l’on considĂšre le cas particulier mais reprĂ©sentatif de la croyance religieuse, nombreuses sont les analyses des motifs qui peuvent pousser l’ĂȘtre humain Ă  abandonner la rationalitĂ© au profit d’une approche magique » de l’univers. Ainsi, dans le De rerum natura, LucrĂšce pose les questions suivantes Quelle cause a rĂ©pandu chez tous les peuples de la Terre la croyance de l’existence des dieux, a rempli les villes d’autels, a instituĂ© les cĂ©rĂ©monies religieuses [
] qui prĂ©cĂšdent toutes les entreprises importantes ? Quelle est aussi l’origine de ces sombres terreurs dont les mortels sont pĂ©nĂ©trĂ©s, qui tous les jours Ă©lĂšvent de nouveaux temples sur toute la face de la Terre et instituent des fĂȘtes en l’honneur des immortels ? » La rĂ©ponse est Ă©vidente si les hommes ont inventĂ© les dieux, c’est tout d’abord pour tenter d’expliquer les phĂ©nomĂšnes naturels qu’ils ne comprenaient pas. La cause est donc ici l’ LucrĂšce, les hommes ont inventĂ© les dieux pour expliquer les phĂ©nomĂšnes naturels qu'ils ne comprenaient pas. Cependant, la mise en Ɠuvre de ces rĂ©ponses faciles aux interrogations humaines face aux Ă©vĂ©nements a une consĂ©quence
Telleest la question soulevée dans le dernier numéro de la revue Médiane (Vol. 3, no 1, automne 2008). On y retrouve les réflexions de Sami Aoun, Daniel Baril, Luc Brisson, Marcel Conche, Thomas De Koninck, Hubert Doucet, Jean Grondin, Sam Haroun, Jacques Languirand, Michel Métayer, Jean Proulx, Normand Provencher et Normand Baillargeon. Le tout []
Dieu est mort, proclame Nietzsche. Mais le big crash causĂ© par cette disparition n'a pas fini de faire sentir son effet de souffle. Et, faute d'avoir retrouvĂ© le cadavre, certains peuvent crier Ă  la disparition momentanĂ©e. Pourtant, le certificat de dĂ©cĂšs n'est guĂšre nĂ©cessaire. Sauf Ă  confondre les nouveaux relents identitaires avec un "retour du religieux", ou Ă  donner une importance dĂ©mesurĂ©e Ă  de petites sphĂšres fondamentalistes - plutĂŽt rares de ce cĂŽtĂ©-ci de l'Atlantique -, Dieu n'habite plus le monde des EuropĂ©ens depuis un moment. RenvoyĂ© Ă  l'Ă©tat de poussiĂšre cĂ©leste ou simplement rangĂ© aux abonnĂ©s absents. La chose a Ă©tĂ© largement diagnostiquĂ©e dĂ©senchantement du monde, sortie de la religion, sĂ©cularisation... [...]La suite aprĂšs la publicitĂ© Seulement, ce cĂ©lĂšbre disparu, qu'on le nomme "Dieu le PĂšre" chez les chrĂ©tiens, "l'imprononçable" dans le judaĂŻsme ou Allah dans l'islam qui connaĂźt 99 appellations mais pas de pluriel, n'en reste pas moins Ă©tonnamment prĂ©sent dans nos esprits. Comme une ombre gĂ©ante, une persistance rĂ©tinienne, un fantĂŽme insistant. Et il ne suffit pas de se proclamer athĂ©e pour avoir Ă  jamais liquidĂ© le rĂ©current problĂšme. [...] >> Retrouver l'intĂ©gralitĂ© du dossier "Peut-on se passer de Dieu ? ", avec un entretien exclusif de l'Ă©crivain Emmanuel CarrĂšre qui raconte sa "crise de foi", dans "le Nouvel Observateur" en kiosque jeudi 21 aoĂ»t. Eric Aeshiman et Marie Lemonnier- "Le Nouvel Observateur" Ilest possible de ne pas se passer de religion, en effet chaque homme est libre de croire Ă  ce qu’il veut et puisqu’il existe des religions, chaque homme peut croire en une religion. Cependant aucune obligation n’est prĂ©sente du fait de cette libertĂ© et pourtant une majoritĂ© parmi les hommes pratique une religion. Français Commentaires Philosophie Dissertations Commentaires
Sujet103056. Descartes : "LibertĂ© et passions excessives ne font pas bon mĂ©nage". Sujet 5118. Discuter cette opinion de J.-J. Rousseau qu'il suffit, pour apprendre les lois de la vertu, de rentrer en soi-mĂȘme et d'Ă©couter la voix de la conscience dans le silence des passions. Sujet 1353. Eloge de la passion. Sujet 1535.
[Introduction] [Accroche ] Les plus grandes religions survivent aux gĂ©nĂ©rations, elles permettent aux sociĂ©tĂ©s de se donner des fondements, une tradition, Ă  travers le temps. Dans ces sociĂ©tĂ©s, et mĂȘme si les hommes n’en ont pas toujours conscience, les religions dirigent en partie leurs pratiques et reprĂ©sentations. A considĂ©rer la sociĂ©tĂ© actuelle, toutefois, il est difficile de ne pas constater un affaiblissement de la religion. En effet, un Etat laĂŻc permet une libertĂ© de croyance, qu’on ne songe guĂšre Ă  remettre en cause ; l’athĂ©isme, en tant nĂ©gation de l’existence de Dieu, est aujourd’hui habituel. S’agit-il d’un Ă©tat d’exception ou d’une tendance irrĂ©versible ? [Annonce et reformulation du sujet ] Peut-on se passer de religion ? L’homme, considĂ©rĂ© individuellement ou socialement, peut-il vraiment vivre sans rites et sans dogmes ? [problĂ©matique ] Est-il concevable de se dispenser des pratiques et croyances qui ont occupĂ© l’humanitĂ© depuis son origine ? Est-ce mĂȘme souhaitable si l’on parvient Ă  se dispenser de toute religion, peut-on vivre de maniĂšre tout Ă  fait humaine ? Il est difficile de voir clair dans ces questions, tant qu’on n’a pas suffisamment bien compris pourquoi la religion peut, d’une part, ĂȘtre rejetĂ©e par l’homme, alors que, d’autre part, elle a toujours prĂ©tendu rĂ©pondre Ă  ses aspirations les plus profondes. [Plan ] Pour rĂ©pondre, il faudra d’abord dĂ©gager ce qui permet Ă  l’homme de refuser les croyances propres Ă  la religion. Par la suite, il s’agira de montrer dans quelle mesure la foi est nĂ©cessaire Ă  l’homme, mĂȘme si cette foi est illusoire, et mĂȘme si elle n’est pas tout Ă  fait religieuse. Enfin, nous pourrons dĂ©terminer le rĂŽle moral et social que la religion est amenĂ©e Ă  jouer et si cela peut ĂȘtre vĂ©ritablement indispensable Ă  l’homme. [Enjeu ] Ce sera l’occasion de mieux saisir ce que l’on attend de la religion, ce qu’elle attend de nous, et, par lĂ -mĂȘme, de pouvoir comprendre ce qui peut animer la vie de tant d’hommes, y compris de ceux dont les croyances et les pratiques sont tout Ă  fait Ă©loignĂ©es des nĂŽtres. [I – l’homme peut se passer des croyances religieuses, parce qu’elles sont illusoires] [La religion est devenue une affaire privĂ©e] Quelle est la place des grandes religions dans un pays comme la France ? Depuis 1905, nous distinguons l’Eglise et l’Etat. Il ne s’agit pas d’interdire la religion mais de la restreindre au domaine privĂ© les citoyens peuvent adopter n’importe quelle croyance s’ils le veulent et ont la libertĂ© de culte. Il est aussi possible de ne choisir aucune religion. C’est le cas des personnes qui se considĂšrent athĂ©es ou agnostiques, et qui se passent visiblement de religion. Elles peuvent, Ă©tant athĂ©es, refuser nettement l’existence d’un Dieu, quel qu’il soit, ou tout simplement considĂ©rer, comme les agnostiques, que ce type de question est tout Ă  fait indĂ©cidable et ne mĂ©rite pas vraiment qu’on partage les dogmes d’une Eglise. Quoi qu’il en soit, une personne athĂ©e ou agnostique se dispense des dogmes et des pratiques obligatoires que toute religion comprend. Leur conception de la religion, plus ou moins critique, plus ou moins indiffĂ©rente, est aujourd’hui complĂštement admise. On peut mĂȘme se demander si le refus de la religion n’est pas plus Ă©vident que sa justification. Encore faut-il comprendre en quoi consiste ce refus. [La science remet en cause les croyances religieuses] Comment est-il possible de se dispenser des pratiques et des croyances religieuses ? AprĂšs tout, la grande majoritĂ© des cultures comprennent une religion. Pourquoi, historiquement, l’homme moderne a-t-il dĂ©laissĂ© la religion ? Parmi les nombreuses raisons que l’on peut allĂ©guer, les progrĂšs de la science jouent ici un rĂŽle important. Les croyances religieuses s’appuient en effet sur une croyance impĂ©rative en une rĂ©alitĂ© transcendante, que l’homme ne peut atteindre mĂȘme s’il souhaite toujours s’élever vers elle. En tant que telles, des croyances de ce type ne peuvent ĂȘtre prouvĂ©es. Or, l’homme moderne se fie de plus en plus en la science, qui s’appuie sur l’observation, l’expĂ©rimentation et la raison. La science a produit des dĂ©couvertes qui ont modifiĂ© de fond en comble la maniĂšre qu’avaient les hommes de se reprĂ©senter le monde et l’univers. Les connaissances auxquelles la science a abouti ne concordaient pas toujours avec les dogmes des religions en place. Jusqu’à Copernic et GalilĂ©e, l’idĂ©e selon laquelle la terre est centre de l’univers Ă©tait commune et soutenue par l’Eglise catholique, qui a refusĂ© l’idĂ©e inverse, hĂ©liocentrique, que prouvait pourtant la science. Aujourd’hui, on a tendance Ă  interprĂ©ter les catastrophes naturelles, les tremblements de terre par exemple, beaucoup moins comme des Ă©vĂ©nements surnaturels que comme des consĂ©quences, en partie prĂ©visibles, de causes tout Ă  fait naturelles. C’est pourquoi nous nous tournons plus spontanĂ©ment vers un scientifique que vers un prĂȘtre, quand il s’agit de comprendre le monde naturel et l’univers. [Le rejet de la religion comme illusion] Il est une autre raison qui peut justifier le rejet de la religion. Celle-ci impose des rituels et dogmes Ă  ses fidĂšles, autrement dit elle les contraint Ă  agir et Ă  penser d’une maniĂšre bien dĂ©terminĂ©e. Pour des individus qui appartiennent Ă  une sociĂ©tĂ© qui met en avant la libertĂ© personnelle, ces contraintes apparaissent gĂ©nĂ©ralement insoutenables. L’individu prĂ©fĂšre dĂ©terminer lui-mĂȘme la maniĂšre dont il doit agir et penser. L’athĂ©isme peut alors tout Ă  fait se concevoir non seulement comme le rejet de l’existence de Dieu, mais aussi comme le refus de se conformer, sans rĂ©flexion prĂ©alable, Ă  des pratiques et des reprĂ©sentations qu’il n’a pas choisies. Ce que l’athĂ©e refuse alors, c’est la domination d’une Eglise, et ce qu’il met en avant, c’est sa propre libertĂ© pratique et intellectuelle. Ainsi, quand Marx juge qu’il faut se dĂ©faire de la religion, c’est pour promouvoir la libertĂ© des peuples Ă  se dĂ©terminer eux-mĂȘmes. Il estime en effet que la religion a toujours Ă©tĂ© un outil au service de la domination du peuple par les puissants. Les illusions qu’elle fabrique, dans cet ordre d’idĂ©e, servent Ă  contenir et Ă  dominer la population. Si la religion rĂ©pond bien Ă  un besoin, celui de l’amĂ©lioration des conditions de vie, elle le fait d’une maniĂšre inacceptable, puisqu’elle reporte la rĂ©solution de la misĂšre des hommes en un autre temps et en autre lieu, dont l’existence n’est pas garantie. Si l’on doit souffrir toute une vie pour s’acheter une place au paradis, et que celui-ci n’existe pas, la souffrance a Ă©tĂ© vaine, et apparaĂźt plus odieuse que jamais. C’est pourquoi il apparaĂźt indispensable, pour Marx, de se passer de religion. Mais est-ce seulement possible ? Marx Ă©crit le fondement de la critique irrĂ©ligieuse est c'est l'homme qui fait la religion, ce n'est pas la religion qui fait l'homme. Critique de la philosophie du droit de Hegel La consĂ©quence est directe dans la mesure oĂč c’est l’homme qui fait la religion, il doit pouvoir s’en passer, en trouvant de meilleurs moyens pour rĂ©pondre Ă  sa condition misĂ©rable. Il peut et il doit parvenir Ă  se passer d’une illusion aliĂ©nante, qu’il a lui-mĂȘme forgĂ©e mais par laquelle il s’îte sa propre libertĂ©. [Transition] Le rejet de la religion est le rejet d’une illusion qui est irrationnelle et aliĂ©nante. Pourtant, si la religion est une illusion, c’est une illusion particuliĂšrement solide, qui ne se dissipe pas aussi facilement qu’on peut le penser. Comment comprendre que les hommes ne parviennent pas si facilement Ă  se dĂ©tacher de sa dĂ©pendance ? [II – La foi, illusoire ou non, s’impose nĂ©cessairement Ă  l’homme] [La religion rĂ©pond Ă  un dĂ©sir nĂ©cessaire mĂȘme s’il est illusoire.] On peut interprĂ©ter la religion comme un phĂ©nomĂšne qui s’appuie sur des illusions, c’est-Ă -dire des reprĂ©sentations trompeuses, qui plaisent ou qui font peur, mais qui ne correspondent Ă  rien de rĂ©el. Le problĂšme, c’est que ce type d’illusion, si c’en est, dure depuis si longtemps qu’on doit supposer qu’il doit s’appuyer sur un besoin ou un dĂ©sir fondamental pour l’homme. C’est ce qu’exprime Freud en montrant, dans L’avenir d’une illusion, que la religion ne s’appuie pas sur des erreurs, mais bien sur des illusions, au sens propre. D’un cĂŽtĂ©, il y a l’erreur, que l’on rejette dĂšs qu’on en reconnaĂźt la faussetĂ© si j’ai mal traitĂ© un problĂšme de mathĂ©matiques et que je m’aperçois des erreurs que j’ai faites, je sais qu’il me faudra Ă©viter de les reproduire. De l’autre cĂŽtĂ©, il y a l’illusion, qui peut bien apparaĂźtre fausse, mais qu’on ne parvient pas Ă  rejeter pour autant. L’illusion, en effet, rĂ©pond Ă  des dĂ©sirs qui sont si puissants qu’ils ne nĂ©cessitent pas vraiment la confirmation de la rĂ©alitĂ©. Ainsi, la jeune femme qui a rĂȘvĂ©, autrefois, Ă©tant petite fille, qu’elle rencontrerait le prince charmant sait bien que celui-ci n’existe pas, mais son comportement, ses attentes et, au bout du compte, ses dĂ©sirs, seront dirigĂ©s par l’espoir de la rencontre avec un tel ĂȘtre. Pour Freud, il se passe un phĂ©nomĂšne similaire pour la croyance religieuse le croyant n’a pas besoin d’avoir la preuve que ses croyances sont vraies, parce qu’elles ne reposent pas, avant tout, sur leur rapport Ă  la rĂ©alitĂ©, mais sur des dĂ©sirs. Pour Freud, la croyance en un Dieu tout-puissant, par exemple, repose sur le dĂ©sir d’ĂȘtre protĂ©gĂ© que le pĂšre ne peut plus satisfaire. Comme la figure paternelle s’avĂšre moins forte, moins apte Ă  nous protĂ©ger, et comme on a toujours besoin d’une protection, nous projetons nos dĂ©sirs vers un ĂȘtre qui joue au fond le mĂȘme rĂŽle Dieu. [L’authentique foi en Dieu s’impose Ă  l’homme] On peut certes se rassurer en croyant qu’il existe un ĂȘtre qui veille Ă  notre Ăąme, mais Dieu est plus que cela. Dieu protĂšge, rassure, mais il provoque aussi en nous la conscience de nos propres fautes, de nos bassesse, voire de notre misĂšre. Plus profondĂ©ment, il faut se demander si Dieu est un ĂȘtre qui rĂ©pond vĂ©ritablement Ă  nos dĂ©sirs et Ă  nos besoins. Plus gĂ©nĂ©ralement, la foi, en gĂ©nĂ©ral, est peut-ĂȘtre bien plus que la rĂ©ponse Ă  un dĂ©sir personnel. Elle concerne certes la personne elle-mĂȘme, puisque toute foi implique un engagement de celui ou celle qui a la foi . Pour autant, elle ne vient pas de la personne, mais lui est plutĂŽt imposĂ©e. On peut considĂ©rer, Ă©tant croyant, qu’elle ne dĂ©pend pas tant de l’homme lui-mĂȘme, de ses besoins ou de ses dĂ©sirs, que d’une nĂ©cessitĂ© qui le transcende, qui dĂ©passe ses capacitĂ©s et qui conditionne sa vie. C’est cette idĂ©e que dĂ©fend Pascal quand il montre, dans les PensĂ©es, que le Dieu en lequel il croĂźt n’est pas d’abord un Dieu de la providence qui vient rĂ©pondre aux exigences humaines. C’est plutĂŽt un Dieu d’amour et de consolation qui fait sentir aux hommes leur misĂšre intĂ©rieure tout en remplissant leur Ăąme de joie , de confiance ou d’ amour . Dieu ne dĂ©pend pas des hommes, eux dĂ©pendent de Lui c’est ainsi qu’il faut comprendre Ă  la fois leur misĂšre et le fait qu’ils aient Ă  se tourner vers Lui. La foi, comprise ainsi, n’est pas tant une rĂ©ponse aux soucis de l’existence qu’un don, dont il faut, mĂȘme si c’est difficile, se rendre capable. Difficile de savoir si la foi est une rĂ©ponse Ă  un dĂ©sir inconscient de l’homme, comme le prĂ©tend Freud, ou si elle est un don de Dieu, comme le montre Pascal. On peut considĂ©rer, en suivant Pascal, que la foi est plus qu’une rĂ©ponse c’est un engagement qui porte l’homme Ă  s’élever. [L’homme ne peut se passer de foi] Cette conception de la foi a le mĂ©rite de rendre compte de la puissance des engagements religieux, qui peuvent pousser jusqu’au don de soi et au sacrifice. Par ailleurs, elle permet aussi de penser pourquoi il existe des hommes qui se passent trĂšs bien de religion. Si Pascal n’entreprend pas de convaincre des athĂ©es convaincus par la raison PensĂ©es, c’est bien qu’il sait que la foi est reçue et imposĂ©e et qu’elle ne peut ĂȘtre l’objet d’une dĂ©libĂ©ration collective ou personnelle. On peut donc, aussi bien, ne pas avoir reçu la foi et, du coup, se passer de religion. Mais il faut certainement d’autres types de foi. Si l’on se tourne vers Freud, pour celui qui ne croĂźt pas ou plus dans les prĂ©ceptes religieux et qui a l’angoisse de ne plus ĂȘtre protĂ©gĂ©, il y a d’autres solutions la psychanalyse en est une. Le militant marxiste a foi dans le prolĂ©tariat et la rĂ©volution, il se porte vers un avenir meilleur qu’il ne connaĂźt pas encore. Le pĂšre ou la mĂšre ont foi en leur enfant, ils s’engagent envers lui de maniĂšre inconditionnelle ils l’aiment, mĂȘme s’il peut ne pas ĂȘtre et agir comme ils s’y attendaient. Enfin, on peut dire que l’individu rationnel a foi en ses propres capacitĂ©s pour distinguer le vrai du faux. La science elle-mĂȘme repose sur une conviction, suivant laquelle le monde est explicable, mĂȘme s’il ne l’est jamais tout Ă  fait complĂštement. [Transition] Il est humain d’avoir la foi l’homme, qu’il soit croyant ou non, est portĂ© Ă  engager son existence sans jouir d’une pleine certitude dans la rĂ©alisation de ses dĂ©sirs et de ses espoirs. Mais est-ce de religion dont il a besoin pour exercer cette foi ? [III – L’homme ne peut se passer de la fonction morale et sociale de la religion] [la foi est un engagement moral] La foi n’implique pas seulement une croyance absolue mais une maniĂšre d’agir qui est rĂ©solue, dĂ©terminĂ©e, inconditionnelle. Celui qui a la foi dans les principes de sa religion est censĂ© toujours agir dans le mĂȘme sens, dans la mĂȘme direction. Certes, il se posera des questions sur la maniĂšre dont il doit agir concrĂštement, mais il n’aura aucun doute sur les principes fondamentaux qui guident son action. Autrement dit, sa foi n’est plus seulement une forte croyance, c’est un engagement, et un engagement moral, dans la mesure oĂč il va agir en se rapportant Ă  ses semblables. Ainsi le fidĂšle croit-il en un certain type de rĂ©alitĂ© qu’il ne peut prouver mais, surtout, il est animĂ© par une morale, Ă  savoir un ensemble d’obligations envers lui-mĂȘme et envers les autres, des obligations auxquelles sa religion le rappelle en permanence. Pour Spinoza, le but de la philosophie est la vĂ©ritĂ©, celui de la foi est l’obĂ©issance et la pitiĂ© TraitĂ© thĂ©ologico-politique. Il ne s’agit pas pour Spinoza de dĂ©valoriser la religion ou de montrer qu’elle nie la libertĂ© des hommes il entend montrer que la foi est avant tout morale. En effet, elle permet de savoir Ă  quoi et Ă  quoi il faut obĂ©ir et de diriger l’action des hommes vers la pitiĂ©, c’est-Ă -dire l’aide du prochain. Et son but n’est pas la vĂ©ritĂ©, c’est-Ă -dire la juste connaissance thĂ©orique. Du coup, la question de savoir si la religion est illusoire ou non est secondaire. Ce qui importe, c’est que la religion conduise Ă  une morale qui soit estimable. [La religion a la morale pour raison d’ĂȘtre] Si l’on suit l’une de ses Ă©tymologies possibles, la religion est une mise en relation. Que met-elle en relation ? D’abord elle relie les hommes Ă  des rĂ©alitĂ©s qui les dĂ©passent. Ce que recherche un chrĂ©tien, quand il va Ă  l’église, en principe, ce n’est pas seulement de satisfaire aux contraintes sociales. Il sait que le lieu a Ă©tĂ© construit pour permettre ou, tout du moins, symboliser une certaine Ă©lĂ©vation de lui-mĂȘme, vers un au-delĂ . Ensuite, la religion relie les hommes entre eux. L’église, cette fois-ci, est un lien oĂč les hommes se rassemblent et deviennent une communautĂ© de fidĂšles. C’est en ce sens que Durkheim dĂ©finit la religion, qui est pour lui un systĂšme solidaire de croyances et de pratiques relatives Ă  des choses sacrĂ©es, c’est-Ă -dire sĂ©parĂ©es, interdites, croyances et pratiques qui unissent en une mĂȘme communautĂ© morale, appelĂ©e Eglise, tous ceux qui y adhĂšrent Les formes Ă©lĂ©mentaires de la vie religieuse. Si c’est une communautĂ© morale , c’est qu’elle permet Ă  ses membres d’agir ensemble, mais aussi, et surtout, d’agir Ă  partir de principes de vie, de devoirs, d’une certaine idĂ©e du Bien, Ă  partir desquels ils se rapportent les uns aux autres. Pour Durkheim, c’est la fonction religieuse premiĂšre donner une assise, un fondement, Ă  la moralitĂ© humaine. Tant que l’homme a besoin de morale, il a besoin de religion. [Notre sociĂ©tĂ© est encore morale et religieuse] Reste Ă  savoir si nous vivons dans des sociĂ©tĂ©s qui, de ce point de vue, sont encore religieuses. On entend souvent dire que nous vivons une Ă©poque oĂč les individus n’ont plus de repĂšres , de valeurs , bref plus de morale. GĂ©nĂ©ralement, on estime justement qu’une des causes de cet affaiblissement de la morale tient Ă  la place trop rĂ©duite qu’auraient les religions traditionnelles dans nos sociĂ©tĂ©s occidentales modernes. Ce jugement est certainement trop hĂątif, entre autres choses parce que nos sociĂ©tĂ©s, mĂȘme si elles sont individualistes et si elles se prĂ©tendent plus rationnelles que les autres, ne sont pas moins morales. C’est la thĂšse que dĂ©fend Durkheim en montrant que c’est la personne individuelle qui, dans nos sociĂ©tĂ©s, est devenue sacrĂ©e elle est comme environnĂ©e d’une aurĂ©ole de saintetĂ© Sociologie et philosophie. C’est notamment Ă  partir du respect de l’individu que, dans nos sociĂ©tĂ©s, nous constituons alors une morale. On pourrait aussi montrer que des sociĂ©tĂ©s qui se prĂ©tendent sans religion, comme la sociĂ©tĂ© soviĂ©tique, ne pouvait exister sans un culte de l’Etat et sans une morale de l’effort collectif. Ainsi, il est difficile de concevoir une sociĂ©tĂ© oĂč les individus ne s’engagent pas les uns les autres, et les uns envers les autres, Ă  partir de principes inconditionnels, autrement dit d’une foi commune. C’est de cette religiositĂ©, prĂ©cisĂ©ment, dont les hommes ne peuvent se passer. [Conclusion] L’athĂ©isme est un fait il est possible de se passer de l’idĂ©e de Dieu pour vivre, parce qu’il ne rĂ©pond Ă  aucune raison et on peut n’en avoir aucune expĂ©rience ; on peut alors considĂ©rer la croyance en Dieu, et toute croyance religieuse, comme illusoire. Plus encore, si l’on se passe de religion, c’est que l’on estime que, par ses illusions, elle aliĂšne la libertĂ© des individus et des peuples. Toutefois, il y a un Ă©lĂ©ment fondamental de la religion dont les hommes ne peuvent se dispenser c’est la foi, c’est-Ă -dire un engagement inconditionnel envers certains ĂȘtres ou principes. Or, cette foi n’a de sens que si elle s’inscrit dans une morale commune et, si l’on comprend la religion comme cette foi commune, il est clair que l’homme ne peut s’en passer, tant qu’il est un individu social. On peut bien sĂ»r objecter que le sentiment d’appartenir Ă  une sociĂ©tĂ© s’est affaibli. Peut-ĂȘtre l’individu contemporain est-il devenu indiffĂ©rent Ă  toutes choses, Ă  tel point qu’il n’a plus foi en rien. Ce serait un constat amer, mais aussi passablement injuste. Tant qu’il agit en relation avec d’autres hommes et tat qu’il dirige sa vie Ă  partir de principes qu’il peut partager, et qui apparaissent sacrĂ©s, l’homme est encore, d’une certaine maniĂšre, un ĂȘtre religieux. Et mĂȘme si ces principes ont changĂ©, s’ils sont diffĂ©rents d’un individu Ă  l’autre, d’une sociĂ©tĂ© Ă  l’autre, il faut les comprendre comme un signe d’une commune humanitĂ©.
Lattentat contre Salman Rushdie trahit la peur des fanatiques, qui perçoivent l’écrivain comme un rival jetant le trouble dans leurs croyances. Le «tueur» de Salman Rushdie est un AmĂ©ricain d’origine libanaise. Il a 24 ans. C’est-Ă -dire qu’il est plus jeune que la fatwa Ă©mise neuf ans avant sa naissance. C’est le rappel d’une Ă©vidence : l’appel au meurtre religieux ne Nietzsche 1844-1900 pense que la religion s’oppose Ă  la vie et dĂ©valorise tout ce qui relĂšve du corps et de l’instinct. IntĂ©rioriser les instincts, dit en substance Nietzsche, ne peut que rendre l’homme malade, ou dĂ©cadent. La religion est Ă©tablie sur les notions de pĂ©chĂ©, de salut, de grĂące ou de rĂ©demption. Elle encourage en l’homme la faiblesse et la rĂ©signation. La morale judĂ©o-chrĂ©tienne, d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, s’oppose Ă  l’épanouissement du corps, Ă  la puissance vitale prĂ©sente en chaque homme, et Ă  l’acceptation de soi. La religion est un monde de fictions pures » AntĂ©christ, qui a sa racine dans la haine contre le naturel ». Et Nietzsche de conclure La prĂ©pondĂ©rance du sentiment de peine sur le sentiment de plaisir est la cause de cette religion, de cette morale fictive un tel excĂšs donne la formule pour la dĂ©cadence ». Selon Marx 1818-1883 la religion aliĂšne les individus et valorise ce qui est abstrait, irrĂ©el. Elle masque, Ă  ce titre, la rĂ©alitĂ© sociale et politique dans laquelle se trouvent les individus. Elle consent aux injustices que crĂ©ent les inĂ©galitĂ©s de condition entre les hommes. La religion est le soupir de la crĂ©ature opprimĂ©e, l'Ăąme d'un monde sans cƓur, comme elle est l'esprit de conditions sociales d'oĂč l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple. L'abolition de la religion en tant que bonheur illusoire du peuple est l'exigence que formule son bonheur rĂ©el. » Contributions Ă  la critique de la philosophie du droit de Hegel, introduction Selon Marx, pour que le bonheur rĂ©el » du peuple puisse se substituer au bonheur illusoire », il faut par consĂ©quent supprimer la religion. Complice de la classe dominante, favorable aux idĂ©es de la bourgeoisie, elle empĂȘche que triomphent les idĂ©es rĂ©volutionnaires. Pour Freud 1856-1939, dans L’avenir d’une illusion, la religion est cette illusion » qui aide l’homme Ă  supporter les souffrances de l’existence et l’angoisse de la mort. L’homme est pareil Ă  l’enfant qui dĂ©sire ĂȘtre aimĂ© et protĂ©gĂ© ; Dieu joue le rĂŽle de ce pĂšre aimant et protecteur. En tant que crĂ©ation de l’homme, le stade du religieux, qui est celui de l’infantilisme, doit donc ĂȘtre dĂ©passĂ© Le stade de l’infantilisme n’est-il pas destinĂ© Ă  ĂȘtre dĂ©passĂ© ? L’homme ne peut Ă©ternellement demeurer un enfant, il lui faut enfin s’aventurer dans l’univers hostile ». La nĂ©vrose et la religion semblent liĂ©es ; on pourrait mĂȘme, Ă©crit-il encore, qualifier la nĂ©vrose de religiositĂ© individuelle, et la religion de nĂ©vrose obsessionnelle de l’humanitĂ©. La religion est une maladie dont l’homme doit guĂ©rir.
2 1. Par Fkouyate, il y a 2 ans : Vous rigolez n'est ce pas. avez vous consulté le calendrier satanique qui organise des rituels avec sacrifice humain et vous dites que ça c'est une religion je
La philo en atelier mercredi 7 fĂ©vrier 2018 Ă  19h30 Ă  l’Atelier Janusz Korczak Regarder le monde et essayer de le comprendre, questionner l’implicite des connaissances scientifiques ou non, s’interroger sur notre rapport au monde et aux autres constituent des questionnements propices Ă  la rĂ©flexion. La dĂ©marche de l’intervenant, Thomas Adam Garnung, diplĂŽmĂ© de philosophie, d’arts plastiques, metteur en scĂšne et professeur de théùtre, consiste Ă  favoriser la participation et le cheminement personnel par l’échange et le dĂ©bat dans le prolongement des NNP, nouvelles pratiques de la philosophie. L’homme peut-il se passer de religion ? DĂ©couvrant des restes d’hominidĂ©s, les archĂ©ologues s’échinent Ă  dĂ©terminer s’il y a eu rite funĂ©raire ou non, montrant par lĂ -mĂȘme que, selon eux, la religion serait-ce qui distingue l’homme de l’animal. Mais est-ce bien elle qui fait l’homme ou l’homme qui fait la religion ? N’est-ce pas parce que nous devenons des hommes que nous nous mettons Ă  inventer des rĂȘves ?
Lecomportement de l’homme en face de Dieu Les religions se placent dans l’hypothĂšse oĂč Dieu attend de l’homme un comportement conforme Ă  ses plans. Mais il est clair que Dieu n’emploie pas la maniĂšre forte : nous avons manifestement la libertĂ© d’ignorer les lois divines ou de ne pas les suivre. Nous ne sommes d’ailleurs pas
Quand je regarde la façon dont nos contemporains parlent de leur religion, je m'aperçois qu'un grand nombre se dit croyant mais non pratiquant. En fait, ils veulent dire ainsi qu'on peut trĂšs bien croire sans aller Ă  l'Ă©glise, et qu'il n'y a pas besoin d'une religion pour croire. Mais je pense que ce n'est pas tout Ă  fait cela que vous voulez dire...DĂ©finissons d'abord les termesLa religion, c'est cet ensemble de textes, de rites, de rĂšgles et de coutumes par lesquels un groupe d'hommes exprime sa relation Ă  Dieu et la vit. Par exemple, si je suis chrĂ©tien, je vais Ă  la messe le dimanche, j'essaye de me conformer Ă  l'Évangile et aux rĂšgles qui en dĂ©coulent, et je me dĂ©clare membre de l' Foi, c'est cette relation de l'homme avec Dieu, cette reconnaissance de son existence et de sa prĂ©sence, cette confiance qu'il lui exprime Ă  travers sa pensĂ©e, sa priĂšre ou ses que je ressens, dans ce que vous dites, c'est que vous aimeriez bien avoir l'une sans l'autre parce que l'adhĂ©sion Ă  une religion altĂšre votre Foi. Si j'inverse les termes que vous employez, la religion teinte votre Foi d'hypocrisie, d'impuretĂ© et de tel est le cas, alors oui, je comprends votre dĂ©sir de vous libĂ©rer de ce comment atteindre Dieu sans l’Église ? Mais en mĂȘme temps, il y a un prix Ă  payer. N'allez-vous pas ĂȘtre contraint de vous inventer votre Dieu ou de le rĂ©duire Ă  une entitĂ© » transcendante, ineffable, mais dont on ne peut rien dire ? C'est d'ailleurs ce que j'ai ressenti avant d'adhĂ©rer moi-mĂȘme au Christ et Ă  son Église Dieu, je ne pouvais rien en dire. Car comment l'atteindre ? Il ne pouvait ĂȘtre que le fruit de mon imagination ! Sous prĂ©texte d'avoir une Foi pure, ne devenait-elle pas vide, rĂ©duite Ă  un sentiment face Ă  un "tout" inconnu ?Et il n'y a que le jour oĂč le visage de JĂ©sus m'a sĂ©duit, oĂč j'ai dĂ©couvert en Lui le Fils de Dieu, que j'ai trouvĂ© un chemin pour approcher Dieu, un Dieu qui parle, qui agit, qui pense Car Dieu en JĂ©sus a un visage, il parle un langage d'homme, il pose des gestes d'homme Il devient donc accessible. Il ouvre Ă  une plĂ©nitude de sens et peut avoir prise sur ma c'est Ă  travers un groupe d'hommes que je le dĂ©couvre. Ce sont des hommes qui se reconnaissent comme ses disciples et qui croient que JĂ©sus dit des paroles qui expriment la pensĂ©e de Dieu, pose des gestes qui disent la façon d'agir de Dieu. Faire partie de ce groupe d'hommes, c'est accepter ma petitesse, accepter que je ne peux approcher Dieu qu'Ă  travers des moyens humains qui sont forcĂ©ment aussi accepter une solidaritĂ©. De la mĂȘme maniĂšre que nous ne naissons pas Ă  la vie tout seul, que nous ne vivons pas chaque jour sans avoir besoin des autres, de la mĂȘme maniĂšre nous n'approchons pas Dieu individuellement. L'humanitĂ© est une vaste toile d'araignĂ©e dans laquelle chacun est dĂ©pendant des autres, et c'est mĂȘme le chemin par lequel il peut se dĂ©couvrir lui-mĂȘme. Ainsi en va-t-il de notre naissance Ă  Dieu !L'une et l'autre sont indissociablesIl y aura toujours une tension entre Foi et Religion, entre sincĂ©ritĂ© et vĂ©ritĂ© Vous ne pourrez jamais choisir l'une sans l'autre sans risquer de tuer cela mĂȘme que vous voudriez habiter avec toute la puretĂ© de votre dĂ©sir. JĂ©sus en avait bien conscience, Lui qui s'est incarnĂ©, qui s'est affaibli en prenant visage d'homme pour se rĂ©vĂ©ler. Nous ne sommes pas plus grands que Lui !
LHomme peut-il se passer de la religion? 2) les biens incorporels Dans ces sociĂ©tĂ©s, et parfois sans en ĂȘtre conscients, la religion influe sur les pratiques et les reprĂ©sentations des hommes, elle crĂ©e donc une identitĂ© culturelle. La religion est un phĂ©nomĂšne universel et intemporel. montre plus Dans ce contexte, les individus ont tendance Ă  dĂ©laisser la religion, comme en
Sans religion, il n’y a plus de morale. C’est en tout cas l’avis du religieux, qui ne sĂ©pare pas son comportement moral de sa religion. Ne croyant pas en un dieu rĂ©dempteur et punisseur de ses fautes, l’athĂ©e se croirait tout permis et n’agirait dĂšs lors que pour son bien particulier. IntĂ©ressĂ©, donc Ă©goĂŻste, il ne concevrait pas de Bien absolu pour lequel il serait prĂȘt Ă  sacrifier ses propres Philo du 16 dĂ©cembre 2011 Catherine, Charlie Hebdo 9 novembre 2011 On parle de LA morale, au singulier, quand il y a plusieurs religions. Elle devrait donc n’ĂȘtre propre Ă  aucune religion particuliĂšre. Le croyant lui-mĂȘme, quand il obĂ©it Ă  ses principes religieux, ne fait que privilĂ©gier sa chapelle, ce qui le rĂ©vĂšle Ă©goĂŻste, immoral comme l’athĂ©e qui ne penserait qu’à lui. Il ne doit pas y avoir de morale particuliĂšre s’il existe un Bien rĂ©el, il vaut pour tous les hommes, et tous doivent s’y conformer. Puisqu’une religion n’est jamais que particuliĂšre Ă  un ensemble particulier d’hommes, il faut supposer que LA morale soit sans religion, pour qu’enfin elle soit universelle. Les faits contredisent cette supposition. MĂȘme les athĂ©es n’appellent “morale” qu’une morale toute relative un crime suscitera une indignation s’il a Ă©tĂ© commis en France et si les victimes sont des femmes ou des enfants sans dĂ©fense, quand un massacre organisĂ© au Darfour n’intĂ©resse pas grand monde. C’est loin, le Darfour... Une “morale au kilomĂštre” nous fait privilĂ©gier non pas nos prochains, mais ceux qui sont Ă  proximitĂ© et encore, ceux qui semblent “mĂ©riter” la pitiĂ© le viol d’une adolescente provoque plus d’indignation que l’assassinat d’un SDF. N’y aurait il donc aucune morale digne de ce nom, qui considĂšrerait tout ĂȘtre humain en tout lieu comme pareillement respectable ? Historiquement, c’est d’abord la religion qui a donnĂ© aux hommes des principes moraux l’interdiction de tuer, l’obligation de respecter son prochain, voire de l’aimer, n’ont eu force de loi qu’au nom de principes religieux. Un dieu les avait Ă©noncĂ©s, ils Ă©taient donc indĂ©niablement bons. Les religions en ont fait des principes sacrĂ©s, ce qui les a rendu efficaces. Mais inadĂ©quats le caractĂšre rituel de toute religion oblige Ă  supposer que les lois morales, ayant Ă©tĂ© Ă©crites une fois pour toutes par un dieu bon et parfait, doivent ĂȘtre toujours respectĂ©es, et jamais modifiĂ©es. Or la morale religieuse n'est plus d’actualitĂ© cf la morale aujourd'hui l’essence de la religion est d’ordre traditionnel, ses principes se veulent immuables alors qu’on constate une Ă©volution du “mal” par exemple ĂȘtre homosexuel ou divorcer nest plus considĂ©rĂ© comme une faute dans notre “morale moderne”. La morale religieuse devient caduque, quand la morale laĂŻque est relative, dĂ©pendante de la situation psycho-socio-politico-culturelle. Devons-nous pour autant nous rĂ©soudre Ă  vivre sans morale ? AprĂšs tout, Ă©tant limitĂ©s, nous devrions nous contenter d’éthiques particuliĂšres Ă  nos milieux, Ă  notre temps, Ă  notre sociĂ©tĂ©... On voit le danger de ce renoncement il faudrait privilĂ©gier les siens, les prĂ©fĂ©rer aux inconnus, n’ĂȘtre humain qu’avec ses proches, refuser l’hospitalitĂ©, le respect, de ceux qui nous sont Ă©trangers... qui deviendraient des ennemis ou des boucs Ă©missaires. Pour rester humain, civil, non pas seulement avec certains, mais avec tous les hommes, il nous faut une morale universelle, quand bien mĂȘme cela paraĂźt impossible Ă  de simples hommes, singuliers, limitĂ©s. “Les desseins de Dieu sont impĂ©nĂ©trables”, or l’homme ne paraĂźt pas apprĂ©cier ce qui le dĂ©passe il se rĂ©approprie donc la religion, en reformulant ses principes pour les actualiser. D’oĂč l’idĂ©e de concevoir une morale qui transcende, rĂ©unit et fĂ©dĂšre les autres “morales”. Par exemple la DĂ©claration dite universelle des Droits de l’Homme fait ressortir les points de convergence des religions. Mais ces nouvelles morales restent relatives la Chine, l’Afrique, le Moyen Orient, reconnaissent d’autres droits “universels” de l’homme, et l’Europe elle-mĂȘme ne les respecte pas. Du culte de Dieu, des tentatives ont bien Ă©tĂ© faites pour passer au culte de l’humanitĂ©, mais on ne sait pas encore de quelle humanitĂ© il peut s’agir, le culte de l’argent-roi restant le plus prisĂ©. La vertu n’est pas l’apanage des religions on le constate par le fait qu’elles recourent souvent Ă  des chantages -le Paradis, l’Enfer, le Dieu punisseur et rĂ©dempteur elles forcent la vertu quand il faudrait qu’elle aille de soi. Il faudrait rendre Ă©vident pour tout homme que l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral dĂ©passe de loin l’intĂ©rĂȘt particulier, qu’en toute occasion l’intĂ©rĂȘt particulier doit lui ĂȘtre sacrifiĂ©. Une vĂ©ritable morale doit pouvoir aller contre l’intĂ©rĂȘt mĂȘme de celui qui la respecte, avantage que l’on retrouve en religion, oĂč des martyrs deviennent des modĂšles. L’homme Ă©tant trop faible encore pour ĂȘtre spontanĂ©ment humain, il lui faut des rĂšgles auxquelles il ne puisse Ă©chapper qu’à son dĂ©savantage trop irresponsable pour ĂȘtre moral, il doit subir des injections de moraline Ă  forte dose. Les bons principes, qu’ils soient laĂŻques ou religieux, ne peuvent encore valoir que tant que les hommes se trouvent forcĂ©s d’y obĂ©ir. De fait, la religion, comme tout systĂšme liant les hommes en leur donnant des rĂšgles, reste une bĂ©quille indispensable pour notre pauvre humanitĂ© constituĂ©e d’hommes handicapĂ©s d'humanisme. Citations “Qu’est-ce que la religion ? - Une croyance commune qui lie les hommes et les pousse par un effort commun vers un but commun. Jusqu’à prĂ©sent a-t-il vĂ©ritablement existĂ© une religion sur la terre ? - Non. La terre a Ă©tĂ© tyrannisĂ©e, divisĂ©e, ensanglantĂ©e par cent cultes diffĂ©rents; aucun lien commun n’a rassemblĂ© les hommes il n’a donc pas existĂ© de religion.” Richard LAHAUTIÈRE Petit catĂ©chisme de la rĂ©forme sociale, 1839, “La cohĂ©sion sociale est due en grande partie Ă  la nĂ©cessitĂ© pour une sociĂ©tĂ© de se dĂ©fendre contre d’autres. C’est d’abord contre tous les autres hommes qu’on aime les hommes avec lesquels on vit.” Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion. "Quand un homme me vient dire qu'il ne croit rien et que la religion est une chimĂšre, il me fait lĂ  une fort mauvaise confidence, car je dois avoir sans doute beaucoup de jalousie d'un avantage terrible qu'il a sur moi. Comment ! il peut corrompre ma femme et ma fille sans remords, pendant que j'en serais dĂ©tournĂ© par la crainte de l'enfer ! La partie n'est pas Ă©gale. Qu'il ne croie rien, j'y consens, mais qu'il s'en aille vivre dans un autre pays, avec ceux qui lui ressemblent, ou, tout au moins, qu'il se cache et qu'il ne vienne point insulter Ă  ma crĂ©dulitĂ©." Charles de Secondat, baron de la BrĂšde et de Montesquieu/ SpicilĂšge L'esprit libre et curieux de l'homme est ce qui a le plus de prix au monde. Et voici pour quoi je me battrai la libertĂ© pour l'esprit de prendre quelque direction qui lui plaise. Et voici contre quoi je me battrai toute idĂ©e, religion ou gouvernement qui limite ou dĂ©truit la notion d'individualitĂ©. J. STEINBECK, A l'Est d'Eden, ch. X111 “Tant que la religion reste une affaire entre soi et soi, aprĂšs tout, il s’agit seulement de nĂ©vroses, psychoses et autres affaires privĂ©es. On a les perversions qu’on peut, tant qu’elles ne mettent pas en danger ou en pĂ©ril la vie d’autrui... Mon athĂ©isme s’active quand la croyance privĂ©e devient une affaire publique et qu’au nom d’une pathologie mentale personnelle on organise aussi pour autrui le monde en consĂ©quence. Car de l’angoisse existentielle personnelle Ă  la gestion du corps et de l’ñme d’autrui, il existe un monde dans lequel s’activent, embusquĂ©s, les profiteurs de cette misĂšre spirituelle et mentale. DĂ©tourner la pulsion de mort qui les travaille sur la totalitĂ© du monde ne sauve pas le tourmentĂ© et ne change rien Ă  sa misĂšre, mais contamine l’univers.” Michel Onfray, TraitĂ© d’athĂ©ologie. Grasset 2005, p. 29 “Il faut n’aimer que Dieu et ne haĂŻr que soi.” Pascal “Penser c’est dire non. Remarquez comme le signe du oui est d’un homme qui s’endort. Au contraire le rĂ©veil secoue la tĂȘte et dit non. RĂ©flĂ©chir c’est nier ce que l’on croit.” Alain, Propos sur la religion. Nous seulement l'individualisme n'est pas l'anarchie, mais c'est dĂ©sormais le seul systĂšme de croyances qui puisse assurer l'unitĂ© morale du pays. On entend souvent dire aujourd'hui que, seule, une religion peut produire cette harmonie. Cette proposition, que de modernes prophĂštes croient devoir dĂ©velopper d'un ton mystique, est, au fond, un simple truisme sur lequel tout le monde peut s'accorder. Car on sait aujourd'hui qu'une religion n'implique pas nĂ©cessairement des symboles et des rites proprement dits, des temples et des prĂȘtres; tout cet appareil extĂ©rieur n'en est que la partie superficielle. Essentiellement, elle n'est a autre chose qu'un ensemble de croyances et de pratiques collectives d'une particuliĂšre autoritĂ©. DĂšs qu'une fin est poursuivie par tout un peuple, elle acquiert, par suite de cette adhĂ©sion unanime, une sorte de suprĂ©matie morale qui l'Ă©lĂšve bien au-dessus des fins privĂ©es et lui donne ainsi un caractĂšre religieux. D'un autre cĂŽtĂ©, il est Ă©vident qu'une sociĂ©tĂ© ne peut ĂȘtre cohĂ©rente s'il n'existe entre ses membres une certaine communautĂ© intellectuelle et morale. Seulement, quand on a rappelĂ© une fois de plus cette Ă©vidence sociologique, on n'est pas beaucoup plus avancĂ©; car s'il est vrai qu'une religion est, en un sens, indispensable, il est non moins certain que les religions se transforment, que celle d'hier ne saurait ĂȘtre celle de demain. L'important serait donc de nous dire ce que doit ĂȘtre la religion d'aujourd'hui. DURKHEIM, “L’individualisme et les intellectuels”, in La Science sociale et l’action, PUF 1987, p. 268-272 De mĂȘmĂ© que la Religion, le Gouvernement est une manifestation de la spontanĂ©itĂ© sociale, une prĂ©paration de l'HumanitĂ© Ă  un Ă©tat supĂ©rieur. Ce que l'HumanitĂ© cherche dans la Religion et qu'elle appelle DIEU, c'est elle-mĂȘme. Ce que le citoyen cherche dans le Gouvernement et qu'il nomme Roi, Empereur ou PrĂ©sident, c'est lui-mĂȘme aussi, c'est la LIBERTÉ. Hors de l'HumanitĂ©, point de Dieu ; le concept thĂ©ologique n'a pas de sens —Hors de la LibertĂ©, point de Gouvernement; le concept politique est sans valeur. PROUDHON, Les confessions d'un rĂ©volutionnaire, pour servir Ă  l'histoire "Enfer chrĂ©tien, du feu. Enfer paĂŻen, du feu. Enfer mahomĂ©tan, du feu. Enfer hindou, des flammes. A en croire les religions, Dieu est nĂ© rĂŽtisseur."Victor Hugo / Choses vues / 1887 “Il s’agit de dĂ©cider lequel a tort, ou de Dieu ou de la morale.” Fourier, Le nouveau monde industriel. “Rien n’est contraire Ă  ce qu’on nomme la religion comme ce qu’on nomme la morale; la morale enduit l’homme contre la grĂące.”PĂ©guy. “La cohĂ©sion sociale est due en grande partie Ă  la nĂ©cessitĂ© pour une sociĂ©tĂ© de se dĂ©fendre contre d’autres. C’est d’abord contre tous les autres hommes qu’on aime les hommes avec lesquels on vit.” Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion. “Il n’y avait que moi j’ai dĂ©cidĂ© seul du Mal, seul j’ai inventĂ© le bien.” Sartre, Le Diable et le bon Dieu. “L’homme est pour l’homme l’ĂȘtre suprĂȘme.” Marx, Contribution Ă  la critique de la philosophie du droit de Hegel. “Si Dieu n’existe pas, tout est permis.” Dostoiewski, Les FrĂšres Karamazov C’est Ă  l’envers qu’il faut prendre la formule de DostoĂŻevski ; si l’homme existe, tout n’est plus permis Ă  Dieu.” Michel Verret, Les marxistes et la religion. “La vieille idĂ©e persiste de l’athĂ©e immoral, amoral, sans foi ni loi Ă©thique. Le lieu commun pour classes terminales en vertu de quoi “si Dieu n’existe pas, alors tout est permis” - rengaine prĂ©levĂ©e dans les FrĂšres Karamazov de DostoĂŻevski - continue Ă  produire des effets et l’on associe effectivement la mort, la haine et la misĂšre Ă  des individus qui se rĂ©clameraient de l’absence de Dieu pour commettre leurs forfaits. Cette thĂšse fautive mĂ©rite un dĂ©montage en bonne et due forme. Car l’inverse me semble bien plutĂŽt vrai “Parce que Dieu existe, alors tout est permis...” Je m’explique. Trois millĂ©naires tĂ©moignent, des premiers textes de l’Ancien Testament Ă  aujourd’hui l’affirmation d’un Dieu unique, violent, jaloux, querelleur, intolĂ©rant, belliqueux a gĂ©nĂ©rĂ© plus de haine, de sang, de morts, de brutalitĂ© que de paix... Le fantasme juif du peuple Ă©lu qui lĂ©gitime le colonialisme, l’expropriation, la haine, l’animositĂ© entre les peuples, puis la thĂ©ocratie autoritaire et armĂ©e ; la rĂ©fĂ©rence chrĂ©tienne des marchands du Temple ou d’un JĂ©sus paulinien prĂ©tendant venir pour apporter le glaive, qui justifie les Croisades, l’Inquisition, les guerres de Religion, la Saint-BarthĂ©lemy, les bĂ»chers, l’Index, mais aussi le colonialisme planĂ©taire, les ethnocides nord-amĂ©ricains, le soutien aux fascismes du XXĂš siĂšcle, et la toute-puissance temporelle du Vatican depuis des siĂšcles dans le moindre dĂ©tail de la vie quotidienne ; la revendication claire Ă  presque toutes les pages du Coran d’un appel Ă  dĂ©truire les infidĂšles, leur religion, leur culture, leur civilisation, mais aussi les juifs et les chrĂ©tiens - au nom d’un Dieu misĂ©ricordieux ! VoilĂ  autant de pistes pour creuser cette idĂ©e que, justement, Ă  cause de l’existence de Dieu tout est permis - en lui, par lui, en son nom, sans que ni les fidĂšles ni le clergĂ©, ni le petit peuple, ni les hautes sphĂšres n’y trouvent Ă  redire...” Michel Onfray, TraitĂ© d’athĂ©ologie. Grasset 2005, p. 68 “Un Dieu peut pardonner, effacer, compenser; mais si Dieu n’existe pas, les fautes de l’homme sont inexpiables.” Simone De Beauvoir, Une morale de l’ambiguĂŻtĂ©. “Les peuples se font des autres peuples l’image que le leur ont donnĂ© les journaux ; les membres d’une Église se font d’une autre Église celle qu’on leur inculque dans la leur.” Tournier, Technique et foi. Liens internes Science sans conscience L’homme est un mouton pour l’homme La foi La morale aujourd'hui Vers quelle humanitĂ© ? Tu aimeras ton prochain comme toi-mĂȘme Doit-on tolĂ©rer l'intolĂ©rance ? A quoi sert la culpabilitĂ© ? La responsabilitĂ© Dieu contre Darwin Dieu a-t-il créé l'homme, ou l'homme a-t-il créé Dieu ? LHomme peut-il se passer de la religion? à„§à„Șà„Ż à€œà€šà€Ÿà€Čà„‡ à€źà€š à€Șà€°à€Ÿà€‰à€šà„à€­à€Żà„‹. à€žà€źà„à€Šà€Ÿà€Ż . à€źà€Ÿ à€œà€Ÿà€šà„à€čà„‹à€žà„. à€Żà€ž à€Șà„ƒà€·à„à€ à€•à€Ÿ à€–à€Łà„à€Ąà€čà€°à„‚. à€Șà€čà„à€à€š à€žà€čà€Ÿà€Żà€€à€Ÿ. à€Żà„‹ à€źà„‡à€šà„ à€–à„‹à€Čà„à€š alt + / à€„à€żà€šà„à€šà„à€čà„‹à€ž. Facebook. à€‡à€źà„‡à€Č à€”à€Ÿ à€«à„‹à€š: à€Șà€Ÿà€žà€”à€°à„à€Ą: à€–à€Ÿà€€à€Ÿ
Compte-rendu CafĂ© philo l’homme peut-il se passer de religion ? Pour rĂ©pondre Ă  la question, il fallait d’abord commencer par dĂ©finir ce qu’est ue religion, en essayant de dĂ©terminer les points communs Ă  toutes les diffĂ©rentes formes de religions qui existent dans le monde, et qui peuvent ĂȘtre trĂšs diverses monothĂ©isme, polythĂ©isme, animisme;..avec ou sans Livre
. Deux Ă©lĂ©ments peuvent ĂȘtre pris en compte toute religion comporte des croyances et des rites qui nous mettent en relation avec du sacrĂ©. Nous avons cherchĂ© Ă  dĂ©terminer ce qui caractĂ©rise une croyance religieuse elle a ceci de particulier qu’elle constitue pour celui qui la porte une certitude absolue, alors mĂȘme qu’elle ne peut faire l’objet d’une dĂ©monstration, et que l’on ne peut prouver Ă  celui qui en doute qu’il faut croire. on parlera alors d’une certitude subjective. Le rite, quant Ă  lui, dĂ©signe un acte, une parole
etc qui se rĂ©pĂšte. Le sacrĂ© dĂ©signe alors ce domaine sĂ©parĂ© du profane, protĂ©gĂ© et mystĂ©rieux. L’existence du sacrĂ© suppose donc que le monde ne s’arrĂȘte pas Ă  ce qu’on en voit, qu’il y a autre chose derriĂšre ou au-delĂ . Ainsi, une des premiĂšres rĂ©ponses qui a Ă©tĂ© donnĂ©e Ă  la question de dĂ©part est que la religion est nĂ©cessaire pour rĂ©pondre Ă  la peur de la mort et donner un sens Ă  la vie. Cependant on a pu remarquer que la rĂ©ponse religieuse, qui consiste Ă  prolonger la vie aprĂšs la mort, n’est pas la seule possible. Nous avons ainsi parlĂ© de la thĂ©orie d’Epicure, qui est matĂ©rialiste et pense donc que l’ñme ne subsiste pas aprĂšs la mort, que nous n’avons pas Ă  craindre ce qu’il pourrait y avoir aprĂšs, puisqu’il n’y a rien !. Cependant la question se pose aussi de la peur d’abandonner la vie tout simplement. Il rĂ©pond aussi Ă  cela en montrant que bien vivre et bien mourir c’est la mĂȘme chose, et que si la vie a Ă©tĂ© pleinement vĂ©cue, on ne regrettera pas de la quitter. D’autre part, nous avons pu remarquer que se passer de religion suppose de se passer du besoin qui en est Ă  l’origine besoin d’ĂȘtre rassurĂ©, besoin de bonheur ou mĂȘme d’égalitĂ©, comme le suggĂšre Marx. On peut alors se demander si ces besoins doivent ĂȘtre supprimĂ©s, ou si, Ă©tant lĂ©gitimes, ils peuvent ĂȘtre satisfaits par autre chose que la religion, notamment la science. Comme nous n’avons pas eu le temps d’approfondir cette question, elle est l’objet du prochain cafĂ© philo. Il faut noter en dernier lieu que certains ont insistĂ© sur le cĂŽtĂ© nĂ©faste de la religion, source de violence et de conflits entre les hommes, ce qui suggĂšre que non seulement on peut s’en passer, mais qu’il le faut !! Concernant cette violence, qu’on ne peut nier, on peut remarquer qu’elle est l’envers du lien que la religion peut crĂ©er entre les hommes une religion lie trĂšs fortement ceux qui y adhĂšrent, et les oppose par lĂ -mĂȘme Ă  ceux qui n’en sont pas. On peut regretter que les valeurs universelles, qui sont portĂ©es par les religions, ne s’expriment pas dans la vie rĂ©elle des hommes. Cet article a Ă©tĂ© publiĂ© dans 2-Ça s'est passĂ© au cafĂ©, ActualitĂ©s, CafĂ© Philo. Ajoutez ce permalien Ă  vos favoris.

Larelation de l’homme Ă  l’animal est malheureusement souvent ambiguĂ« : soit l’animal est exploitĂ©, soit il est mis Ă  distance. L’animal peut donc ĂȘtre successivement rejetĂ©, divinisĂ© ou haĂŻ. L’homme reconnaĂźt en lui, soit des valeurs positives, soit des valeurs nĂ©gatives. L’exemple du chien est trĂšs significatif Ă  ce

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> L'homme est un ĂȘtre raisonnable sensiblement affectĂ©, esprit et corps, incarnation de l'un dans l'autre: il est son corps. => Dire que l'homme est religieux c'est dire qu'il est capable de signifier l'absence, ce qui n'est plus (regret), ce qui sera, qu'il est capable d'espĂ©rer que ce qui n'est plus sera, renaĂźtra en Dieu: il est donc
Le problĂšme de la psychologie de l’homme moderne est une de ces questions qui, prĂ©cisĂ©ment parce qu’elles sont modernes, sont difficiles Ă  dĂ©limiter. L’homme moderne est celui qui vient d’ĂȘtre façonnĂ© et un problĂšme moderne est celui qui vient de se poser et dont la solution est encore Ă  venir. Aussi la question de la psychologie de l’homme moderne est-elle une interrogation qui serait peut-ĂȘtre toute diffĂ©rente si nous pouvions le moins du monde supposer quelle en sera la solution. De plus, ce problĂšme concerne quelque chose de tellement gĂ©nĂ©ral, pour ne pas dire de vague, et qui dĂ©passe tellement les forces de l’intelligence d’un seul homme qu’il nous faut l’aborder en toute humilitĂ© et tiens pour absolument essentiel le fait de reconnaĂźtre dĂšs l’abord combien, en cette matiĂšre, nos moyens sont limitĂ©s, car il n’est tel que ce problĂšme pour induire Ă  l’emploi de grands mots et qui sont creux Ă  proportion. Nous serons Ă  la vĂ©ritĂ© obligĂ©s de dire des choses qui pourront paraĂźtre pleines d’orgueil et de hardiesse et susceptibles de nous Ă©blouir nous-mĂȘmes. Il n’y a eu que trop de gens jusqu’à ce jour qui se sont laissĂ©s prendre au piĂšge de leurs propres le dĂ©but de la thĂšse, je ferai une affirmation audacieuse, en disant que l’homme que nous appelons moderne, qui vit par consĂ©quent dans l’actualitĂ© la plus immĂ©diate, se trouve Ă  l’extrĂ©mitĂ© mĂȘme du monde. Il est seul sous le ciel et a Ă  ses pieds l’humanitĂ© entiĂšre, avec son histoire qui se perd dans les tĂ©nĂšbres primitives, et devant lui le gouffre oĂč s’agite tout le futur
 Le texte et le contexte. Saisir le mal de l’ñme europĂ©enne », Florent Serina – ParisJung 1928. Entre cour et jardin, la perspective, Christian Gaillard – Paris Il vous reste Ă  lire 97 % de cet article. S'abonner Ă  Cairn Pro À partir de 15€ par mois AccĂ©dez en toute libertĂ© Ă  152 revues de rĂ©fĂ©rence En savoir plus
LadĂ©marche de l’intervenant, Thomas Adam Garnung, diplĂŽmĂ© de philosophie, d’arts plastiques, metteur en scĂšne et professeur de théùtre, consiste Ă  favoriser la participation et le cheminement personnel par l’échange et le dĂ©bat dans le prolongement des NNP, nouvelles pratiques de la philosophie. L’homme peut-il se passer de
sowabdourahmane99 sowabdourahmane99 June 2022 1 8 Report Reformule le sujet l'homme peut ils se passer de la religion​ Please enter comments Please enter your name. Please enter the correct email address. Agree to terms and service You must agree before submitting. Lista de comentĂĄrios jymmiharri RĂ©ponseL'homme pourrait il vivre sans des croyances et sans se persuader qu'il y a des ĂȘtre supereure qui digire le monde et qui, du coup donne des explication Ă  l'homme sur se qu'il ne comprend pas. 0 votes Thanks 2 Chapitre8. La religion est-elle une nĂ©cessitĂ© sociale ? On tient pour « nĂ©cessaire » ce dont on ne peut en aucun cas faire l’économie : il est, par exemple, nĂ©cessaire pour un organisme vivant de respirer, de s’alimenter, d’éliminer sans quoi il dĂ©pĂ©rit. La situation est diffĂ©rente en ce qui concerne un organisme collectif SociĂ©tĂ© Religion Pour l'auteur du Capital », la religion est un narcotique administrĂ© au peuple par les puissants pour qu'il supporte sa misĂšre. Extraits commentĂ©s. Portrait de Karl Marx 1818-1883. 1878, collection Leemage. © leemage Karl Marx 1818-1883 reprend le problĂšme de la religion lĂ  oĂč Feuerbach l'avait laissĂ© en dĂ©voilant l'origine humaine de toute religiositĂ© l'homme fait la religion, la religion ne fait pas l'homme ». Le texte prĂ©sentĂ© ici en encadrĂ© est extrait de la cĂ©lĂšbre introduction Ă  la Contribution Ă  la critique de la philosophie du droit de Hegel » 1843. Marx y rĂ©sume en quelques formules frappantes les principaux thĂšmes de Feuerbach l'homme projette par son imagination une version idĂ©alisĂ©e de lui-mĂȘme, et la critique de la religion doit lui permettre de prendre conscience de ce dispositif spĂ©culaire qui lui fait nommer Dieu » ce qui n'est que son propre reflet ». Il faut donc accomplir cette critique et faire redescendre dans l'ici-bas l'essence humaine projetĂ©e dans l'au-delĂ . La religion, remĂšde Ă  la misĂšre Mais en a-t-on fini pour autant avec la critique des illusions humaines ? En effet, si l'homme » est la vĂ©ritĂ© de Dieu, Ă  son tour, qu'est-ce que l'homme ? Contrairement Ă  ce que laissait entendre Feuerbach dans L'Essence du christianisme, l'homme n'est pas un ĂȘtre abstrait, accroupi hors du monde. L'homme, c'est le monde de l'homme, l'État, la sociĂ©tĂ© ». Pour Marx, la critique de la religion n'est qu'un premier pas sur le chemin de l'Ă©mancipation humaine la critique politique, c'est-Ă -dire la critique du droit, de l'État et de la sociĂ©tĂ©, doit prendre le relais pour expliquer la genĂšse de l'illusion religieuse. Si l'homme a besoin de religion, ce n'est pas qu'il se sente limitĂ© et imparfait, c'est qu'il est misĂ©rable. Et une telle misĂšre n'est pas d'abord thĂ©ologique ni mĂȘme psychologique, mais rĂ©elle, matĂ©rielle, ancrĂ©e dans un Ă©tat » social et Ă©conomique caractĂ©risĂ© par l'existence historique de rapports politiques de domination, de rapports sociaux d'inĂ©galitĂ© et de rapports Ă©conomiques d'exploitation. L'intoxication par les classes dominantes Si la religion est l'opium du peuple », comme l'Ă©crit ici Marx, c'est que ce peuple a besoin d'un puissant narcotique pour supporter les souffrances sociales qu'on lui inflige les classes dominantes y remĂ©dient en produisant des idĂ©ologies qui tout Ă  la fois expriment Ă  qui sait dĂ©crypter leur langage codĂ© et masquent la rĂ©alitĂ© de leur domination brutale et inique sur les classes dominĂ©es. Vouloir supprimer la religion sans supprimer d'abord la rĂ©alitĂ© qu'elle est censĂ©e aider Ă  rendre supportable, c'est se vouer Ă  une critique superficielle et inconsĂ©quente des sociĂ©tĂ©s modernes on critique l'effet sans critiquer la cause et on laisse l'homme sans consolation », sans ressource spirituelle face Ă  l'impasse de sa misĂšre rĂ©elle ». Il ne suffit pas d'ĂŽter Ă  la chaĂźne » de la servitude politique les ornements religieux qui la dissimulent, il faut la briser » pour de bon, ce pourquoi la critique de la forme sacrĂ©e » de l'aliĂ©nation humaine doit se prolonger en une critique de ses formes profanes ». Le capitalisme, religion de la modernitĂ© La spiritualitĂ© humaniste qui entend prendre la suite de la religion est elle aussi riche de nouvelles reprĂ©sentations aliĂ©nantes l'individu moderne » qui ne vise que son profit Ă©goĂŻste, les droits de l'homme » qui sacralisent l'individu bourgeois et propriĂ©taire dont Marx mĂšne la critique en 1845 dans La Sainte Famille, la libertĂ© d'entreprendre » qui n'est que l'autre nom de la libertĂ© d'exploiter la misĂšre du peuple, etc. La religion n'Ă©tait donc qu'un dĂ©but, il faut continuer le combat La critique du ciel se transforme ainsi en critique de la terre, la critique de la religion en critique du droit, la critique de la thĂ©ologie en critique de la politique. » Le Marx de la maturitĂ© ajoutera la critique de la politique doit elle-mĂȘme se transformer en critique de l'Ă©conomie politique. C'est ainsi que l'athĂ©isme marxiste finira par prendre pour cible une autre religion de la modernitĂ© le capitalisme. * Olivier Tinland est maĂźtre de confĂ©rences en philosophie Ă  l'universitĂ© Paul-ValĂ©ry de Montpellier. Il est l'auteur, entre autres, de Hegel Seuil, 2011. La critique du ciel se transforme en critique de la terre" Pour l'Allemagne, la critique de la religion est pour l'essentiel achevĂ©e [allusion Ă  la critique du christianisme par Feuerbach], et la critique de la religion est la prĂ©supposition de toute critique. L'existence profane de l'erreur est compromise, dĂšs que sa cĂ©leste oratio pro aris et focis [oraison pour la dĂ©fense des autels et des foyers] a Ă©tĂ© rĂ©futĂ©e. L'homme qui, dans la rĂ©alitĂ© imaginaire du ciel oĂč il cherchait un surhomme, n'a trouvĂ© que son propre reflet, ne sera plus tentĂ© de ne trouver que sa propre apparence, le non-homme, lĂ  oĂč il cherche et est forcĂ© de chercher sa rĂ©alitĂ© effective. Le fondement de la critique irrĂ©ligieuse est celui-ci l'homme fait la religion, la religion ne fait pas l'homme. La religion est en rĂ©alitĂ© la conscience de soi et le sentiment de soi de l'homme qui, ou bien ne s'est pas encore trouvĂ©, ou bien s'est de nouveau perdu. Mais l'homme n'est pas un ĂȘtre abstrait, accroupi hors du monde. L'homme, c'est le monde de l'homme, l'État, la sociĂ©tĂ©. Cet État, cette sociĂ©tĂ© produisent la religion, une conscience inversĂ©e du monde, parce qu'ils sont un monde inversĂ©. La religion est la thĂ©orie gĂ©nĂ©rale de ce monde, son compendium* encyclopĂ©dique, sa logique sous une forme populaire, son point d'honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complĂ©ment solennel, le fondement universel de sa consolation et de sa justification. C'est la rĂ©alisation imaginaire de l'essence humaine, parce que l'essence humaine n'a pas de rĂ©alitĂ© vĂ©ritable. La lutte contre la religion est donc par cette mĂ©diation la lutte contre ce monde, dont la religion est l'arĂŽme spirituel. La misĂšre religieuse est, d'une part, l'expression de la misĂšre rĂ©elle, et, d'autre part, la protestation contre la misĂšre rĂ©elle. La religion est le soupir de la crĂ©ature opprimĂ©e, l'Ăąme d'un monde sans cƓur, de mĂȘme qu'elle est l'esprit d'un Ă©tat de choses sans esprit. Elle est l'opium du peuple. Le bonheur rĂ©el du peuple exige que la religion soit supprimĂ©e en tant que bonheur illusoire du peuple. Exiger qu'il renonce aux illusions concernant son Ă©tat, c'est exiger qu'il soit renoncĂ© Ă  un Ă©tat qui a besoin d'illusions. La critique de la religion est donc, en germe, la critique de cette vallĂ©e de larmes, dont la religion est l'aurĂ©ole. La critique a effeuillĂ© les fleurs imaginaires qui couvraient la chaĂźne, non pas pour que l'homme porte la chaĂźne sans fantaisie ni consolation, mais pour qu'il brise la chaĂźne et cueille la fleur vivante. La critique de la religion dĂ©sillusionne l'homme pour qu'il pense, agisse, façonne sa rĂ©alitĂ© comme un homme dĂ©sillusionnĂ©, parvenu Ă  la raison, pour qu'il gravite autour de lui-mĂȘme et par suite autour de son vĂ©ritable soleil. La religion n'est que le soleil illusoire qui tourne autour de l'homme, tant qu'il ne tourne pas autour de lui-mĂȘme. L'histoire a donc pour tĂąche, une fois que l'au-delĂ  de la vĂ©ritĂ© s'est Ă©vanoui, d'Ă©tablir la vĂ©ritĂ© de l'ici-bas. C'est en premier lieu la tĂąche de la philosophie, qui est au service de l'histoire, une fois dĂ©masquĂ©e la forme sacrĂ©e de l'aliĂ©nation de l'homme par lui-mĂȘme, de dĂ©masquer cette aliĂ©nation sous ses formes profanes. La critique du ciel se transforme ainsi en critique de la terre, la critique de la religion en critique du droit, la critique de la thĂ©ologie en critique de la politique. » * Karl Marx, Introduction Ă  la Contribution Ă  la critique de la philosophie du droit de Hegel 1843, traduction Olivier Tinland. Karl Marx Je m'abonne Tous les contenus du Point en illimitĂ© Vous lisez actuellement Karl Marx La religion est l'opium du peuple » 12 Commentaires Commenter Vous ne pouvez plus rĂ©agir aux articles suite Ă  la soumission de contributions ne rĂ©pondant pas Ă  la charte de modĂ©ration du Point. Vous ne pouvez plus rĂ©agir aux articles suite Ă  la soumission de contributions ne rĂ©pondant pas Ă  la charte de modĂ©ration du Point.
\n \n l homme peut il se passer de la religion
Ilsemble que ce rapport de l’homme avec la religion lui permet de mieux vivre sur terre, le rassure sur son existence dans l’univers et surtout lui permet de croire en une vie aprĂšs la mort. De Islem est musulmane. Sous la pression de sa famille, elle ne s'imagine pas Ă©pouser un non musulman, ni mĂȘme un non maghrĂ©bin. Ma mĂšre me l’a dit plusieurs fois Jamais tu ne me ramĂšnes autre chose qu’un musulman. » Dans ma famille, personne ne s’est mariĂ© avec un non musulman. Il faut que mon mari soit marocain et musulman. S’il n’y a pas l’un et l’autre, y aura rien. La mixitĂ© chez moi, ça n’existe pas. Il n’y a que deux couples mixtes » dans ma famille ma tante qui est avec un AlgĂ©rien et mon autre tante qui est mariĂ©e avec un Français converti. Ma mĂšre, ça ne la dĂ©range pas, tant que ça touche Ă  quelqu’un d’autre que ses filles. Ma mĂšre est ouverte d’esprit, mais niveau mariage, c’est dead Un converti musulman, ça passerait mieux qu’un Noir musulman ou un Chinois musulman. Noir, c’est mort. Ma mĂšre me dirait C’est moi ou lui. » Sans scrupules. Ma mĂšre est grave ouverte d’esprit mais niveau mariage, c’est dead. Moi je suis nĂ©e ici. Si ma fille me ramĂšne un Noir musulman, je m’en fous. Mais ma mĂšre est arrivĂ©e en France Ă  30 ans, donc c’est dead. Elle pense comme ça parce qu’elle a gardĂ© la mentalitĂ© du bled. Une fois, elle s’est engueulĂ©e avec ma grande sƓur juste parce qu’elle avait un pote noir. Elle pensait qu’ils sortaient ensemble. Pourtant, quand elle pensait que c’était juste son pote, elle s’en foutait. Elle l’aimait bien. C’est mĂȘme lui qui emmenait ma mĂšre Ă  l’aĂ©roport quand elle partait au Maroc. Un jour, j’ai entendu crier chez moi. Quand je suis arrivĂ©e, j’ai vu que ma mĂšre et ma sƓur s’engueulaient au sujet de ce mec. Ma sƓur disait que c’était juste son pote. Elle ne comprenait pas pourquoi ma mĂšre lui demandait de jurer que c’était vrai. Elle ne le lui avait jamais demandĂ© pour quelqu’un d’autre. Ma sƓur, elle est comme moi, ça ne la dĂ©range pas d’ĂȘtre avec un homme noir, chinois ou mĂȘme pakistanais. Tant qu’il est musulman, pour nous ça va ! La flemme de me battre avec ma mĂšre pour un homme Sur les non musulmans, je suis d’accord avec ma mĂšre, c’est mort. Je pense que c’est pas les mĂȘmes cultures et que c’est trop de galĂšres de vivre avec quelqu’un qui n’a pas les mĂȘmes traditions que nous. Genre flemme qu’il me dise Viens chez ma mĂšre, c’est NoĂ«l ce soir. » Et puis mĂȘme, on aura pas le mĂȘme train de vie c’est-Ă -dire que moi j’aurai des interdictions qu’il n’aura pas. Et je n’aime pas, c’est tout ! Et puis, imaginez l’éducation de mes gosses. Genre moi, je leur dis boire c’est haram » et mon mari leur dit nan, c’est bon », ils vont se perdre. ÉlevĂ©e en AlgĂ©rie dans la religion musulmane, CĂ©lia a dĂ©couvert Ă  Paris un autre mode de vie. Aujourd’hui, elle s’est dĂ©tachĂ©e des croyances et de sa culture familiale, ce qui lui pose un conflit de loyautĂ©. Je ne suis pas musulmane, sauf pour ma famille. Sur les origines, je ne suis pas d’accord, mais je sais que ça ferait trop de problĂšmes, donc de base, je laisse tomber. Je sais que c’est trop galĂšre et j’ai la flemme de me battre avec ma mĂšre pour un homme. Alors mes seuls critĂšres c’est musulman et clair de peau. Aujourd’hui je suis tellement habituĂ©e, que ça me dĂ©range mĂȘme plus, donc j’attends le fameux Marocain musulman idĂ©al pour moi et pour ma mĂšre. Islem, 18 ans, lycĂ©enne, Val d’Argenteuil Copyright © Sarah Watson/Freeform// The Bold Type SĂ©rie 2019 G1Y6aln.