Voustombez Ă  terre. AprĂšs le choc, vous vous rassurez, vous n’avez pas trop mal, rien ne doit ĂȘtre cassĂ©. En revanche, et c’est lĂ  que l’angoisse dĂ©marre, aprĂšs plusieurs essais malencontreux, vous vous apercevez qu’il vous est impossible de vous relever. Vos bras ne peuvent pas vous redresser, vos jambes ne sont plus capables Seniors accomplir les bons gestes Les personnes ĂągĂ©es peuvent ĂȘtre sujettes aux chutes. Il convient alors de savoir comment les aider Ă  se relever, ou bien comment se relever soi-mĂȘme. La toilette doit aussi faire l’objet d’une attention particuliĂšre. La toilette est un moment particuliĂšrement important pour les seniors, pour des raisons d’hygiĂšne, de confort et d’esthĂ©tique. Les risques de chute augmentent avec l’ñge, mais on peut les limiter en prenant quelques prĂ©cautions. Si vous ĂȘtes une personne ĂągĂ©e, connaĂźtre la conduite Ă  tenir en cas de chute est essentiel. Afin d'assurer le maintien Ă  domicile MAD des personnes ĂągĂ©es en perte d'autonomie ou de celles en situation de handicap, diffĂ©rentes prestations existent.
Commentrelever une personne ùgée quand elle est tombée
Chaque annĂ©e, les chutes font prĂšs de 12 000 dĂ©cĂšs en France. Les risques de tomber augmentent encore un peu plus quand une personne atteint la soixantaine. Plusieurs facteurs peuvent provoquer la chute chez les personnes ĂągĂ©es. Dans tous les cas, les rĂ©percussions peuvent ĂȘtre dramatiques, comme une fracture du col du fĂ©mur ou une blessure Ă  la tĂȘte. Les chutes surviennent gĂ©nĂ©ralement lors des activitĂ©s quotidiennes, que ce soit Ă  l’intĂ©rieur ou Ă  l’extĂ©rieur du domicile. Cela signifie que c’est un risque qui fait malheureusement partie de la vie quotidienne de nos aĂźnĂ©s. En identifiant ces facteurs de risque, vous pouvez les limiter ou les corriger. Quelles sont les causes d’une chute chez les personnes ĂągĂ©es et comment se relever en cas de chute ? Les rĂ©ponses dans cet article. PhĂ©nomĂšne de chute chez les seniors les chiffres La chute constitue un problĂšme majeur chez les seniors. Les statistiques indiquent en effet que chaque annĂ©e, environ 2 millions de personnes ĂągĂ©es font une chute. Le risque tend Ă  augmenter avec l’ñge. En effet, parmi les personnes ayant chutĂ© en une annĂ©e 35% ont entre 65 Ă  80 ans, 45% sont ĂągĂ©s de 80 Ă  90 ans, 55% sont des seniors de plus de 90 ans. Autre chiffre Ă  retenir 15 Ă  40% des personnes ĂągĂ©es vivent une chute plus d’une fois par an. Ces chiffres montrent que plus la personne prend de l’ñge, plus les risques de chute augmentent. Il est donc important d’ĂȘtre vigilant et de prendre quelques prĂ©cautions face Ă  ce phĂ©nomĂšne. La chute constitue en effet l’une des premiĂšres causes de perte d’autonomie. Elle reprĂ©sente aussi la troisiĂšme cause d’admission aux urgences chez les seniors. La plupart des personnes hospitalisĂ©es Ă  cause d’une chute ne peuvent plus retourner chez elles. En d’autres termes, elles doivent ĂȘtre accueillies dans des rĂ©sidences pour seniors afin d’ĂȘtre accompagnĂ©es au quotidien. Ainsi, elles pourront bĂ©nĂ©ficier des services proposĂ©s dans les foyers pour personnes ĂągĂ©es tout en Ă©voluant en sĂ©curitĂ© dans un cadre de vie serein et convivial. Voici quelques informations et donnĂ©es essentielles Ă  retenir sur la chute des personnes ĂągĂ©es 1 personne sur 2 ĂągĂ©e de plus de 80 ans est victime d’une chute. 1 chute sur 2 se produit Ă  domicile pendant les activitĂ©s quotidiennes. Les hommes sont plus sujets aux chutes Ă  l’extĂ©rieur. Ils sont d’un Ăąge plus jeune que ceux victimes de chute Ă  l’intĂ©rieur. Le coĂ»t des chutes s’élĂšve Ă  prĂšs de 2 milliards d’euros par an en France. Les frais de la prise en charge d’un senior victime d’une chute peuvent atteindre entre 2 000 et 8 000 euros. Selon l’OMS, 646 000 chutes mortelles se produisent chaque annĂ©e dans le monde. Une immobilisation de 1 heure au sol Ă©quivaut Ă  50% de risque de dĂ©cĂšs supplĂ©mentaire dans les 12 mois qui suivent. Chute chez les seniors les risques Les chutes de personnes ĂągĂ©es Ă  domicile ou au sein d’établissement spĂ©cialisĂ© sont plus frĂ©quentes. D’ailleurs, les consĂ©quences peuvent ĂȘtre dĂ©sastreuses. En effet, selon les professionnels de la santĂ©, il existe plusieurs types de chutes. La chute syncopale est causĂ©e par un malaise ou une perte de connaissance. La chute molle intervient quand la personne parvient Ă  contrĂŽler sa chute et Ă  se retenir. Cela amortit la chute tout en rĂ©duisant la violence de l’impact. La chute lourde indique quant Ă  elle que la personne est tombĂ©e sans avoir pu se retenir. Le contact avec le sol se veut donc plus violent. Quels facteurs favorisent le risque de chute ? Plusieurs facteurs peuvent favoriser le risque de chute. Les facteurs personnels comprennent l’ñge, l’état de santĂ©, les troubles moteurs et l’état physique. Les facteurs comportementaux se composent essentiellement des activitĂ©s Ă  risques ou inadaptĂ©es Ă  la condition physique. Les facteurs environnementaux regroupent quant Ă  eux un appartement non adaptĂ©, un tapis mal positionnĂ© ou un escalier mal Ă©clairĂ© par exemple. À noter qu’il est possible d’évaluer le risque de chute d’une personne ĂągĂ©e afin de s’en prĂ©munir et de mettre en place d’éventuelles mesures prĂ©ventives. Quelles sont les principales causes d’une chute ? Les principales causes d’une chute sont les troubles de l’audition et/ou de l’équilibre, les troubles de la vue, les troubles cognitifs Parkinson, Alzheimer, dĂ©sorientation spatiale
, les troubles musculosquelettiques, un sol mouillĂ© ou accidentĂ©. Se remettre d’une chute pour un senior nos conseils d’expert AprĂšs une chute, bon nombre de personnes ĂągĂ©es ne savent pas comment se relever toutes seules. Pourtant, il n’est pas toujours agrĂ©able d’attendre l’arrivĂ©e des secours. Dans cette optique, voici quelques bonnes pratiques Ă  adopter pour se remettre d’une chute lorsque l’on est ĂągĂ©. AprĂšs la chute, ne vous relevez pas tout de suite Si vous ĂȘtes tombĂ©, pensez Ă  prendre quelques minutes pour vous remettre de vos Ă©motions. Attendez d’ĂȘtre plus calme avant de tenter de vous relever. Respirez profondĂ©ment jusqu’à ce que vous soyez dĂ©tendu. Cela vous aidera Ă  avoir les idĂ©es claires et vous Ă©vitera d’entreprendre quoi que ce soit dans l’impĂ©tuositĂ©. Une fois dĂ©tendu, essayez de bouger vos bras et vos jambes pour vĂ©rifier que vous ne prĂ©sentez aucune blessure Ă  ce niveau. Dans le cas contraire, ou si vous ressentez un malaise ou un vertige, attendez que cela passe avant de tenter de vous relever. Adoptez la bonne technique pour vous remettre debout En cas de chute, essayez de vous relever en adoptant une position sur le ventre. Pour vous aider, suivez la mĂ©thode suivante Pliez votre jambe la plus forte. Appuyez-vous dessus et faites basculer doucement votre corps sur le cĂŽtĂ©, afin de vous retrouver sur le ventre. Avec vos avant-bras, prenez appui et pliez Ă  nouveau votre jambe la plus forte en direction des bras. Posez votre genou Ă  terre et gardez l’autre jambe tendue. Une fois dans cette position, repliez votre jambe tendue pour vous mettre Ă  quatre pattes. Écartez vos genoux pour plus de stabilitĂ©. Lorsque vous ĂȘtes prĂšs d’un meuble, d’une chaise, d’une rampe ou d’un objet stable, mettez vos deux mains dessus. Prenez appui sur l’objet en question pour vous remettre doucement, en vous aidant de votre jambe la plus forte. Une fois debout et en Ă©quilibre, tournez-vous lentement et asseyez-vous dans un endroit sĂ»r. Si vous n’arrivez pas Ă  vous relever, inutile de forcer. Demandez plutĂŽt l’aide d’une tierce personne. Si vous disposez d’un systĂšme de tĂ©lĂ©assistance, n’hĂ©sitez pas Ă  appuyer sur le mĂ©daillon que vous portez.
Sommaire: INTRODUCTION. DEMARCHE METHODOLOGIQUE. 1) Recherches bibliographiques; 2) Les entretiens; I) La personne ĂągĂ©e en accueil familial Accueil familial Mode d’accueil alternatif au maintien Ă  domicile et au placement en Ă©tablissement spĂ©cialisĂ© : les personnes handicapĂ©es ou ĂągĂ©es sont prises en charge au domicile de particuliers agréés et Lorsqu'une moto lĂ©gĂšre tombe, ce n'est pas trĂšs compliquĂ© de la relever mĂȘme si vous n'avez pas la bonne technique. Par contre, si vous devez relever une moto plus lourde type Goldwing on ne parle plus de la mĂȘme chose, ce n'est pas le mĂȘme poids qu'une moto classique ! Cette technique, n'est pas toujours prĂ©sentĂ©e par les motos Ă©coles lorsque vous passez votre permis moto et pourtant elle reste trĂšs importante car une chute mĂȘme Ă  l'arrĂȘt n'est pas inĂ©vitable. Beaucoup de chutes ont d'ailleurs Ă©tĂ© recensĂ©es Ă  l'arrĂȘt et, quand vous ĂȘtes tout seul et sans aide vous pourrez compte que sur vous mĂȘme. Voici ci-dessous une vidĂ©o rĂ©alisĂ©es par nos amis les quĂ©bĂ©cois qui vous explique clairement comment relever une moto sans difficultĂ©s et sans vous faire mal au dos. Et voici une demoiselle qui relĂšve une Goldwing sans trop de difficultĂ©s. Voyez mesdames, vous n'avez besoin de personne pour relever un moto lourde. Essuyerle visage du Christ, c’est relever une personne Ă  terre. Dans nos deux maisons, qui accueillent 150 enfants de la naissance Ă  18 ans, chacun est la VĂ©ronique de l’autre : les adultes responsables, mais aussi les plus ĂągĂ©s, qui prennent le plus grand soin de leurs jeunes «frĂšres». Il n’est pas rare que les visiteurs repartent de chez nous en s’étonnant de la joie qui
Selon une enquĂȘte permanente sur les accidents de la vie courante EPAC de 2016, les chutes reprĂ©sentent 80 % des accidents de la vie courante chez les plus de 65 ans. C’est la premiĂšre cause de mortalitĂ© chez ces personnes. Environ 75 % des dĂ©cĂšs suite Ă  une chute concernent des personnes ĂągĂ©es de plus de 75 ans. Selon SantĂ© Publique France, 9 300 personnes de plus de 65 ans dĂ©cĂšdent des suites d’une chute chaque annĂ©e. 76 000 hospitalisations pour une fracture du col du fĂ©mur sont recensĂ©es chaque annĂ©e. Les personnes de plus de 65 ans chutent en moyenne 3 fois dans l’annĂ©e. Quels sont les principaux facteurs de risque ? La chute des personnes ĂągĂ©es peut s’expliquer de diffĂ©rentes maniĂšres l’ñge en premier lieu les chutes concernent 35 % des personnes de 65 Ă  80 ans contre 45 % des personnes de 80 Ă  90 ans ; les problĂšmes de motricitĂ© les personnes ĂągĂ©es voient leurs capacitĂ©s physiques diminuer au fil des annĂ©es. Les pertes d’équilibre sont plus frĂ©quentes. La perte musculaire est Ă©galement en cause dans les chutes des personnes ĂągĂ©es ; les troubles de la vision en vieillissant, le champ visuel se rĂ©duit. Aussi, la distance par rapport Ă  des obstacles est de moins en moins bien Ă©valuĂ©e ; la prise de mĂ©dicaments certains mĂ©dicaments diminuent la vigilance. Pas besoin de prendre le volant pour ĂȘtre dangereux, une personne ĂągĂ©e ayant des traitements lourds peut aussi perdre en vigilance chez elle et chuter ; l’amĂ©nagement des maisons et appartements les obstacles sont beaucoup plus dangereux pour une personne ĂągĂ©e. Une marche, un meuble, tout peut engendrer un risque de chute. Un sol glissant peut aussi entraĂźner une chute, c’est le cas Ă©galement des baignoires et de certaines douches qui ne sont pas adaptĂ©es aux personnes ĂągĂ©es ; la sĂ©dentaritĂ© les personnes ĂągĂ©es Ă©tant plus sĂ©dentaires, cela explique la perte de muscles qui ne leur permet plus de porter leur corps comme un jeune de 20 ans. Les dĂ©placements sont moins bien maĂźtrisĂ©s. Les consĂ©quences des chutes des personnes ĂągĂ©es ? Ces consĂ©quences peuvent ĂȘtre particuliĂšrement graves, c’est pourquoi il est nĂ©cessaire de trouver des solutions pour anticiper les chutes. Et ces consĂ©quences ne sont pas, comme on pourrait l’imaginer, uniquement physiques contusions, plaies et escarres ; luxation ou fracture, notamment fracture du col du fĂ©mur qui peut engendrer une perte d’autonomie pour les personnes ĂągĂ©es ; consĂ©quences physiques et physiologiques si la personne reste longtemps Ă  terre, qui plus est aprĂšs 80 ans ; dĂ©shydratation et dĂ©nutrition si la personne ĂągĂ©e ne peut appeler les secours et si personne ne vient chez elle rapidement ; hypothermie si la personne ĂągĂ©e reste longtemps au sol et si la chute intervient dans un espace non chauffĂ© ; risque de phlĂ©bite ou d’embolie pulmonaire ; problĂšmes psychologiques et sociaux crainte de continuer Ă  vivre seul, perte de confiance, etc. Comment limiter le risque de chute ? Il existe aujourd’hui de nombreuses solutions pour Ă©viter les chutes des personnes ĂągĂ©es. La premiĂšre solution reste sans conteste d’adapter le logement au quotidien des personnes ĂągĂ©es. AmĂ©nager l’éclairage du logement Dans le meilleur des cas, un dĂ©mĂ©nagement peut ĂȘtre appropriĂ© pour Ă©viter les marches dans l’appartement ou la maison. Si cela n’est pas possible, il existe des solutions lumineuses pour marquer la prĂ©sence de ces marches. Il est possible d’installer des rubans leds afin que la personne ĂągĂ©e puisse de suite repĂ©rer l’obstacle. Des bandes antidĂ©rapantes peuvent Ă©galement aider les seniors qui ont des escaliers chez eux afin d’éviter une chute. Les chutes arrivent notamment la nuit. Lorsqu’une personne ĂągĂ©e souhaite aller aux toilettes, le risque de chute dans le noir est grand. Dans ce cas, n’hĂ©sitez pas Ă  installer des capteurs de mouvements. Par exemple, la lumiĂšre peut s’allumer dans la chambre lorsque la personne se lĂšve. Ces dĂ©tecteurs de mouvements peuvent Ă©galement ĂȘtre installĂ©s dans un couloir ou dans toute autre piĂšce pour aider la personne ĂągĂ©e Ă  se repĂ©rer la nuit. Adapter le sol aux personnes ĂągĂ©es Pour Ă©viter les risques de chute, il est conseillĂ© de retirer tous les obstacles qui pourraient ĂȘtre dangereux pour une personne ĂągĂ©e. Aussi, en premier lieu, veillez Ă  retirer tous les tapis du logement. Si la personne ne lĂšve pas assez les pieds, elle risque de tomber et de se blesser. PrivilĂ©giez un revĂȘtement de sol qui n’est pas glissant. Au parquet, prĂ©fĂ©rez un carrelage antidĂ©rapant ou un sol vinyle. Songez Ă©galement Ă  supprimer tout fil au sol qui pourrait lui aussi ĂȘtre responsable d’une chute. AmĂ©nager la salle d’eau En vieillissant, la baignoire est un Ă©quipement qui n’est plus adaptĂ©. En voulant monter dedans, de nombreuses personnes ĂągĂ©es risquent de chuter. Et une fois dedans, le savon ou le gel douche peut rendre la baignoire glissante, lĂ  encore le danger est prĂ©sent. PrivilĂ©giez une douche Ă  l’italienne qui ne prĂ©sente aucune marche et dont le sol peut ĂȘtre pensĂ© pour ne pas glisser. N’hĂ©sitez pas Ă  installer un siĂšge de douche pour que la personne ĂągĂ©e ne fatigue pas et posez une barre d’appui pour l’aider Ă  se maintenir le mieux possible. Visser les meubles au mur Lorsqu’une personne ĂągĂ©e sent qu’elle va tomber, elle va instinctivement se retenir Ă  un meuble. Or, certains petits meubles ne sont pas Ă  mĂȘme de supporter leur poids et seront entraĂźnĂ©s dans sa chute. Pourquoi ne pas envisager de les visser au mur ? Cela permet d’assurer un meilleur maintien et donc une aide pour prĂ©venir les chutes. Installer des barres d’appui dans tout le logement Les barres de maintien installĂ©es dans la douche sont aussi utiles dans tout le logement. Il est important d’en placer un peu partout pour que les personnes ĂągĂ©es puissent s’appuyer dessus lorsqu’elles circulent de piĂšce en piĂšce. À mi-hauteur, elles permettent Ă©galement de se relever en cas de chute. Chute d’un senior comment agir ? S’il n’est pas toujours simple d’éviter les chutes malgrĂ© toutes les prĂ©cautions prises, il est important de trouver des solutions aprĂšs la chute. Si vous ĂȘtes tĂ©moin de la chute d’une personne ĂągĂ©e et que vous avez l’impression qu’elle souffre, appelez le SAMU. En effet, selon les traumatismes créés par la chute, il peut ĂȘtre dangereux de dĂ©placer la personne. Si la personne ĂągĂ©e vit seule, il est intĂ©ressant de se poser la question du pendentif alarme. GrĂące Ă  lui, lorsqu’elle tombe, la personne peut appuyer simplement sur un bouton. Il est possible de programmer diffĂ©rents numĂ©ros ceux d’un voisin, d’un proche, ainsi que ceux des secours. Aussi, une intervention sera plus rapide. Le bracelet antichute est, quant Ă  lui, indispensable si la personne perd connaissance. Il est Ă  mĂȘme de dĂ©tecter une chute lourde et ainsi de prĂ©venir de suite un centre de tĂ©lĂ©assistance. Ce dernier contacte la personne qui porte le bracelet. Sans rĂ©ponse, il prĂ©vient les secours.
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RĂ©sumĂ© sur les hĂ©matomes L’hĂ©matome est une affection de la peau esthĂ©tiquement indĂ©sirable qui apparaĂźt en gĂ©nĂ©ral de façon soudaine. Normalement un hĂ©matome est la consĂ©quence d’un choc ou d’un accident et se soigne bien mais dans de rares cas il peut ĂȘtre le signe de maladies graves comme une leucĂ©mie. Les hĂ©matomes se caractĂ©risent par une couleur bleutĂ©e-rouge-noir qui varie en fonction de l’avancĂ©e dans le temps de l’hĂ©matome au dĂ©but de l’hĂ©matome la couleur est diffĂ©rente qu’à la fin de l’hĂ©matome. Les hĂ©matomes sont la plupart du temps la consĂ©quence d’un traumatisme, mais parfois ils peuvent aussi apparaĂźtre Ă  cause de problĂšmes hĂ©matologiques comme des troubles de la coagulation ou de l’anĂ©mie d’un surdosage de mĂ©dicaments anticoagulants ou Ă  la suite d’une opĂ©ration chirurgie. On distingue diffĂ©rents types d’hĂ©matomes en plus de l’hĂ©matome “classique” au niveau de la peau comme l’hĂ©matome de l’oeil oeil “au beurre noir”, l’hĂ©matome de l’oreille ou encore l’hĂ©matome de l’ongle. En gĂ©nĂ©ral les hĂ©matomes se caractĂ©risent par une douleur, un gonflement et une couleur caractĂ©ristique des hĂ©matomes. Les enfants et les personnes ĂągĂ©es sont plus touchĂ©s par les hĂ©matomes. Traitement Le premier traitement en cas d’hĂ©matomes est d’appliquer de la glace Ă  emballer pour Ă©viter une brĂ»lure directement aprĂšs le choc. Dans la majoritĂ© des cas les hĂ©matomes guĂ©rissent de façon spontanĂ©e. Certaines crĂšmes Ă  base d’arnica, d’hĂ©parine ou de polysulfate de mucopolysaccharide peuvent aider Ă  soigner les hĂ©matomes. RĂ©sumĂ© sous forme d’infographie DĂ©finition Les hĂ©matomes sont des lĂ©sions cutanĂ©es provoquĂ©es la plupart du temps suite Ă  un choc traumatisme, il s’agit d’une collection de sang. Lorsque les vaisseaux sanguins qui se trouvent sous la peau sont victimes d’un choc, le sang commence Ă  se diffuser dans les tissus hĂ©morragie. Les hĂ©matomes se caractĂ©risent par une couleur bleutĂ©e-rouge-noir voir sous SymptĂŽmes pour mieux comprendre sous la peau. On distingue les hĂ©matomes des ecchymoses, ces derniĂšres sont plus superficielles et la poche de sang est plus petite. En cas d’hĂ©matomes, les lĂ©sions cutanĂ©es sont les plus frĂ©quentes suivies par les lĂ©sions sous cutanĂ©es et musculaires. D’autres organes et tissus peuvent ĂȘtre touchĂ©s par les hĂ©matomes comme le cerveau. Causes – La plupart des hĂ©matomes surviennent suite Ă  un traumatisme comme un choc violent ou brutal comme un coup suite Ă  une bagarre, le sport football par ex. ou encore un accident chute d’objet, choc en voiture. Il faut savoir que le choc provoque une rupture au niveau des capillaires petits vaisseaux sanguins de la peau ce qui aboutit Ă  une accumulation de sang au niveau des tissus et mĂšne Ă  l’hĂ©matome. – Dans certains cas les hĂ©matomes peuvent ĂȘtre causĂ©s par un surdosage de mĂ©dicaments anticoagulants antivitamine K par ex. ou ĂȘtre la consĂ©quence de maladie de la coagulation sanguine. – Les hĂ©matomes peuvent ĂȘtre causĂ©s par une chirurgie esthĂ©tique comme une liposuccion. – Parfois les hĂ©matomes peuvent apparaĂźtre sans choc ou traumatisme pour des raisons psychologiques comme un grand stress, une dĂ©pression ou un Ă©tat anxieux. Ces hĂ©matomes sont en gĂ©nĂ©ral de couleur pourpre et disparaissent aprĂšs avoir soignĂ© la cause anxiĂ©tĂ©, dĂ©pression, etc
. – Dans de rares cas des hĂ©matomes peuvent ĂȘtre le signe d’une leucĂ©mie. Personnes Ă  risque Les personnes Ă  risque pour les hĂ©matomes sont surtout les enfants qui jouent beaucoup par exemple et les personnes ĂągĂ©es elles ont la peau plus fragile et elles peuvent tomber plus facilement. Mauvais traitement Il est important de relever que des hĂ©matomes chez les enfants ou les personnes ĂągĂ©es peuvent ĂȘtre le signe d’un mauvais traitement violence, agression physique, etc. Le personnel mĂ©dical ou enseignant devra toujours signaler les cas de mauvais traitements aux autoritĂ©s compĂ©tentes de votre pays police, justice, services sociaux, etc.. De plus, chez les personnes ĂągĂ©es des hĂ©matomes peuvent aussi ĂȘtre le signe de chutes qui peuvent ĂȘtre la consĂ©quence d’une ostĂ©oporose, de l’usage de certains mĂ©dicaments ex. tranquillisants, d’une perte de sensibilitĂ© Ă  cause d’un diabĂšte, de troubles de la vision, etc. – Les athlĂštes qui pratiquent des sports de contact comme le football, le rugby, les arts martiaux, etc sont aussi plus souvent concernĂ©s et touchĂ©s par les hĂ©matomes. SymptĂŽmes En gĂ©nĂ©ral, on observe une douleur Ă  l’endroit du choc et un gonflement, on note une couleur particuliĂšre de cette blessure lire ci-dessous typique des hĂ©matomes. La douleur de l’hĂ©matome est davantage liĂ©e aux contusions associĂ©es au choc accident ou Ă  des causes secondaires maladie, infection. Couleur des hĂ©matomes Les hĂ©matomes prĂ©sentent des lĂ©sions bleutĂ©es-noir et gonflĂ©es au dĂ©but aprĂšs le choc, puis par la suite aprĂšs quelques jours l’hĂ©matome prend en gĂ©nĂ©ral une couleur plus verte, brune ou jaune. Finalement, en gĂ©nĂ©ral aprĂšs une semaine, l’hĂ©matome disparaĂźt et reprend une couleur normale chair. DurĂ©e des hĂ©matomes Les hĂ©matomes peuvent mettre plusieurs jours ou mĂȘme jusqu’à un mois avant de disparaĂźtre, cela va dĂ©pendre de la gravitĂ© et de la surface des hĂ©matomes ainsi que de la capacitĂ© de chaque organisme Ă  reformer le tissu abĂźmĂ©. On peut distinguer l’hĂ©matome “normal” sur un bras par exemple des hĂ©matomes localisĂ©s dans certains parties du corps et qui peuvent nĂ©cessiter une surveillance accrue comme – Au niveau de l’oeil, on parle d’oeil “au beurre noir”. Pour ces hĂ©matomes il faut toujours consulter un mĂ©decin. – Au niveau de l’oreille hĂ©matome de l’oreille. – Au niveau de l’ongle hĂ©matome de l’ongle. Photo d’hĂ©matomes sur les jambes aprĂšs une chirurgie esthĂ©tique une liposuccion Diagnostic Les hĂ©matomes superficiels peuvent ĂȘtre diagnostiquĂ©s par le mĂ©decin surtout par rapport au contexte choc, accident et Ă  la palpation. Lors d’hĂ©matomes profonds le mĂ©decin peut effectuer une Ă©chographie. Ces hĂ©matomes profonds ou qui concernent le cerveau doivent ĂȘtre traitĂ©s par un mĂ©decin avec le plus grand soin. Complications Les complications des hĂ©matomes dĂ©pendent de plusieurs facteurs comme sa localisation. – Pour l’hĂ©matome de l’oeil oeil “au beurre noir” il peut y avoir un dĂ©collement de la rĂ©tine ou une hĂ©morragie interne Ă  l’oeil. Il est donc important de consulter dans tous les cas un mĂ©decin lors d’hĂ©matome Ă  l’oeil. – Pour l’hĂ©matome de l’ongle, ce dernier peut tomber. On note aussi que les hĂ©matomes en gĂ©nĂ©ral peuvent s’infecter surinfection ou compresser un organe voisin. Toujours consulter un mĂ©decin lors de complications. Traitements – Appliquer de la glace Ă  emballer pour Ă©viter une brĂ»lure ou des compresses froides au plus vite, directement aprĂšs le choc. Il est fortement conseillĂ© d’appliquer directement aprĂšs le choc des compresses froides pendant 5 minutes en faisant une lĂ©gĂšre pression sur l’hĂ©matome. Cela diminuera la diffusion de sang dans les tissus profonds. Dans la majoritĂ© des cas l’hĂ©matome se soigne de façon spontanĂ©e, cependant en cas d’hĂ©matomes avec une grande surface ou localisĂ©s dans certaines rĂ©gions par exemple le cerveau, le mĂ©decin peut Ă©ventuellement ponctionner l’hĂ©matome pour faire sortir le sang. – Effectuer un traitement avec un pansement compressif en gĂ©nĂ©ral fait chez le mĂ©decin. – Utiliser des crĂšmes Ă  base d’arnica une plante. Des crĂšmes ou gels Ă  base d’hĂ©parine ainsi qu’à base de polysulfate de mucopolysaccharide ou MPS ex. en Suisse dans Hirudoid Forte. – Des anti-inflammatoires AINS comme l’ibuprofĂšne pour limiter l’inflammation et la douleur. Traitement particulier Lors d’hĂ©matome Ă  l’ongle Au niveau d’un hĂ©matome sous un ongle, le mĂ©decin peut faire un petit trou dans l’ongle pour faire sortir le sang. RemĂšdes naturels Il existe plusieurs plantes Ă  utiliser lors d’hĂ©matomes – L’immortelle, sous forme de crĂšme – L’arnica, sous forme de teinture teinture d’arnica – Le calendula, sous forme de crĂšme RemĂšdes naturels – Teinture d’arnica – Compresse de calendula souci des jardins – Teinture de calendula – Huile essentielle d’immortelle – Infusion d’arnica – Pommade de consoude Bons conseils – Il est important d’appliquer au plus vite du froid, par exemple des compresses froides en effectuant une lĂ©gĂšre pression sur l’endroit oĂč a eu lieu le choc pendant 5 minutes. Cela va diminuer le volume de l’hĂ©matome. – Afin de renforcer vos veines pour prĂ©venir les hĂ©matomes ou surtout l’intensitĂ© de l’hĂ©matome, vous pouvez entre autres > Faire davantage d’exercice > Manger Ă©quilibrĂ© et beaucoup boire > Prendre des douches froides pour activer la circulation sanguine Lire aussi jambes lourdes, varices, contusions, crampes musculaires Sources & RĂ©fĂ©rences LittĂ©rature mĂ©dicale Personne responsable et impliquĂ©e dans l’écriture de ce dossier Xavier Gruffat Pharmacien et RĂ©dacteur en chef de Creapharma CrĂ©dits photos & Infographie Date de derniĂšre mise Ă  jour Articlesrelatifs:Comment aider une personne ĂągĂ©e Ă  monter les escaliersQuelles sont les marques de monte-escaliersQuels sont les diffĂ©rents types de monte-escaliersQuels sont les diffĂ©rents types de monte-escaliersService Ă  la personne : Profitez immĂ©diatement du crĂ©ditService Ă  la personne : Profitez immĂ©diatement du crĂ©ditService Ă  la personne : La prise en charge des personnes ĂągĂ©es est loin de faire suffisamment de progrĂšs. Cependant elle en fait le dĂ©veloppement des services Ă  la personne, le financement de la dĂ©pendance, mais aussi le progrĂšs technologique, offrent des possibilitĂ©s de plus en plus intĂ©ressantes pour amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© et le maintien Ă  domicile des plus vieux. Le problĂšme est que les personnes ĂągĂ©es, souvent, ne sont pas favorables Ă  cette mise en sĂ©curitĂ© ; le problĂšme est aussi que cette sĂ©curitĂ© a un coĂ»t cĂŽut financier, certes, mais plus encore coĂ»t en termes d’autonomie ; on peut dire que la sĂ©curitĂ© est dangereuse, et que le moins risquĂ© est de prendre des risques. Peut-on pour autant parler d’un droit au risque, et si oui comment le penser ? Avant de commencer ce travail, j’avais quelques certitudes. Elles ont disparu Ă  mesure que j’écrivais. Ne me restent que deux ou trois repĂšres, que je peux essayer de partager, quelques outils qu’on peut essayer de forger. LE PRINCIPE DE PRECAUTION C’est peu dire que rappeler combien le principe de prĂ©caution est Ă  la mode. Une de ces modes agaçantes dans lesquelles on flaire sans peine que ceux qui l’invoquent n’ont pas compris de quoi il s’agit. Prenons donc la peine de reprendre la question Ă  son dĂ©but. Le principe de prĂ©caution est explicitement issu de la pensĂ©e de Hans Jonas, philosophe allemand contemporain, qui pose ce principe dans son livre majeur Le Principe ResponsabilitĂ© ». Pour aller vite disons que Jonas est animĂ© par un jugement trĂšs pessimiste sur l’évolution de la civilisation Contrairement au rĂȘve des LumiĂšres, elle n’a pas permis d’amĂ©liorer l’homme la derniĂšre guerre mondiale en est la preuve. Le progrĂšs technologique est devenu capable de produire des effets tellement dĂ©vastateurs qu’on ne peut plus croire qu’il va se rĂ©guler de lui-mĂȘme. La position de Jonas est donc particuliĂšrement noire l’homme a fait tant de mal que la question Ă©thique n’est plus de savoir comment on va faire au mieux, mais simplement comment on va faire au moins mal. Il ne s’agit plus de faire progresser le monde mais d’éviter son effondrement. Le principe responsabilitĂ© » Ă©nonce que toutes nos actions doivent permettre de LĂ©guer aux gĂ©nĂ©rations futures une terre humainement habitable et ne pas altĂ©rer les conditions biologiques de l’humanitĂ©. Le principe de prĂ©caution » Ă©nonce donc que Face Ă  des risques graves et irrĂ©versibles, mais potentiels, l’absence de certitudes scientifiques ne doit pas retarder l’adoption de mesures qui auraient Ă©tĂ© jugĂ©es lĂ©gitimes si de telles certitudes avaient Ă©tĂ© acquises. Autrement dit quand une innovation technologiques comporte des risques, on doit prendre des mesures maximales contre tous les dangers identifiables, y compris ceux qui seraient simplement imaginables. Et si on ne peut atteindre alors un niveau de sĂ©curitĂ© suffisant, il convient de renoncer Ă  l’innovation tant qu’on n’en sait pas plus sur les risques en question. On voit que le principe de prĂ©caution a une dĂ©finition trĂšs restrictive quand on ne sait pas quantifier un risque on le considĂšre comme maximal ; on voit aussi qu’il n’a rien Ă  voir avec le principe de prĂ©vention » quand les risques sont connus et identifiĂ©s, on a le devoir d’en tenir compte, ou le principe de prudence quand une situation comporte des risques, on ne les assume qu’à bon escient. Un bon exemple d’application du principe de prĂ©caution serait la gestion du retour sur Terre des vaisseaux spatiaux on peut se demander si ces vaisseaux ne pourraient pas se trouver contaminĂ©s par des toxiques ou des organismes inconnus, dont la virulence pourrait se rĂ©veiller sur Terre. Il faudra donc probablement se comporter Ă  l’égard de ces vaisseaux comme s’ils Ă©taient effectivement contaminĂ©s. Mais quand on dit cela on met en Ă©vidence du mĂȘme coup les limites, et mĂȘme la faiblesse de la position de Jonas. D’abord il n’est pas difficile de constater que la conception qu’on se fait du danger est largement dĂ©pendante de l’époque Le retour des missions Apollo n’a pas Ă©tĂ© entourĂ© d’un luxe de prĂ©cautions bactĂ©riologiques, simplement parce qu’on ne se posait pas les problĂšmes en ces termes le livre de Jonas date de 1979. De la mĂȘme façon les normes de sĂ©curitĂ© dans les Ă©coles n’ont rien Ă  voir Ă  notre Ă©poque avec ce qu’elles Ă©taient au temps de notre enfance ; ce n’est pas la technologie qui est en cause, c’est notre vision de ce qu’est un risque acceptable ». Ou encore les risques de l’amiante sont connus de longue date ; ce qui a changĂ© c’est notre conception de ce que sont les risques professionnels. Ensuite, et surtout sans doute, on n’est pas prĂšs de s’entendre sur ce qu’est un risque potentiel » ou un risque imaginable ». Car on peut toujours imaginer un risque, et si le projet Ă©tait de n’agir que quand on est certain de ne courir aucun risque, alors on se condamnerait Ă  ne plus agir du tout il n’est pas possible de prouver que les relais tĂ©lĂ©phoniques ne prĂ©sentent aucun danger, car il n’existe aucun moyen de prouver un fait nĂ©gatif. S’agissant par exemple des organismes gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s, la question prĂ©sente un triple aspect En premier lieu il y a la question des enjeux Ă©conomiques par le biais de la propriĂ©tĂ© privĂ©e de ces organismes. Ce n’est pas un risque, c’est un problĂšme politique. Le principe de prĂ©caution n’a rien Ă  voir lĂ -dedans. En second lieu, il y a le fait que si on modifie du blĂ© pour le rendre rĂ©sistant aux pesticides, c’est pour pouvoir utiliser davantage de pesticides et donc ĂȘtre plus efficace. Le problĂšme est que le taux de pesticides dans le blĂ© va se trouver augmentĂ©, et que c’est nous qui mangeons le blĂ©. C’est un risque, mais parfaitement mesurable. Le principe de prĂ©caution n’a rien Ă  voir lĂ -dedans. En troisiĂšme lieu il y a la question de la nocivitĂ© de la modification gĂ©nĂ©tique en elle-mĂȘme. Pour autant qu’on sache il n’y en a aucune, et on se demande comment il y en aurait une ; dans l’état actuel de la science, penser le contraire est une marque d’obscurantisme, et le principe de prĂ©caution n’a rien Ă  voir lĂ -dedans. A moins qu’on ne dise que ce n’est pas sĂ»r, Ă  moins qu’on ne dise qu’on ne sait jamais. La limite du principe de prĂ©caution est exactement lĂ  on ne sait jamais. Mais si on ne sait jamais, alors aucune activitĂ© humaine n’a fait la preuve dĂ©finitive de son absence de nocivitĂ©, et toute activitĂ© doit ĂȘtre arrĂȘtĂ©e ; d’ailleurs qui, en 1970, aurait seulement imaginĂ© que l’automobile allait rĂ©chauffer le climat ? Retenons donc les trois consĂ©quences du principe de prĂ©caution elles s’appliquent parfaitement Ă  notre propos sur la sĂ©curitĂ© des personnes ĂągĂ©es Il est illusoire de prĂ©tendre Ă©valuer tous les risques, et mĂȘme de prĂ©tendre les imaginer. Ce que nous appelons un risque est fortement dĂ©pendant de notre conception actuelle. Les responsables actuels tendent Ă  confondre principe de prĂ©caution et principe du parapluie ainsi dans le cas de la vaccination contre l’hĂ©patite B, les effets secondaires Ă©taient connus, rĂ©pertoriĂ©s, quantifiĂ©s, et pas si mal ; et le rapport bĂ©nĂ©fice/risque ne souffrait, et mĂȘme aujourd’hui encore ne souffre, guĂšre de discussion ; ce qui est Ă  voir, c’est la maniĂšre dont on prend en charge l’alĂ©a thĂ©rapeutique. LE PRINCIPE D’AUTONOMIE Parmi les discussions les plus violentes qui agitent le monde de la vieille Europe et le monde anglo-saxon, il y a deux conceptions diffĂ©rentes du bien. La vision europĂ©enne On sait que pour les europĂ©ens que nous sommes, profondĂ©ment marquĂ©s par la pensĂ©e grecque, et encore plus par sa relecture chrĂ©tienne, il existe le beau, le vrai et le bien, et que ces trois mots correspondent Ă  des notions qui existent et peuvent faire l’objet d’un savoir. Il y a un beau en soi, une vĂ©ritĂ© absolue, et le bien est une donnĂ©e universalisable tous les hommes aspirent au mĂȘme bien, et ils en ont la mĂȘme conception que moi. Il s’ensuit par exemple une conception particuliĂšre du bien du malade. C’est ainsi, pour sortir du domaine mĂ©dical, que la Convention EuropĂ©enne sur l’exercice des droits de l’enfant prescrit qu’on doit consulter l’enfant personnellement, ... Ă  moins que ce ne soit manifestement contraire aux intĂ©rĂȘts supĂ©rieurs de l’enfant. Il existe donc un bien absolu, indiscutable, sur lequel tout le monde est censĂ© s’accorder. Dans ce modĂšle la notion de bien n’est pas immanente Ă  l’homme, elle lui vient d’ailleurs, que cet ailleurs soit le dieu ou la nature, et c’est parce qu’elle ne dĂ©pend pas de l’homme qu’on peut s’accorder dessus. Et c’est aussi pourquoi il ne saurait y avoir de dĂ©saccord Ă©thique entre le malade et son mĂ©decin, puisque l’objectif de l’un et de l’autre est la guĂ©rison du malade. C’est pourquoi Louis Portes, premier prĂ©sident du Conseil de l’Ordre des MĂ©decins, qui n’avait de leçons Ă  recevoir de personne en matiĂšre d’humanisme et de courage, pouvait Ă©crire en 1950 Tout patient est et doit ĂȘtre pour lui le mĂ©decin comme un enfant Ă  apprivoiser, non certes Ă  tromper, un enfant Ă  consoler, non pas Ă  abuser, un enfant Ă  sauver, ou simplement Ă  guĂ©rir. Cette vision paternaliste de la mĂ©decine se retrouve encore dans bien des textes de loi ; il ne faut pas la mĂ©priser au nom d’une lecture caricaturale, et il n’est pas besoin d’une longue rĂ©flexion pour voir les catastrophes qu’on dĂ©clenche Ă  la jeter inconsidĂ©rĂ©ment aux orties. La vision anglo-saxonne À l’opposĂ© de cette conception, il y a la conception autonomiste. Dans ce modĂšle le bien en soi n’existe pas, il n’y a que le bon est bien ce qui est bon, et le bon est ce que l’homme dit lui ĂȘtre profitable. C’est ainsi que la notion de plaisir est centrale dans la pensĂ©e des philosophes anglais des XVIIe et XVIIIe siĂšcles, notamment Hobbes, Locke et Hume, qui sont Ă  l’origine du siĂšcle des LumiĂšres, et plus encore de la pensĂ©e amĂ©ricaine. Comme il n’y a pas de bien absolu il suit qu’on ne peut juger une action Ă  ses consĂ©quences, et que le seul critĂšre utilisable est le respect de principes d’action ; je n’agis pas pour faire un bien que je connais mais parce que mon devoir est d’agir ainsi. Ce qui compte ce n’est pas le contenu du contrat, c’est le respect du contrat. Il s’ensuit que la rĂ©fĂ©rence absolue est l’autonomie de la personne, c’est Ă  dire la libertĂ© qui lui est reconnue de dĂ©cider pour elle en toute connaissance de cause. Tout doit ĂȘtre fait pour respecter sa libertĂ© de choix, c’est Ă  dire aussi sa libertĂ© de dire quelles sont ses valeurs, quelles sont les choses importantes pour elle et quelles sont les choses accessoires. Dans cette vision des choses le mĂ©decin n’est pas un pĂšre aimant mais un simple conseiller technique dont le rĂŽle se rĂ©duit Ă  informer. On voit bien le principe qui est Ă  l’oeuvre ici, et qui Ă©voque irrĂ©sistiblement ce mot de Protagoras L’homme est la mesure de toute chose. Ce n’est pas un hasard, sans doute, si on retrouve ainsi quelque chose de l’opposition entre les sophistes et les platoniciens, mais cela nous mĂšnerait trop loin. Il n’empĂȘche on voit bien ici les limites de la construction anglo-saxonne, qui est d’ailleurs la mĂȘme que celle, pour autant qu’on la connaisse, des sophistes pour les anglo-sxons, il y a un principe absolu, c’est qu’il n’y a pas de principe absolu ; la construction tient Ă  condition de poser en principe que tout le monde considĂšre son autonomie comme la valeur essentielle, et cela ne va pas de soi. Ce prĂ©supposĂ© est parfaitement visible dans la procĂ©dure mĂȘme utilisĂ©e par les amĂ©ricains en 1991 le Parlement Ă©dicte le Patient Self-DĂ©termination Act, qui dĂ©cide qu’à tout patient hospitalisĂ© on doit remettre un document indiquant ses droits ; ce document comprend un dictionnaire explicatif, une charte des droits, une proposition de directives anticipĂ©es, un document sur l’ordre de rĂ©animer ou non, un formulaire de dĂ©signation d’une personne de confiance, une liste des recours possibles. Mais faisant cela on reconnaĂźt bel et bien que les humains ont suffisamment de choses en commun pour que cela puisse faire l’objet d’un Ă©crit lisible et partageable par tous. Les limites de ces modĂšles Passons. Le problĂšme qui nous intĂ©resse au fond n’est pas de savoir quel modĂšle l’emporte sur l’autre, car chacun a des inconvĂ©nients Ă©vidents ; il est plutĂŽt de savoir, prĂ©cisĂ©ment, quels sont ces inconvĂ©nients, c’est-Ă -dire quelles sont les impasses qui sont faites, sachant que de part et d’autre on est conscient de ces impasses mais qu’on les considĂšre comme un prix Ă  payer. Le modĂšle paternaliste conduit Ă  des dĂ©cisions comme l’arrĂȘt dit HĂ©dreul. Il s’agissait d’un homme atteint d’une forme familiale de maladie intestinale, avec un risque de cancer proche de 100%. Il lui avait donc Ă©tĂ© proposĂ© une coloscopie. Malheureusement, et bien qu’aucune faute n’ait Ă©tĂ© commise, il a accumulĂ© tous les ennuis imaginables, et il attaquĂ© le mĂ©decin au motif qu’il n’avait pas Ă©tĂ© suffisamment informĂ© des risques de la coloscopie. La justice a fini par trancher qu’il y avait bien eu dĂ©faut d’information mais que si le malade avait eu toute l’information il n’aurait pas pour autant refusĂ© l’examen parce qu’aucun agent rationnel ne l’aurait fait. En d’autres termes la libertĂ© n’est pas la libertĂ© d’agir contre le bon sens, contre le vrai et le bien considĂ©rĂ©s comme des absolus. DĂ©cision pertinente dans le cas d’espĂšce ; on imagine sans peine les abus d’un tel systĂšme. Quant au modĂšle autonomiste, il aboutit Ă  des dĂ©cisions comme l’arrĂȘt Doe une femme est enceinte ; l’enfant est menacĂ© de graves sĂ©quelles neurologiques si l’accouchement est fait par voie normale ; la mĂšre refuse la cĂ©sarienne et le mĂ©decin est tenu de s’incliner. Cet arrĂȘt pose Ă©videmment le problĂšme de la responsabilitĂ© de la mĂšre vis-Ă -vis de son enfant, et renvoie Ă  cette question la femme est libre de disposer de son corps mais il est des situations oĂč elle hĂ©berge dans son corps le corps d’un autre, et de cet autre il ne va pas de soi qu’elle puisse disposer. Mais quand nous tenons ce raisonnement, ou quand nous disons que la mĂšre n’était pas Ă  mĂȘme d’évaluer son risque, nous dĂ©cidons de substituer notre systĂšme de valeurs Ă  celui de la mĂšre, et cela le modĂšle autonomiste nous l’interdit. Nous sommes donc en difficultĂ© des deux cĂŽtĂ©s, car chacune des deux visions prĂ©sente des inconvĂ©nients Ă©vidents. C’est cette difficultĂ© que nous retrouverons dans la prise en charge des personnes ĂągĂ©es. UN MODELE DE RAISONEMENT LES BARRIERES DE LIT La question des barriĂšres de lit est probablement un vĂ©ritable emblĂšme relativement Ă  notre sujet. En effet c’est un domaine dans lequel l’irrationalitĂ© occupe une place prĂ©pondĂ©rante. Il convient de s’y attarder un peu. Les soignants français sont de grands amateurs de barriĂšres de lit. On en compte jusqu’à 90% dans certains services hospitaliers, et ce sont loin d’ĂȘtre les plus mauvais. La formation des soignants accorde une grande place aux questions de sĂ©curitĂ©, de sorte que la mise des barriĂšres de lit est un rĂ©flexe contre lequel il est trĂšs difficile de lutter ce qui est redoutĂ© c’est que le malade tombe de son lit ; mais quand on fait remarquer au soignant que si ce malade paraplĂ©gique tombait un jour de son lit ce serait probablement une bonne nouvelle, le soignant rĂ©plique que, tout de mĂȘme, les barriĂšres sont aussi trĂšs pratiques pour accrocher la sonnette ou le cordon de la lumiĂšre ; bref pour une raison ou pour une autre il y a des barriĂšres. C’est un modĂšle de position paternaliste. Et cette obstination est d’autant plus irrationnelle qu’en rĂšgle gĂ©nĂ©rale le soignant qui relĂšve les barriĂšres de lit omet, ce qui serait pourtant d’élĂ©mentaire prudence, de remettre le lit en position basse. Personnellement je dĂ©teste les barriĂšres de lit. J’y ai des raisons prĂ©cises d’abord bien souvent elles empĂȘchent de se lever des gens qui pourraient parfaitement le faire, et en cela elles constituent une vĂ©ritable contention, ce qui est un abus de pouvoir ; ensuite le seuls accidents mortels que j’ai observĂ©s en matiĂšre de chute d’un lit ont Ă©tĂ© le fait de patients qui ont enjambĂ© la barriĂšre de lit. Mais je dois bien admettre que si je dĂ©teste les barriĂšres de lit, c’est aussi parce que je les dĂ©teste je dĂ©teste cette image du vieillard parquĂ© dans son lit comme un mouton dans son enclos. Ce que je n’aime pas c’est l’image, et ma position est tout aussi paternaliste que celle des soignants je dĂ©teste les barriĂšres, mais c’est moi qui les dĂ©teste, et je sens bien que quand le malade demande qu’on les lui mette je dois faire un effort pour ne pas le critiquer. Alors comment peut-on considĂ©rer le problĂšme des barriĂšres de lit ? En 2000 l’ex-ANAES publiait un guide de recommandations intitulĂ© limiter les risques de la contention chez les personnes ĂągĂ©es ». Il y Ă©tait notamment question des barriĂšres de lit, et on y lisait que le rapport bĂ©nĂ©fice/risque des barriĂšres de lit est dĂ©favorable non seulement elles n’évitent pas les chutes, mais encore elles provoquent des traumatismes, voire des dĂ©cĂšs, au point qu’aux Etats-Unis les procĂ©dures pour excĂšs de barriĂšres sont aussi nombreuses que les procĂ©dures pour dĂ©faut. C’est l’opinion qui maintenant a le vent en poupe, du moins chez les gĂ©riatres, et voici qui vient conforter ma thĂšse. Pas tout Ă  fait cependant. Car tout de mĂȘme il y a une anomalie. Voyons. Comment se prĂ©sente le risque de chute d’un lit ? Il y a le malade qui bouge pendant son sommeil, comme font nombre de bien-portants. Celui-lĂ , quand il rencontre une barriĂšre de lit, est protĂ©gĂ© des chutes. Il y a le malade qui est atteint d’une dĂ©ficience motrice, neurologique ou rhumatologique, et qui ne va pas cotrĂŽler tout Ă  fait ses gestes, s’exposant Ă  tomber lorsqu’il voudra se retourner dans son lit. Les barriĂšres vont le protĂ©ger. Il y a le malade qui veut se lever de son lit parce qu’il est agitĂ© ou confus, ou qui fait tout simplement un cauchemar. Ce malade-lĂ  ne sera pas arrĂȘtĂ© par une barriĂšre de lit, et il l’enjambera, s’exposant Ă  un traumatisme encore plus grave. Et puis il y a le malade, certes limitĂ© sur le plan locomoteur, mais lucide, qui voudrait se lever mais qui sera en danger s’il le fait. Les barriĂšres vont le protĂ©ger, mais au prix d’une restriction de libertĂ© qu’il faudra justifier, et d’une aggravation de son impotence. C’est lĂ  un des problĂšmes majeurs de toutes les contentions on veut protĂ©ger le malade contre les traumatismes, mais le principal danger des traumatismes est la grabatisation qu’ils risquent d’engendrer ; il est donc absurde de choisir, pour Ă©viter la grabatisation du malade, une stratĂ©gie aboutissant Ă  le grabatiser. On voit donc que dans le troisiĂšme type de situation les barriĂšres sont inefficaces et dangereuses ; dans le quatriĂšme elles sont efficaces mais dangereuses ; reste deux autres situations oĂč elles sont efficaces. Le bon sens arrivait au mĂȘme rĂ©sultat la surprise serait de constater que les barriĂšres n’évitent aucune chute. Et quand l’ex-ANAES affirme que les barriĂšres n’évitent pas les chutes, elle prend le risque de se voir demander par quel mirache un tel paradoxe pourrait bien ĂȘtre expliquĂ©. La vĂ©ritĂ© est probablement tout autre Les barriĂšres aggravent les dangers des chutes. Elles ont leurs risques propres de blessure. De la sorte leur balance bĂ©nĂ©fice/risque est dĂ©favorable. Un usage inconsidĂ©rĂ© des barriĂšres de lit aboutit Ă  limiter abusivement l’autonomie de certains malades, qui voient leur impotence s’aggraver et donc leur risque de chute. De la sorte, et toutes choses Ă©gales par ailleurs, il y a moins de chutes dans les services qui n’utilisent pas de barriĂšres que dans ceux qui les utilisent. Mais il y a certainement une place pour une utilisation raisonnĂ©e des barriĂšres de lit, une utilisation qui permette de diminuer rĂ©ellement le risque de chute. Si cette possiblitĂ© n’existait pas cela constituerait un tel paradoxe qu’il faudrait l’expliquer. Le problĂšme est que pour faire cela il nous faudrait prĂ©ciser les indications des barriĂšres de lit, ce qui ne se peut qu’à la condition de disposer de critĂšres diagnostiques. Nous ne les avons par, ce qui ne veut nullement dire qu’ils n’existent pas. La conclusion de tout cela saute aux yeux tout le monde dans cette affaire se comporte en fonction de sa subjectivitĂ©. Les soignants ne supportent pas l’idĂ©e d’un patient qui prendrait un risque, je ne supporte pas l’idĂ©e d’un patient enfermĂ©, et l’ex-ANAES publie un document qui, Ă  cause peut-ĂȘtre d’une idĂ©e prĂ©conçue, ne prend pas la prĂ©caution de faire le tri dans ses statistiques. Ces trois positions, au-delĂ  de leurs apparences, sont paternalistes ; d’ailleurs aucune mention n’y est faite du malade. Comment peut-on alors avancer ? L’avis du malade Une premiĂšre solution est bien entendu de demander au malade ce qu’il en pense. Il est mĂȘme significatif que ce ne soit pas la premiĂšre idĂ©e, tant la pose de barriĂšres est de toute Ă©vidence une mesure de contrainte envers la personne. Mais pour des europĂ©ens cette solution suppose qu’on ait rĂ©solu la question du consentement libre et Ă©clairĂ© ». Car de deux choses l’une ou bien on considĂšre que, tout compte fait, il vaut mieux laisser les gens libres de dĂ©cider pour eux-mĂȘmes parce que c’est ainsi qu’on limite au mieux les abus du paternalisme ; ou bien on considĂšre que, tout compte fait, il vaut mieux ne pas trop accorder de crĂ©dit Ă  l’opinion du malade car il se trompe trop souvent dans ses choix. Donc ou bien la parole du malade s’impose ou bien elle ne s’impose pas. Mais la loi du 4 mars 2002 introduit la notion de consentement libre et Ă©clairĂ© ». Dire cela c’est poser un nouveau problĂšme. Car il est facile de dire ce qu’est le consentement ; par contre si on veut qu’il soit libre et Ă©clairĂ© » on s’oblige Ă  dire qui juge de ce qui est libre et de ce qui est Ă©clairĂ©. Certes on peut se contenter de le faire par dĂ©faut un consentement est libre quand on n’a pas d’argument pour dire que le malade a subi des pressions, et il est Ă©clairĂ© quand on peut Ă©tablir que les informations lui ont Ă©tĂ© donnĂ©es. Mais on voit bien que cela ne suffit pas. Et ce n’est pas seulement parce que les fonctions intellectuelles du malade Ă  qui on va poser des barriĂšres de lit sont frĂ©quemment dĂ©tĂ©riorĂ©es c’est surtout parce que le savoir qui s’échange dans la communication entre le soignant et le malade n’a pas rĂ©ellement de point commun. Il y a d’un cĂŽtĂ© un humain qui n’est pas en crise, qui possĂšde sur la situation un savoir en quelque sorte extĂ©rieur, et il y a de l’autre un malade en crise, qui ne dispose d’aucune libertĂ© vis-Ă -vis du message qui lui est adressĂ©, car ce message lui parle non d’un savoir mais d’une expĂ©rience qu’il vit ici et maintenant. Le savoir du soignant est constituĂ© par compilation d’un grand nombre de cas, celui du malade n’a rien Ă  voir avec une compilation, c’est immĂ©diatement l’application Ă  une situation unique. Comment dĂšs lors peut-on penser la libertĂ© de celui qui est en crise ? La loi du 22 avril 2005 pose la question mais ne donne pas de rĂ©ponse, et elle ne donne pas de rĂ©ponse parce qu’il n’y en a pas, du moins pas dans une loi. C’est ainsi, par exemple, qu’elle dĂ©crit la procĂ©dure Ă  appliquer lorsque le malade est hors d’état d’exprimer sa volontĂ© » ; mais elle ne dit pas qui juge que le malade est en Ă©tat d’exprimer sa volontĂ© ; et si nous savons que dans bien des cas la rĂ©ponse est Ă©vidente, il en est d’autres oĂč c’est infiniment plus difficile, et malheureusement ces cas sont les seuls oĂč nous aurions rĂ©ellement besoin des secours de la loi. On voit ici Ă  l’oeuvre l’évidence dont nous parlions ci-dessus le concept mĂȘme de consentement libre et Ă©clairĂ© » est paternaliste, puisqu’il s’agit de se donner les moyens de protĂ©ger le malade contre ses propres erreurs en introduisant, sous le prĂ©texte de respecter l’autonomie du malade, le filtre d’un jugement prononcĂ© par le soignant. Mais d’un autre cĂŽtĂ©, si on veut renoncer Ă  ce filtre, il faut dire que par dĂ©finition l’expression de la volontĂ© du malade est toujours la plus libre et la plus Ă©clairĂ©e possible, ce qui n’a tout simplement aucun rapport avec la rĂ©alitĂ©, et constitue une pure hypocrisie, une simple opĂ©ration de dĂ©fausse par laquelle on laisserait le malade se dĂ©brouiller avec lui-mĂȘme. Il n’y a donc pas de point d’équilibre, et on demeure avec deux notions, d’ailleurs essentielles Il faut ĂȘtre prudent avant de prĂ©tendre savoir mieux que le malade ce qui est bon pour lui. Mais dĂšs qu’on s’écarte du strict respect inconditionnel de cette volontĂ©, par exemple en introduisant l’idĂ©e qu’il faudrait persuader le malade, ou que, tout de mĂȘme, on a du bon sens, alors on retombe dans le paternalisme, avouant par lĂ  qu’il n’y a aucun moyen d’y Ă©chapper, et que la question est simplement de savoir comment on le tient en lisiĂšre. Une attitude professionnelle Heureusement il existe une autre voie, qui est d’essayer de raisonner. On peut d’abord se demander quels sont les facteurs de risque. Il y a un certain nombre de malades dont la probabilitĂ© de tomber est nulle. Il y en a d’autres pour lesquels la pose de barriĂšres de lit fait courir un risque majeur d’enjambement. Inversement il y a des malades qui veulent qu’on lĂšve les barriĂšres, et il n’y a aucune raison de le leur refuser. On peut ensuite essayer d’évaluer la situation de maniĂšre totalement pragmatique par exemple on dĂ©cidera que le malade considĂ©rĂ© comme Ă  risque de chute sera installĂ© dans son lit, en position basse, avec un matelas au sol au pied de son lit. Si on ne le retrouve pas sur le matelas, c’est qu’il ne chute pas les barriĂšres sont inutiles ; s’il chute, alors la question des barriĂšres de lit est posĂ©e, et on les relĂšve, tout en laissant le matelas au sol. Si on ne le retrouve pas sur le matelas, c’est que les barriĂšres ont rempli leur office ; s’il chute, alors c’est que le malade enjambe les barriĂšres. Quelques conclusions Cet exemple nous permet de comprendre plusieurs choses. D’abord, tous nos modĂšles de raisonnement en ce qui concerne les barriĂšres de lit sont essentiellement paternalistes. Ensuite, ce paternalisme consiste non seulement dans le fait que nous ne jugeons la situation qu’à travers notre propre systĂšme de valeurs auquel nous confĂ©rons ainsi un statut d’absolu, mais encore dans le fait qu’à ce systĂšme de valeurs vient se surimprimer celui de nos irrationnalitĂ©s. Le paternalisme s’apparente alors Ă  une tyrannie. Il existe une maniĂšre pragmatique, scientifique d’aborder le problĂšme des barriĂšres de lit cependant cela ne suffit pas tout Ă  fait, car rien n’oblige absolument le malade Ă  accepter la contrainte de la rationalitĂ©. On retrouve ici la question qui Ă©tait posĂ©e tant par l’arrĂȘt HĂ©dreul, qui prĂ©tendait imposer comme rĂ©fĂ©rence le comportement d’un agent rationnel » que par le Patient Self-DĂ©termination Act, qui prĂ©suppose que les protagonistes partagent suffisamment de valeurs pour s’accorder sur des documents Ă©crits. Mais l’approche scientifique est soumise aux difficultĂ©s relevĂ©es lors de notre Ă©tude sur le principe de prĂ©caution Il est illusoire de prĂ©tendre Ă©valuer tous les risques, et mĂȘme de prĂ©tendre les imaginer. Ainsi la mĂ©thode du matelas au sol ne permet d’évaluer que certains risques, et sur une pĂ©riode donnĂ©e. Ce que nous appelons un risque est fortement dĂ©pendant de notre conception actuelle une fois qu’on a dĂ©tectĂ© un risque il faut encore s’entendre sur ce qu’est un niveau de risque acceptable » et il est rare que le malade soit en Ă©tat de nous aider sur ce point. Les responsables actuels tendent Ă  confondre principe de prĂ©caution et principe du parapluie, poussĂ©s en cela notamment par des comportements aberrants des compagnies d’assurance. Il nous faut donc aborder ces questions en gardant Ă  l’esprit que nous sommes sous l’influence de nos propres fantasmes. Ensuite il nous faut recueillir impĂ©rativement le point de vue du patient on ne parlera pas ici du point de vue, pourtant indispensable, des proches ; l’entretien avec les proches a une autre vertu, encore plus importante l’acte par lequel on rend compte aux proches de l’état de la rĂ©flexion est un rĂ©vĂ©lateur impitoyable de ce qu’on sait expliquer, de ce dont on n’est pas sĂ»r, de ce qu’on n’ose pas dire, parfois de ce dont on ne souhaite pas se vanter.... Enfin il ne faut pas oublier de pratiquer le mĂ©tier pour lequel nous sommes payĂ©s raisonner en scientifiques. En dernier lieu on Ă©vitera d’accorder Ă  ce raisonnement scientifique une autoritĂ© dĂ©finitive. À ce prix on peut espĂ©rer prendre les bonnes dĂ©cisions. LE DROIT AU RISQUE Mais alors comment peut-on envisager un droit au risque » pour la personne ĂągĂ©e ? Et comment peut-on envisager le respect de ce droit ? L’idĂ©e de protĂ©ger la personne est Ă©videmment un projet paternaliste. C’est un projet qui pose en principe que la sĂ©curitĂ© est la valeur la plus importante, et que la situation rĂ©sultant d’une mise en sĂ©curitĂ© vaut intrinsĂšquement mieux que la situation obtenue moyennant une prise de risque, et mieux, en toute hypothĂšse, que la situation rĂ©sultant d’une prise de risque qui a Ă©chouĂ© mais avec le sentiment d’avoir au moins essayĂ©. Mais que peut bien signifier la notion de risque appliquĂ©e Ă  une personne ĂągĂ©e ? De quoi peut-il bien s’agir ? Et d’abord, que signifie l’idĂ©e mĂȘme de risque ? On risque quand on se trouve dans une situation dont on ne contrĂŽle pas les paramĂštres essentiels. Le risque est ainsi la caractĂ©ristique des situations nouvelles, de la dĂ©couverte, de la rencontre. Certes, s’agissant de la personne ĂągĂ©e la problĂ©matique s’inverse quelque peu ce n’est pas la situation qui est nouvelle, c’est la capacitĂ© de la personne Ă  y rĂ©pondre ; mais il n’en reste pas moins que le risque est le corrĂ©lat essentiel de l’adaptation on ne s’adapte qu’en prenant un risque. On ne peut Ă©liminer le risque qu’en dĂ©cidant d’adapter la rĂ©alitĂ© au sujet au lieu de faire l’inverse, et cela conduit nĂ©cessairement Ă  une sortie du rĂ©el au moyen de la crĂ©ation d’une rĂ©alitĂ© irrĂ©elle. On a dĂ©jĂ  notĂ© plus haut ce paradoxe alors que notre civilisation nous donne des moyens toujours plus performants, ce qui devrait nous rassurer sur notre capacitĂ© Ă  faire face Ă  l’adversitĂ©, on constate que le risque est devenu pratiquement obscĂšne. Cela conduit Ă  cette Ă©trangetĂ© du discours politique dans lequel on passe une partie de son temps Ă  reprocher aux citoyens de prendre des risques, par exemple en fumant, ou en mangeant, ou en skiant hors pistes, et une autre partie Ă  leur reprocher de ne pas prendre de risques, par exemple en refusant la remise en cause du droit du travail. Bref le risque est devenu une notion totalement instrumentalisĂ©e, ce qui est d’autant plus facile que son Ă©valuation ne peut ĂȘtre faite Ă  l’aune d’aucune rĂ©fĂ©rence stable, comme on l’a observĂ© Ă  plusieurs reprises. Du coup on ne prend plus la peine de rechercher la rĂ©alitĂ© du risque. Un enjeu essentiel de la prise en charge de la dĂ©mence est la sĂ©curisation des locaux comment faire en sorte que ces malades, qui ne savent plus oĂč ils sont et qui sont pris d’irrĂ©sistibles compulsions Ă  marcher, ne s’échappent pas de l’unitĂ© oĂč ils sont hĂ©bergĂ©s ? De nombreuses srtratĂ©gies ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©es Ă  ce sujet, nous y reviendrons sans doute. Mais s’est-on prĂ©occupĂ© de quantifier le niveau du risque ? Sans prĂ©tendre que l’argument suffise, je dois faire Ă©tat d’une expĂ©rience de six ans d’un Ă©tablissement dans lequel les dĂ©ments ne faisaient l’objet d’aucune autre mesure de confinement qu’une surveillance aussi Ă©troite que possible de la part des soignants. Il s’est produit, mais au fond pas trĂšs souvent, que des malades s’échappent ; tous ont toujours Ă©tĂ© retrouvĂ©s sains et saufs. Cela ne signifie nullement que j’avais raison, mais cela pourrait inciter Ă  se demander si le risque n’a pas Ă©tĂ© surestimĂ©, et surtout ce qui se disait dans cette surestimation. Le risque, comme partout, c’est l’incontrĂŽlĂ©, l’alĂ©atoire, ce qui Ă©chappe Ă  notre surveillance. La libertĂ© mĂȘme est une situation Ă  risque, car la libertĂ© c’est d’abord la libertĂ© de faire des erreurs on sait que la RĂ©publique idĂ©ale de Platon, gouvernĂ©e par la seule raison, est un modĂšle d’Etat totalitaire. Du coup nous sommes pris dans un discours contradictoire la personne ĂągĂ©e est Ă  la fois celle qui, aprĂšs s’ĂȘtre privĂ©e toute sa vie, a gagnĂ© le droit d’ĂȘtre enfin libre de faire ce qu’elle veut, et celle qui, aprĂšs avoir souffert toute sa vie, a gagnĂ© le droit d’ĂȘtre enfin Ă  l’abri des angoisses ; on ne voit pas que la libertĂ© et la sĂ©curitĂ© sont deux notions incompatibles ce n’est pas un hasard si la loi Peyrefitte du 2 fĂ©vrier 1981, l’un des textes les plus rĂ©pressifs de la Ve RĂ©publique, s’appelait sĂ©curitĂ© et libertĂ© ». S’agissant de la personne ĂągĂ©e, la seule question qui vaille est de savoir ce qu’elle est encore capable de faire. Or pour en juger nous ne disposons que d’une sĂ©rie d’élĂ©ments d’apprĂ©ciation qui sont, disons pour faire court de l’ordre du scientifique, et qui doivent ĂȘtre confrontĂ©s Ă  ce que la personne se sent en mesure de faire. C’est lĂ  la difficultĂ© de toute dĂ©cision de soins elle se prend en confrontant deux savoirs qui sont Ă©trangers l’un Ă  l’autre. Le scientifique en rĂ©sumant, bien sĂ»r a bĂąti son savoir sur la connaissance de nombreux cas, et le seul cas sur lequel il n’a pas de savoir est celui du malade ; le malade, lui, toujours en rĂ©sumant, n’a de savoir que sur son propre cas, mais celui-lĂ  il est le seul Ă  le connaĂźtre. Il n’y a donc que deux solutions Ou bien nous dĂ©cidons que la sĂ©curitĂ© prime, et nous mettons la personne Ă  l’abri de toutes les situations dont nous ne sommes pas certains qu’elle va les maĂźtriser. Le prix Ă  payer est nĂ©cessairement une perte d’autonomie. Ou bien nous dĂ©cidons que l’autonomie prime, et nous dĂ©cidons que la personne doit aller aux limites de ce dont elle est capable. Le prix Ă  payer est nĂ©cessairement celui de l’accident. Le droit au risque se situe ici. D’une part il y a la question, capitale, de la libertĂ© non seulement, comme on l’a vu, la libertĂ© est d’abord la libertĂ© de faire des erreurs, mais c’est aussi la libertĂ© de dĂ©cider de son propre systĂšme de valeurs, c’est la libertĂ© de juger ce qui est une vĂ©ritĂ© et ce qui est une erreur on passe ici sur le fait qu’en rĂ©alitĂ© il est absolument nĂ©cessaire que les humains partagent un miminum de choses dans ce domaine, faute de quoi ils ne pourront mĂȘme plus penser la libertĂ© et l’autonomie. Limiter le droit au risque, c’est limiter la libertĂ©. Mais d’autre part il y a le fait que la mise en sĂ©curitĂ© de la personne suppose qu’on lui Ă©vite les situations considĂ©rĂ©es comme Ă  risque, ce qui revient Ă  le faire travailler au-dessous de ses possibilitĂ©s rĂ©elles. Le risque de la sĂ©curitĂ© est la perte d’autonomie, comme on le voit en considĂ©rant certaines dĂ©cisions aussi frĂ©quentes qu’absurdes, comme celle qui consiste Ă  attacher au fauteuil les malades qui risquent de tomber. Car quel est le risque de la chute ? C’est le traumatisme, la fracture, les complications, la grabatisation. Mais en attachant le malade on l’empĂȘche de marcher, on entraĂźne une dĂ©sadaptation, une atrophie musculaire, une perte des repĂšres sensitifs et sensoriels, une grabatisation les moyens qu’on se donne pour Ă©viter le risque conduisent Ă  le rĂ©aliser. Mais naturellement il y a en ce qui concerne la personne ĂągĂ©e un risque dans le risque n’y a-t-il pas un risque Ă  la laisser calculer son risque, alors que l’environnement Ă©volue si vite qu’elle n’a pas les moyens de l’évaluer ? On n’est pas en peine pour trouver des exemples de personne ĂągĂ©e qui s’expose Ă  des risques manifestement inconsidĂ©rĂ©s, soit pour se prouver qu’elle en est encore capable soit parce qu’elle n’a pas pensĂ© aux consĂ©quences de ce qu’elle entreprenait. Peut-on alors dire qu’elle exerce sa libertĂ©, quand elle souffre Ă  l’évidence d’un trouble du jugement ? De quelle hypocrisie ne ferait-on pas preuve Ă  prĂ©tendre qu’une personne est libre quand, sans qu’il s’agisse d’une dĂ©mence, elle ne dispose plus de tous les moyens de prendre une dĂ©cision rationnelle ? Mais d’un autre cĂŽtĂ©, cette famille qui choisit de laisser son parent dĂ©ment seul Ă  domicile, et qui nous dit que le temps qu’il passe dans cette situation est du temps de gagnĂ©, et qu’elle assume le risque de la situation, et qu’il vaut mieux le trouver mort sur son carrelage que grabataire en maison de retraite, qui dira que cette famille est dans l’erreur ? Et s’il y avait pire que la mort ? Il est Ă  peine nĂ©cessaire d’ajouter que la personne ĂągĂ©e qui prend des risques a toute chance de nous crĂ©er des complications le risque est aussi pour nous. Ou que, limitant les risques pour la personne ĂągĂ©e, nous procĂ©dons Ă  une infantilisation qui peut recĂ©ler plus d’un rĂšglement de comptes, comme on le voit en observant ces vieux couples oĂč la femme prend sa revanche sur le mari qui l’a bafouĂ©e toute sa vie et qui, devenu impotent, tombe enfin en son pouvoir. Bref que la question de la sĂ©curitĂ© se ramĂšne bien souvent Ă  celle de notre sĂ©curitĂ©. Ce n’est pas totalement illĂ©gitime. UN CAS CONCRET Appliquons ces quelques observations Ă  une situation particuliĂšrement banale. Je connais une vieille dame. Elle a 93 ans, elle vit seule dans un pavillon de banlieue. Elle est en assez bonne santĂ©, pour l’essentiel elle prĂ©sente un risque de chute important du fait de son Ă©tat rhumatologique ; ce risque est majorĂ© par une prise d’anticoagulants motivĂ©e par une embolie pulmonaire ; elle n’a pas de dĂ©ficit intellectuel majeur ; elle a des appareils auditifs mais elle ne veut pas user les piles ; elle a une tĂ©lĂ©alarme mais elle ne veut pas la garder sur elle. La maison est inamĂ©nageable, et si le plus souvent elle se confine au rez-de-chaussĂ©e il lui arrive malgrĂ© tout de descendre Ă  la cave, par un escalier Ă©troit et raide Ă  l’éclairage dĂ©fectueux, et dans lequel elle est dĂ©jĂ  tombĂ©e. Que convient-il de faire ? En ma qualitĂ© de technicien de ces situations, j’ai eu l’occasion d’en discuter au cours d’une rĂ©union de la famille. Bien entendu cette discussion a eu lieu en prĂ©alable Ă  toute dĂ©marche vis-Ă -vis de l’intĂ©ressĂ©e ; la question Ă©tait donc de savoir si on allait lui en parler, et de quoi. J’ai dit qu’il convenait de commencer Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  ce qui risquait de se passer. J’ai rappelĂ© qu’en effet les pires situations Ă©taient celles qui n’avaient pas Ă©tĂ© anticipĂ©es, et que sans pour autant se prĂ©cipiter sur des dĂ©cisions alors qu’aucune n’était actuellement Ă  l’ordre du jour, le moment Ă©tait venu de prĂ©voir une organisation Prendre des informations sur les maisons de retraite. RĂ©flĂ©chir Ă  la maniĂšre dont elles pourraient ĂȘtre financĂ©es. DĂ©cider qui ferait quoi dans l’hypothĂšse d’une hospitalisation, ou d’une aggravation de la dĂ©pendance. RĂ©flĂ©chir Ă  un systĂšme de tĂ©lĂ©surveillance, en installant deux ou trois webcams et une connexion Internet. Les rĂ©actions ont Ă©tĂ© trĂšs violentes La vieille dame ne va pas si mal que cela. Il n’est pas question de violer son intimitĂ©. Si elle veut prendre des risques, c’est son droit et il faut le respecter. Et de toute maniĂšre on assumera le moment venu. Comment analyser cette sĂ©quence, dont la banalitĂ© est le trait essentiel ? Car la rĂ©action de cette famille est conforme au stĂ©rĂ©otype. On y trouve d’abord le dĂ©ni de la situation, qui peut s’expliquer de multiples maniĂšres, lĂ  n’est pas notre propos. Toujours est-il que le risque de chute, pourtant majeur et majorĂ© par le traitement anticoagulant, est totalement dĂ©niĂ©, que la dĂ©tĂ©rioration intellectuelle, qui est aussi Ă©vidente que modĂ©rĂ©e, est passĂ©e par profits est pertes. On y trouve ensuite une difficultĂ© Ă  examiner la lourdeur de l’engagement qu’elle prend quand elle se dit prĂȘte Ă  assumer les consĂ©quences de ses choix. Et si je lui accorde un crĂ©dit complet quand elle affirme qu’elle assumera le moment venu, je suis bien contraint d’admettre que les quatre phrases par lesquelles elle exprime sa position sont celles que le gĂ©riatre entend le plus rĂ©guliĂšrement quand il se risque Ă  proposer un plan d’aide, et que le rejet de ce plan est tout aussi rĂ©guliĂšrement, au bout de quatre mois, suivi d’une rĂ©hospitalisation en urgence dans des conditions apocalyptiques et d’un envoi en catastrophe dans n’importe quel mouroir. Et ce n’est pas parce que mon inquiĂ©tude est jusqu’ici dĂ©mentie par les faits que le raisonnement perd sa lĂ©gitimitĂ©. La rĂ©affirmation d’un droit au risque est certainement bienvenue. Mais lĂ  encore il faut ĂȘtre prudent. Car de quoi s’agit-il en rĂ©alitĂ© ? Il est probable que mes interlocuteurs ont simplement en vue le refus prĂ©visible de la vieille dame, qui Ă  nos propositions aurait toute chance d’opposer un Laissez-moi tranquille, je n’ai besoin de rien ». On pourrait alors se rassurer en invoquant, en bon zĂ©lateurs du principe d’autonomie, sa dĂ©cision souveraine et opposable dĂšs lors qu’elle a Ă©tĂ© informĂ©e. On mĂ©connaĂźtrait ainsi une difficultĂ© de taille la vieille dame n’a aucune idĂ©e de ce qu’est une webcam, et elle ne peut se faire aucune reprĂ©sentation de ce que pourrait ĂȘtre une tĂ©lĂ©surveillance ; d’ailleurs l’hostilitĂ© si frĂ©quente des personnes ĂągĂ©es Ă  la tĂ©lĂ©alarme provient avant toute chose du fait qu’elles sont incapables de concevoir le fonctionnement du systĂšme. Dans ces conditions, prĂ©tendre qu’on a respectĂ© l’autonomie de la personne alors qu’on a tout simplement utilisĂ© le fait qu’elle n’a pas compris de quoi on lui parle ne semble pas, au regard de l’éthique, d’une grande soliditĂ©. Mais le plus intĂ©ressant est sans doute sa position par rapport Ă  la tĂ©lĂ©surveillance car on voit bien que cette position est sous-tendue par le fantasme orwellien d’une vieille dame espionnĂ©e, traquĂ©e dans ses toilettes ou sous sa douche. Or ce fantasme ne tient aucun compte de la rĂ©alitĂ© d’abord le projet n’est pas de truffer de camĂ©ras la maison d’une vieille dame mais de se donner les moyens de vĂ©rifier deux ou trois fois par jour, en installant une ou deux webcams aux endroits qu’elle frĂ©quente le plus souvent qu’elle n’est pas en danger ; ensuite il n’y a guĂšre lieu de prendre en compte un risque d’abus, sachant que les utilisateurs Ă©ventuels du dispositif seraient exclusivement des membres de la trĂšs proche famille ; quant Ă  la place d’un Ă©ventuel voyeurisme, elle semble restreinte pour plus d’une raison. On voit bien que la fonction du fantasme est de transformer la question posĂ©e en une question de principe, ce qui Ă©vite, prĂ©cisĂ©ment, d’examiner la question posĂ©e. L’attachement au principe est l’alibi d’une pusillanimitĂ© intellectuelle. On voit tout aussi facilement de quoi le fantasme est nourri ce qui prĂ©domine, comme dans l’exemple des barriĂšres de lit, c’est la projection c’est l’idĂ©e que les enfants se font de l’idĂ©e que la vieille dame pourrait avoir ; ce faisant on oublie rĂ©guliĂšrement que les situations sont diffĂ©rentes aucun adulte jeune ne s’imagine incontinent, ou dĂ©ment, et il peut encore moins imaginer les renoncements auxquels il devrait alors consentir. Ce refus a priori d’examiner le principe de la tĂ©lĂ©surveillance apparaĂźt donc pour ce qu’il est une position absurde. Il me reste Ă  ajouter que cette position a Ă©tĂ© la mienne pendant plusieurs annĂ©es. Cela pourtant ne clĂŽture pas le dĂ©bat. Car les positions de principe ne sont pas pour autant nĂ©gligeables, et l’on peut parfaitement concevoir qu’on refuse la notion mĂȘme de tĂ©lĂ©surveillance au nom d’un nĂ©cessaire respect absolu de l’intimitĂ© des personnes. Ce n’est pas le lieu ici d’examiner si une telle position de principe est lĂ©gitime s’agissant de la tĂ©lĂ©surveillance. Par contre on ne peut manquer de relever une contradiction car si on dĂ©cide que la tĂ©lĂ©surveillance est interdite a priori, alors on dit du mĂȘme coup qu’il s’agit d’une mauvaise chose en soi ; et si on dit qu’il s’agit d’une mauvaise chose en soi, on admet du mĂȘme coup qu’il existe des choses qui sont mal en soi ; il y a donc un mal absolu, le bien et le mal sont dĂ©finis par une norme extĂ©rieure Ă  l’individu qui utlise les choses ; mais si c’est le cas, alors il n’y a plus aucun moyen de fonder une dĂ©marche autonomiste le bien de la personne existe en soi, il y a de gens dont le mĂ©tier est de dire en quoi ce bien consiste, et la seule attitude raisonnable est le paternalisme. Une remarque supplĂ©mentaire s’impose, qui concerne le rapport que nous entretenons avec la technologie ; c’est une banalitĂ© que d’observer combien, dans le monde soignant, le recours Ă  la technique dispense d’agir, et plus encore de rĂ©flĂ©chir on ne compte plus les appareils achetĂ©s Ă  la lĂ©gĂšre alors qu’un peu de rĂ©flexion, ou une rĂ©organisation, aurait aisĂ©ment prouvĂ© que ces achats n’étaient pas nĂ©cessaires. C’est le cas ici l’idĂ©e d’une tĂ©lĂ©surveillance est probablement bonne ; mais cette certitude s’effrite quelque peu quand on essaie de rĂ©flĂ©chir au problĂšme posĂ©. Nous Ă©tudions le cas d’une vieille dame qui vit seule chez elle. Il y a des risques inhĂ©rents Ă  la situation, et certains de ces risques, par exemple celui d’un trouble du rythme brutal, ne peuvent ĂȘtre Ă©liminĂ©s par aucun moyen adaptĂ© personne ne songe Ă  Ă©quiper la dame d’un monitorage cardiaque miniaturisĂ©. Ce que nous cherchons Ă  Ă©liminer, c’est le risque d’un sĂ©jour prolongĂ© au sol aprĂšs une chute, ou d’une pathologie brutale nĂ©cessitant une intervention en semi-urgence. L’idĂ©e est donc de pouvoir vĂ©rifier rapidement l’état global de la personne, par un simple coup d’oeil Ă  l’écran. Et parvenus Ă  ce point on s’aperçoit qu’on parviendrait au mĂȘme rĂ©sultat avec un instrument moins sophistiquĂ© nommĂ© tĂ©lĂ©phone. Certes cela implique que si la vieille dame ne rĂ©pond pas au tĂ©lĂ©phone il faudrait aller sur place, mais les intervenants potentiels habitent tous Ă  moins de dix kilomĂštres. Rappelons que l’idĂ©e d’une surveillance par webcams Ă©tait mon idĂ©e, que je n’ai pas pensĂ© une seconde Ă  organiser une veille tĂ©lĂ©phonique et mes interlocuteurs non plus. D’ailleurs cette veille n’a pas Ă©tĂ© mise en place. Il peut arriver que le recours Ă  la technologie serve surtout Ă  Ă©luder la nĂ©cessitĂ© d’une relation. Mais Ă  ce jour la vieille dame va trĂšs bien.
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Avec le temps, nos articulations s’affaiblissent, notre capacitĂ© musculaire faiblit et notre Ă©quilibre devient instable. C’est pourquoi, la chute chez la personne ĂągĂ©e est mĂȘme devenue la premiĂšre cause de mortalitĂ© pour les plus de 65 ans. Il est important de comprendre pourquoi on a tendance Ă  tomber avec l’ñge et comment peut-on prĂ©venir ce phĂ©nomĂšne. Le syndrome post chute de la personne ĂągĂ©e ? PrĂšs de 400 000 personnes ĂągĂ©es font une chute accidentelle chaque annĂ©e en France. Ces chutes sont mortelles car on note que 12 000 d’entre elles en dĂ©cĂšdent. Suite Ă  une premiĂšre chute, le risque de retomber dans la mĂȘme annĂ©e est multipliĂ© par 20. Il est Ă©galement important de noter que le risque de chute d’une personne ĂągĂ©e augmente avec l’ñge aprĂšs 65 ans 33 % des personnes chutent 1 fois par 80 ans 50 % chutent 1 fois par personne sur 2 chute en institution Ăąge moyen d’entrĂ©e en institution ≈ 85 ans.Le risque de chute des seniors peut ĂȘtre liĂ© Ă  plusieurs causes des faiblesses musculaires le manque d’exercice physique et le manque de soutien physique sont des facteurs qui peuvent augmenter le risque de chute. En effet, le corps doit ĂȘtre maintenu solidement grĂące Ă  la force musculaire. Il est donc important de maintenir une activitĂ© physique, mĂȘme peu intense. La marche est un bon exercice qui permet de maintenir les muscles dynamiques. les rhumatismes avec le temps et le manque d’activitĂ© physique, l’arthrose Ă  tendance Ă  se dĂ©velopper et Ă  ralentir les mouvements quotidiens. En effet, le cartilage autour de nos articulations s’use et se rĂ©duit au fil des annĂ©es. De plus, les douleurs engendrĂ©es peuvent se manifester de maniĂšre vive et intense, ce qui peut stopper le pas et faire chuter la personne. la fragilitĂ© des os avec le temps, nos os perdent en soliditĂ©. Au cours de notre vie, ils effectuent continuellement un processus simultanĂ© de prolifĂ©ration et de destruction. Lorsque l’on commence Ă  vieillir, ce processus se dĂ©sĂ©quilibre car notre capacitĂ© de prolifĂ©ration de l’os s’amoindrit. Cela entraĂźne alors une fragilisation progressive de l’ensemble de notre squelette. Par ailleurs, ce dĂ©sĂ©quilibre s’accentue chez les femmes au vu des modifications hormonales liĂ©es Ă  la mĂ©nopause l’ostĂ©oporose. diminution de la vision cataracte, presbytie, dĂ©gĂ©nĂ©rescence maculaire, baisse de l’acuitĂ© visuelle, glaucome. des phĂ©nomĂšnes qui se dĂ©veloppent Ă  tout Ăąge. Cela a un impact dans la vie quotidienne devient plus intense et plus contraignant au fil du temps. Par le fait, le champ visuel se rĂ©trĂ©cit et la perception des reliefs diminue. Les effets sont plus graves lorsque la lumiĂšre se rĂ©duit. Exemple d’une pathologie spĂ©cifique hallux valgusune pathologie spĂ©cifique au niveau des pieds les pieds sont les Ă©lĂ©ments clĂ©s du corps qui permettent d’absorber l’impact du dĂ©roulement du pas et la propulsion vers l’avant. Lorsque ces derniers sont sujets Ă  des pathologies spĂ©cifiques comme les pieds plats, les pieds creux ou un hallux valgus, l’équilibre du pas s’altĂšre. En outre, les douleurs engendrĂ©es lors de la marche, affectent la perte d’équilibre et augmentent le risque de chute. un trouble de l’équilibre vertiges, dĂ©ficits sensoriels ou neurologiques, ces phĂ©nomĂšnes peuvent altĂ©rer la perception du corps et de l’environnement et ainsi entraĂźner la mauvais chaussant selon une Ă©tude rĂ©alisĂ©e par Barbieri*, 51% des personnes ĂągĂ©es, hospitalisĂ©es suite Ă  une chute, ont gĂ©nĂ©ralement pour cause des chaussures mal adaptĂ©es. Les chaussures et chaussons sont des Ă©lĂ©ments clĂ©s dans le risque de chute. Elles sont l’interface entre le corps et l’environnement. Elles ont donc le pouvoir d’influencer la stabilitĂ© de maniĂšre positive ou nĂ©gative. Porter des chaussures qui ne sont pas adaptĂ©es Ă  la personne et Ă  son rythme de vie, accentue son risque de chute. l’environnement obstacles au sol, mauvais Ă©clairage, sol mouillĂ© ou un trottoir irrĂ©gulier. Tous ces Ă©lĂ©ments qui se trouvent autour de nous sont des facteurs de chute et pas seulement pour les seniors. La vigilance est un Ă©lĂ©ment clĂ©, ainsi que l’amĂ©nagement de son milieu de vie. Pour les obstacles extĂ©rieurs, il faut rester vigilant et trouver les chemins les plus sĂ©curisĂ©s. Mieux vaut marcher sur un trottoir lisse plutĂŽt que des pavĂ©s instables. Pour l’intĂ©rieur, nous verrons ci-aprĂšs les solutions possibles. la peur de tomber en effet, cet aspect psychologique influe grandement sur l’incidence des chutes, notamment aprĂšs la premiĂšre en sont les consĂ©quences ? Les consĂ©quences de la chute chez les personnes ĂągĂ©es, dĂ©pendent de la gravitĂ© de cette derniĂšre et de l’état de la personne. Des plaies, des contusions ainsi que des luxations ou des fractures peuvent compte Ă  peu prĂšs 50 000 fractures du col du fĂ©mur en France, chaque annĂ©e. Suite Ă  la chute d’un senior, c’est la fracture la plus courante qui entraĂźne souvent des complications et notamment une perte d’autonomie. Lorsque la personne n’arrive pas Ă  se relever, il est vital qu’elle soit secouru rapidement. Dans le cas contraire, elle peut souffrir de dĂ©shydratation et de dĂ©nutrition pouvant entraĂźner des problĂšmes rĂ©naux. L’immobilisation de longue durĂ©e est Ă©galement trĂšs dangereuse si la personne suit un traitement quotidien liĂ© Ă  une maladie cardiovasculaire, un diabĂšte, un problĂšme respiratoire ou une maladie chronique. Il peut Ă©galement y avoir un risque d’hypothermie si la chute a lieu dans un endroit non chauffĂ© ou sur du carrelage. Des escarres peuvent Ă©galement se dĂ©velopper si la personne reste par terre trop longtemps plus de 24 heures. Hormis les consĂ©quences physiques, de multiples complications psychologiques et sociales peuvent se dĂ©velopper. Celles-ci sont une raison courante des placements en institution des seniors. La chute d’une personne ĂągĂ©e, que faire ?Pour prĂ©venir ou diminuer le risque de chute chez la personne ĂągĂ©e, plusieurs solutions sont possibles selon chaque cause prĂ©cĂ©demment citĂ© Des chaussures et des chaussons adaptĂ©es Pour maintenir vos pieds et une posture stable, le choix du chaussant est primordial. Pour cela, certains critĂšres de sĂ©lection sont essentiels une fermeture adaptable les lacets ou les velcros permettent un maintien stable et ajustĂ© Ă  vos pieds. une largeur adaptĂ©e des chaussures trop larges ne maintiendront pas vos pieds correctement. Trop Ă©troites, vos pieds se sentiront compressĂ©s entraĂźnant des douleurs et des dĂ©formations hallux valgus, griffes d’orteils etc
. De ce fait, la marche se complique car douloureuse et la posture dĂ©sĂ©quilibrĂ©e. Avoir des chaussures adaptĂ©es Ă  la largeur de vos pieds est donc primordiale pour qu’ils soient correctement maintenus et se sentent confortables. une semelle extĂ©rieure antidĂ©rapante elle permet de diminuer le risque de chute avec son effet amortissant. un talon large et stable pas plus de 5cm et assez large pour protĂ©ger l’appui et Ă©viter les dĂ©sĂ©quilibres. des matĂ©riaux solides et adaptĂ©s le cuir d’agneau est une matiĂšre rĂ©sistante et de longue durĂ©e qui s’adapte Ă  la forme du pied. Il existe Ă©galement des matĂ©riaux extensibles, spĂ©cialement conçus pour les pathologies comme les hallux valgus. Une chaussure adaptĂ©e Ă  la morphologie du pied apporte plus de confort et de confiance dans le pas. De plus, le pied est plus stabilisĂ© Ă©tant donnĂ© que la chaussure s’adapte pour maintenir une marche Ă©quilibrĂ©e. un contrefort ferme situĂ© Ă  l’arriĂšre de la chaussure, il permet de maintenir la cheville droite et stable, afin d’éviter les mouvements de semelles orthopĂ©diques MoulĂ©es directement sur la forme des pieds, elles sont fabriquĂ©es sur-mesure. Des modifications ajoutĂ©es selon les particularitĂ©s de chacun, permettent de soulager les douleurs, corriger la position du pied et rééquilibrer la posture. En outre, l’assouplissement des points d’appuis lors du dĂ©roulement du pas, rĂ©duit le risque de chute et permet de rĂ©cupĂ©rer le contrĂŽle du pied en les troubles statiques les dĂ©formations du un meilleur Ă©quilibre musculaire au niveau du pied et de la cheville. Le dĂ©tecteur de chute pour personne ĂągĂ©e Un dĂ©tecteur de chute pour personne ĂągĂ©e est reliĂ© directement Ă  un centre de tĂ©lĂ©assistance qui appelle les secours afin de les prĂ©venir en cas d’une chute de la personne ĂągĂ©e. Ce dispositif se prĂ©sente sous forme d’un bracelet ou d’un collier, est composĂ© de capteurs pour Ă©viter la chute d’une personne ĂągĂ©e Afin d’éviter la chute d’une personne ĂągĂ©e, il est recommandĂ© de prĂ©server la santĂ© des os, muscles et articulations en pratiquant une activitĂ© physique. La marche permet ainsi de conserver un corps tonique, le renforcement des muscles et le maintien de l’équilibre. Une Ă©tude menĂ©e par le GĂ©rontopĂŽle de Toulouse confirme d’ailleurs que l’exercice physique chez les personnes permet de limiter les risques de chute et notamment les chutes sĂ©vĂšres. MenĂ©e par une Ă©quipe du GĂ©rontopĂŽle du CHU de Toulouse, de l’Inserm et de l’universitĂ© Toulouse III – Paul Sabatier UMR 1027 dĂ©montre que l’exercice physique prolongĂ© rĂ©duit notablement les risques de chute sĂ©vĂšre. De plus, cela favorise le vieillissement dans de meilleures conditions. Si l’exercice physique sur la durĂ©e ne prolonge pas la vie, il amĂ©liore la qualitĂ© de vie au cours du vieillissement. Les principaux bĂ©nĂ©fices sont la rĂ©duction du risque de chutes -12% et surtout celui de chutes sĂ©vĂšres avec lĂ©sions -26%. On notera Ă©galement dans cet Ă©tude que le shiatsu est une activitĂ© trĂšs bĂ©nĂ©fique car il maintient la coordination du corps de de l’ environnement amĂ©nagĂ© il est important de dĂ©terminer si des Ă©lĂ©ments comme des meubles ou un tapis qui glisse un peu, sont des obstacles qui pourraient causer une chute. AprĂšs cette identification, un amĂ©nagement s’envisage selon les besoins barre d’appui, tapis antiglisse, fauteuil de baign
Lapersonne ĂągĂ©e n’en a plus assez pour envisager et trop dans son quotidien. L’entrain s’émoussant, elle vit Ă  prĂ©sent ce temps Ă  un rythme ralenti : elle en est devenue la mĂ©moire [21] [21] « Le passĂ© n’est rien sans l’acte prĂ©sent du souvenir » ; dans qui est Ă  scruter dans la proximitĂ© de la rencontre.
Que faire lorsque l’accident tant redoutĂ© se produit ? Appliquer scrupuleusement un modus operandi formalisĂ© et prĂ©cis sans omettre de remplir les documents correspondants. Explications. Cela paraĂźt Ă©vident mais en cas de chute, il est impĂ©ratif de respecter une procĂ©dure Ă©crite que tous les soignants doivent connaĂźtre », rappelle, en prĂ©ambule, le Dr Priscilla Clot-Faybesse Malfuson, mĂ©decin coordonnateur au sein du groupe Korian. De mĂȘme, tous les intervenants potentiels service des urgences, pompiers, mĂ©decin d’astreinte doivent-ils ĂȘtre identifiĂ©s et leurs coordonnĂ©es immĂ©diatement – Les protocolesa Le bilan normalisĂ©Dans le cadre de la prise en charge d’une personne qui vient de chuter, on doit procĂ©der Ă  un bilan normalisĂ©. Ce protocole consiste Ă  effectuer plusieurs actes par l’infirmiĂšre – Mesurer les constantes frĂ©quence cardiaque, pression artĂ©rielle etc..– Relever le patient en cas d’absence de dĂ©ficit neurologique, de traumatisme crĂąnien avec perte de connaissance et de trauma cervical.– Lui faire faire quelques pas pour rechercher une Ă©ventuelle impotence fonctionnelle ou des douleurs. Si celles-ci sont avĂ©rĂ©es, le rĂ©sident passera une radio afin de rĂ©aliser un bilan lĂ©sionnel.– En cas de temps passĂ© au sol supĂ©rieur Ă  deux heures, ils convient de prĂ©voir un bilan biologique.– Faire faire un Ă©lectrocardiogramme pour vĂ©rifier que le rĂ©sident n’est pas sujet Ă  de l’arythmie cardiaque, en particulier Ă  une fibrillation auriculaire paroxystique.– VĂ©rifier le contenu des prescriptions auxquelles est soumis le rĂ©sident rechercher d’AVK, d’antidĂ©presseurs etc. + introduction rĂ©cente de nouveaux mĂ©dicaments pour identifier d’éventuels effets la gravitĂ© du premier diagnostic, l’infirmiĂšre prend contact avec le mĂ©decin coordonnateur ou le mĂ©decin traitant, voire, au pire, avec les pompiers pour transfĂ©rer le rĂ©sident Ă  l’hĂŽpital. Les aides-soignantes de nuit, qui ont vocation Ă  remplacer l’infirmiĂšre en cas d’absence de cette derniĂšre, doivent ĂȘtre spĂ©cifiquement formĂ©es Ă  cette procĂ©dure et donc ĂȘtre en mesure d’évaluer l’état clinique du rĂ©sident et de procĂ©der aux soins d’urgence. Et ce, mĂȘme si elles sont rĂ©guliĂšrement sensibilisĂ©es Ă  la question. C’est en gĂ©nĂ©ral Ă  l’infirmiĂšre coordinatrice de s’assurer que les aides-soignantes concernĂ©es possĂšdent les compĂ©tences requises et, Ă  dĂ©faut, de faire en sorte qu’elles suivent les formations, en interne ou en externe, sur la conduite Ă  tenir en cas de Rechercher les signes de gravitĂ© et lesfacteurs de risqueOutre ces premiers gestes, il importe de pousser plus loin les investigations et, conformĂ©ment Ă  la directive de la Haute autoritĂ© de santĂ© HAS publiĂ©e en 2009 et intitulĂ©e Évaluation et prise en charge des personnes ĂągĂ©es faisant des chutes rĂ©pĂ©tĂ©es », de rechercher les signes de gravitĂ© ». En l’occurrence, ceux ayant trait – Aux consĂ©quences de la chute traumatismes physiques modĂ©rĂ©s Ă  sĂ©vĂšres ; impossibilitĂ© de se relever du sol et ses consĂ©quences ; syndrome post-chute.– Aux pathologies responsables de la chute signes de maladie aigĂŒe responsable de la chute.– Au caractĂšre rĂ©pĂ©titif de la chute signe de gravitĂ© particuliĂšrement en cas d’augmentation rĂ©cente de la frĂ©quence des chutes, d’association de plus de trois facteurs de risque de chute, de trouble de l’équilibre ou de la marche.Par ailleurs, il convient de – ReconnaĂźtre les trois principales situations Ă  risque de chute grave ostĂ©oporose avĂ©rĂ©e, prise de mĂ©dicaments anticoagulants, isolement social et familial.– Réévaluer la personne dans un dĂ©lai d’une semaine afin de rechercher les signes de gravitĂ© apparus Ă  distance peur de chuter, restriction des activitĂ©s de la vie quotidienne, syndrome post-chute.Plus largement, la survenance de chutes, a fortiori si elles sont rĂ©pĂ©tĂ©es, requiert de procĂ©der Ă  une recherche des facteurs de risque polymĂ©dication, arthrose des membres infĂ©rieurs, baisse de l’acuitĂ© visuelle, dĂ©clin cognitif etc. identique Ă  celle qui avait lieu lors de l’admission du rĂ©sident. Et ce, afin de diagnostiquer si certains se sont amplifiĂ©s et/ou si d’autres sont apparus. Avec, Ă  la clef, la mise en place d’interventions et d’actions destinĂ©es Ă  prĂ©venir la rĂ©cidive des chutes et leurs complications cf. Ehpad Mag n°26. 2 – La chute appelle la chuteUne fois les sĂ©quelles immĂ©diates de la chute diagnostiquĂ©es et, dans la majoritĂ© des cas, rĂ©sorbĂ©es, une autre menace, souvent au moins aussi grave pĂšse sur le quotidien des rĂ©sidents le syndrome post-chute, c’est-Ă -dire la crainte de rechuter de nouveau qui gĂ©nĂšre, chez la personne ĂągĂ©e, de l’apprĂ©hension, un repli sur soi et un renoncement Ă  effectuer certains actes de la vie courante, en particulier se dĂ©placer, de peur de retomber. Une spirale infernale dans la mesure oĂč cette apathie fragilise davantage l’organisme et amplifie l’altĂ©ration de la masse musculaire et donc les distingue deux modalitĂ©s du syndrome post-chute, toutes deux engendrĂ©es par la crainte et l’inhibition du sujet – la boucle courte marquĂ©e par une dĂ©sadaptation aigĂŒe, c’est-Ă -dire une sidĂ©ration des automatismes gĂ©nĂ©rant des troubles de l’équilibre et de la poste et donc des chutes ;– la boucle dite longue caractĂ©risĂ©e par une dĂ©sadaptation chronique, la restriction des activitĂ©s entraĂźnant une dĂ©sadaptation progressive, un oubli des automatismes et donc, lĂ  encore, de nouvelles – Les protocolesOutre l’obligation d’informer systĂ©matiquement la famille, chaque chute doit ĂȘtre l’objet d’une dĂ©claration sous forme de fiche. Ce document est inclus dans le dossier du rĂ©sident et destinĂ© Ă  faciliter sa prise en charge et son suivi. Il comporte plusieurs items dont certains Ă  choix multiples qui en rĂ©sument les circonstances et les suites – IdentitĂ© de la personne ayant chutĂ©.– Chute date, heure, lieu chambre, couloir, escalier
 ; action rĂ©alisĂ©e au moment de la chute bousculade, habillage-dĂ©shabillage, transfert aux toilettes
 ; description de la chute ; temps passĂ© au sol ; identitĂ© de la personne qui a prĂ©venu de la chute ; personne choquĂ©e ou pas par la chute ; contexte de la chute Ă  jeun, absence de contention, lunettes non portĂ©es
 ;– ConsĂ©quences douleurs, hĂ©matomes, plaies, fractures
.– Traitement prise en charge post-chute, stimulation psychomotrice
.Par ailleurs, tout transfert d’un rĂ©sident Ă  l’hĂŽpital s’accompagne d’un dossier de liaison d’urgence qui comporte aussi bien des donnĂ©es administratives que les antĂ©cĂ©dents mĂ©dicaux du rĂ©sident ainsi que le premier diagnostic effectuĂ© aprĂšs la chute. En revanche, ce dossier ne contient pas la dĂ©claration de chute, laquelle est plus exhaustive et donc remplie ultĂ©rieurement. Alexandre TerriniFaire au plus viteEntre la prĂ©vention des chutes et leur gestion il y a
 leur dĂ©tection. Laquelle doit, dans l’idĂ©al, avoir lieu en temps rĂ©el afin de pouvoir intervenir dans les plus brefs dĂ©lais et juguler les consĂ©quences parfois graves d’une chute. En la matiĂšre, la technologie s’avĂšre prĂ©cieuse Ă  l’image du biocapteur Vigi’Fall dĂ©veloppĂ© par la sociĂ©tĂ© Vigilio. Ce type de dispositif se dĂ©clenche automatiquement en cas d’incident sans que son dĂ©tenteur ait besoin de l’activer. Il ne se contente pas d’avertir de la chute et possĂšde offre d’autres fonctions accĂ©lĂ©romĂštre, mesure de la frĂ©quence cardiaque etc. L’évolution technologique aidant, ce genre de procĂ©dĂ© arrive de mieux en mieux Ă  distinguer les vĂ©ritables chutes des faux mouvements et Ă©vite ainsi le dĂ©clenchement d’alertes indicateurs rĂ©vĂ©lateursTrois chiffres permettent de situer l’établissement en matiĂšre de chutes. Il s’agit du – nombre de suivis individuels des chutes mis en place ou pas au sein de l’Ehpad ;– taux de chutes par rĂ©sident, c’est-Ă -dire le rapport entre le nombre de rĂ©sidents ayant chutĂ© au moins une fois au cours des douze mois prĂ©cĂ©dents et le nombre total de rĂ©sidents ;– taux de chutes ayant entraĂźnĂ© une hospitalisation, c’est-Ă -dire le rapport entre le nombre de chutes ayant entraĂźnĂ© une hospitalisation complĂšte de plus de vingt-quatre heures et le nombre de chutes.

commentse relever encore Anonymous1748294, le 14/08/2013. Bonjour, j ai maintenant 41 ans j ai vecu un divorce qui m'a completement mis à terre en 2007, apres cela j ai eu beaucoup deboires financiers et professionnels ( qui m'avait obligé a retourner chez mes parents en 2010) et toujours une constante je n'arrivais plus a tomber amoureux malgré de tres

AprĂšs une chute, rester par terre en attendant les secours n'a rien d'agrĂ©able. C'est pourtant ce qui arrive Ă  bon nombre de personnes ĂągĂ©es qui ne savent pas se relever toutes seules. Voici quelques conseils pour s’entraĂźner. Toutefois, il est prĂ©fĂ©rable de s’exercer en prĂ©sence d’un tiers, un proche ou un kinĂ©sithĂ©rapeute. Lors de ces exercices, le regard doit se fixer sur un point. Cela induit une position de la tĂȘte, et la tĂȘte entraĂźne le reste du corps. 1. Il s’agit de se relever en passant sur le ventre. Plier une jambe, la plus forte. Faire basculer le corps doucement sur le cĂŽtĂ© afin de se retrouver sur le ventre. 2. S’appuyer sur les avant-bras pour amener la jambe pliĂ©e en direction des bras, et se retrouver un genou Ă  terre et l’autre jambe tendue. 3. Une fois dans cette position, ramener la jambe tendue pour se mettre Ă  quatre pattes. Ecarter les genoux pour plus de stabilitĂ©. 4. Se hisser Ă  l’aide d’une chaise, d’une rampe ou tout au moins d’un meuble stable pour ne pas retomber Ă  nouveau. Image extraite de la brochure Comment amĂ©nager son logement pour Ă©viter les chutes, Inpes PDF.Afin de bien rĂ©agir aprĂšs une chute l’assurance maladie propose aussi ses conseils afin de permettre Ă  une personne fragile d’adopter la bonne technique pour se relever. Consulter le dossier ​“Comment rĂ©agir en cas de chute lorsque l’on est ĂągĂ© ?” d’Ameli Si vous pensez avoir des difficultĂ©s Ă  vous relever seul en cas de chute, pensez Ă  la tĂ©lĂ©assistance un boitier que vous porterez toujours autour du cou ou au poignet vous permet de lancer un appel au secours. Proches, pompiers
 pourront ainsi ĂȘtre alertĂ©s. Les principaux tĂ©lĂ©assisteurs sont PrĂ©sence Verte, Fil assistance, Vitaris, CDTS , EuropAssistance , Filien, Alerte France, TĂ©lĂ©assistance Senior, Allovie.
Ledroit au risque chez la personne ĂągĂ©e. 135 | vendredi 20 avril 2007 par Michel. La prise en charge des personnes ĂągĂ©es est loin de faire suffisamment de progrĂšs. Cependant elle en fait : le dĂ©veloppement des services Ă  la personne, le financement de la dĂ©pendance, mais aussi le progrĂšs technologique, offrent des possibilitĂ©s de Un message d’encouragement permet de soutenir un proche face Ă  une Ă©preuve problĂšmes de santĂ©, un sportif, un examen ou une rupture amoureuse
 Ces modĂšles de textes d’encouragements sont de simples mots pour encourager une personne, la soutenir et lui dire par sms Sois fort et Patient face Ă  l’épreuve. DĂ©couvrez de beaux messages encourageants Ă  envoyer dans diffĂ©rentes situations personnelles ou professionnelles. Mots d’encouragement pour dire Ă  une personne Aie confiance en toi » Voici quelques belles citations d’encouragement et des idĂ©es mots de soutien Ă  envoyer Ă  une personne triste ou ayant besoin d’ĂȘtre soutenue. Vous trouverez plus bas des modĂšles de textes encourageants Ă  envoyer Ă  diffĂ©rentes occasions maladie, sĂ©paration, divorce, messages dĂ©cĂšs d’un proche, dĂ©faite sportive, examens scolaires, 
 Sois fort, Aie confiance en toi. Tu es une personne de qualitĂ©. N’oublie jamais la patience et la persĂ©vĂ©rance rĂ©compensent toujours ceux qui on su ne pas abandonner
 Sms Sois fort Il est dur d’échouer, mais il est pire de n’avoir jamais tentĂ© de rĂ©ussir » Citation de soutien aprĂšs un Ă©chec de DELANO-ROOSEVELT Ne jamais renoncer face Ă  la difficultĂ©. Il faut que tu te battes jusqu’au bout. La solution Ă  ton problĂšme se trouve en toi. Par ce message d’encouragement et ces mots pour te soutenir, je t’invite Ă  ĂȘtre fort et Ă  ne pas dĂ©sespĂ©rer. Le succĂšs et la rĂ©ussite sont au bout du chemin de la persĂ©vĂ©rance. » Sms d’encouragement Ne pas avoir rĂ©ussi n’est pas avoir perdu! La vraie dĂ©faite est celle qui arrive aprĂšs un non-combat. » Mots de soutien aprĂšs un Ă©chec Souvent ne pas avoir rĂ©ussi permet d’apprendre de ses erreurs afin de gagner Ă  la prochaine Ă©tape d’une plus belle rĂ©ussite. » Citation sur l’échec Perdre est la meilleure façon d’apprendre afin de mieux rĂ©ussir! On apprend plus de ses erreurs que de ses rĂ©ussites
 L’essentiel est de ne pas reproduire en permanence ses erreurs. » Citation motivante Un message de soutien donne la force pour traverser un moment difficile! Mots d’encouragement pour une personne malade Nous sommes de tout cƓur avec toi dans ce combat contre la maladie. Sois forte et ne baisse pas les bras! Les docteurs et mĂ©dicaments ne sont pas tout! Le premier facteur de ta guĂ©rison c’est toi ta force psychologique et ta capacitĂ© Ă  ĂȘtre forte. Tes amis et ta famille sont lĂ  pour toi et comptent sur toi pour ne pas baisser les bras
 Nous t’aimons! Un ami qui compte sur toi Nos priĂšres demandent au Bon Dieu de te guider sur le chemin de la guĂ©rison. Par ce sms d’encouragement nous te demandons de rĂ©sister, de te battre, de garder l’espoir
 Sois fort et tu seras rĂ©compensĂ©! Bon courage et bonne chance Ă  toi notre amie! Sms Courage Remets ta confiance en Dieu et garde la foi. La maladie qui te frappe est une Ă©preuve de Dieu. Inch’Allah, ta foi te permettra de surmonter tes problĂšmes de santĂ©. Qu’Allah te guide sur le chemin de la guĂ©rison. Sois forte ma sƓur nous pensons Ă  toi. Sms d’encouragement pour un musulman ou une musulmane malade. Sms de soutien suite Ă  une sĂ©paration amoureuse Une rupture amoureuse est une dure Ă©preuve pour une personne aussi sensible et sincĂšre que toi. Sois fort mon ami. N’oublie pas ce que dit ce proverbe cĂ©lĂšbre AprĂšs la pluie vient le beau temps » ou ce dicton comique Une de perdue, 10 de retrouvĂ©e ». Que ce message d’encouragement te donne la force de relever la tĂȘte et de croire en demain. Courage mon amie! Les histoires d’amour finissent mal en gĂ©nĂ©ral » c’est bien connu! Alors par ce sms d’encouragement je te demande de regarder devant et d’ĂȘtre forte face Ă  cette rupture. Je sais dĂ©jĂ  qu’une autre personne saura t’aimer et te respecter. Quand une porte se ferme c’est qu’une autre doit s’ouvrir. A toi de la trouver
 Sms Soutien d’un ami aprĂšs une sĂ©paration Messages sms d’encouragement Ă  un sportif Le sport c’est la santĂ©! Gagner et ĂȘtre le premier c’est persĂ©vĂ©rer et se dĂ©passer en ayant confiance en toi. Je ne sais pas si tu seras le vainqueur. Mais je sais que tu vas y mettre tout ton potentiel et ton cƓur. Ton entrainement intensif va porter ses fruits! On croit en toi et nous sommes de tout cƓur avec toi. Bonne course Ă  toi mon frĂšre. Je sais que tu sauras trouver la force en toi pour te dĂ©passer et dĂ©velopper tout ton potentiel sportif. Et n’oublie pas ce que dit le proverbe L’essentiel c’est de participer ». Sms d’encouragement avant un examen pour encourager un Ă©tudiant Je t’envoie ce petit sms d’encouragement pour te soutenir psychologiquement avant tes examens. Tu as bien travaillĂ©, la rĂ©compense pour tes efforts sera au rendez-vous! Bonne chance Ă  toi! Aujourd’hui tu vas passer un concours Aujourd’hui tu vas avoir confiance en toi et le montrer aux personnes qui font t’évaluer. Alors Crois en toi et fais le maximum Donne le maximum de toi-mĂȘme, le meilleur de toi mĂȘme! L’échec ce n’est pas de ne pas avoir rĂ©ussi! L’échec c’est de ne pas avoir donnĂ© le maximum de soi-mĂȘme! Alors fais ce que tu peux et la rĂ©ussite te sourira. Pour encourager une personne et lui dire Garde espoir et Sois fort envoyez lui Ă©galement un de ces beaux messages d’espoir. A dĂ©couvrir Ă©galement nos modĂšles de messages bonnes vacances A envoyer Ă  ses collĂšgues de travail, un message original d’adieu de la part d’un collĂšgue qui s’en va vers d’autres aventures professionnelles ou qui part Ă  la retraite. Sic’est le cas, n’essayez pas de la relever, appelez les secours (le SAMU au 15, les pompiers au 18 ou le 112 sur un tĂ©lĂ©phone portable) et couvrez-la afin qu’elle ne prenne pas froid. Si elle dit pouvoir se relever, faites-lui plier sa jambe la plus solide, prendre appui dessus pour basculer sur le cĂŽtĂ© puis sur le ventre. Le maintien Ă  domicile des personnes ĂągĂ©es est une grande cause dĂ©partementale. La TĂ©lĂ©alarme est un moyen trĂšs utilisĂ© dans la NiĂšvre pour prolonger le temps de l’autonomie des personnes vieillissantes Nivernais Ă©taient abonnĂ©s l’an dernier Ă  ce systĂšme de tĂ©lĂ©assistance avec bouton d’appel, proposĂ© par le conseil dĂ©partemental. On peut ĂȘtre aussi isolĂ© en centre-ville que dans un Ă©cart de village. En ville, il n’est pas rare qu’une personne ĂągĂ©e ne voie personne de la journĂ©e. Si l’on ajoute les associations et les mutuelles proposant ce mĂȘme service, plus de trois mille personnes retardent ainsi le moment d’intĂ©grer une maison de retraite. Un bĂ©nĂ©fice tous azimuts pour les gens concernĂ©s, leurs familles et la sociĂ©tĂ©. InfirmiĂšre coordinatrice du relais seniors de Nevers, Violaine Lefebvre effectue des bilans complets de dĂ©pendance. Je travaille en lien avec les personnes s’occupant de l’allocation personnalisĂ©e d’autonomie au conseil dĂ©partemental. Je prĂ©conise la TĂ©lĂ©alarme quand c’est nĂ©cessaire. » La nĂ©cessitĂ© peut rĂ©sulter du risque de chute et aussi de l’isolement On peut ĂȘtre aussi isolĂ© en centre-ville que dans un Ă©cart de village. En ville, il n’est pas rare qu’une personne ĂągĂ©e ne voie personne de la journĂ©e. » Mes enfants ont peur que je tombe. ... Ils ont insistĂ© pour que je m’abonne. Mes enfants ont peur que je tombe. J’ai une cheville abĂźmĂ©e. La derniĂšre fois, tombĂ©e au sous-sol, j’ai rĂ©ussi Ă  me relever seule », se remĂ©more Marcelle, 81 ans. Ils ont insistĂ© pour que je m’abonne. Je m’y suis rĂ©solue il y a six mois et, finalement, je suis plus tranquille. » En s’abonnant, Marcelle a indiquĂ© le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone d’un voisin dĂ©vouĂ© et facilement joignable et celui de son fils S’il m’arrive quelque chose de grave
 » Une pression sur le bouton de son mĂ©daillon, et les pompiers la secoureront. Sentiment de sĂ©curitĂ© La marche du temps impose l’émancipation des enfants aux parents. Celle du monde inflige l’isolement celle des parents aux enfants Ă©mancipĂ©s depuis si longtemps. Marie-Paule a 92 ans. Mes filles vivent Ă  Dijon et Ă  Paris. Mon grand Ăąge ne les rassure pas. Je me suis abonnĂ©e Ă  la TĂ©lĂ©alarme il y a un peu moins d’un an, sur leur insistance. J’en suis contente. Je me sens rassurĂ©e, mĂȘme si je dĂ©clenche l’alerte parfois par mes mouvements brusques contre mon mĂ©daillon. » Ce sentiment d’ĂȘtre en sĂ©curitĂ©, mĂȘme seul, est partagĂ© par des milliers de Nivernais, ravis de repousser encore le moment d’intĂ©grer ce que chacun assimile, Ă  tort ou Ă  raison, aux mouroirs d’antan. C’est mieux de rester chez moi que d’aller en maison de retraite », confie spontanĂ©ment Marie-Paule. Je suis encore capable de me faire Ă  manger seule » l’autonomie, comme strate ultime de la libertĂ©. Abonnement InchangĂ©s depuis 1988, les contrats d’abonnement Ă  la TĂ©lalarme du conseil dĂ©partemental seront revus Ă  la hausse le 1er avril selon le revenu, 17,38, 19,18 ou 25 €. Jean-Christophe Henriet
\n\n \n comment relever une personne ùgée tombée à terre
Mercipour la confiance à Alpshawk Security Services Sàrl et pour l’excellente collaboration.
Vous ĂȘtes tĂ©moin d’une chute ? Ou vous ĂȘtes aidant d’un abonnĂ© Ă  la tĂ©lĂ©assistance et vous avez Ă©tĂ© alertĂ© par le service car votre proche est tombĂ© ? Pas de panique ! Dans cet article, nous vous dĂ©taillons les 5 bons rĂ©flexes d’urgence Ă  adopter pour mettre la victime en sĂ©curitĂ© en attendant les chute un accident de la vie courant chez les seniors En France, chaque annĂ©e, on estime Ă  400 000 le nombre de personnes ĂągĂ©es victimes d’une chute. Cet accident domestique entraĂźne prĂšs de 12 000 dĂ©cĂšs, c’est donc un enjeu de santĂ© majeur chez les plus de 65 ans. Dans de nombreux cas, une prise en charge adĂ©quate avec des gestes adaptĂ©s permettent d’éviter toute sĂ©quelle, Ă  l’image du syndrome post-chute chez les personnes ĂągĂ©es. Dans la vie quotidienne, au sein du domicile, les risques de chute sont partout tapis, passage encombrĂ©, escalier ou encore chaussures inadaptĂ©es. Dans un premier temps, il est donc nĂ©cessaire d’agir en prĂ©vention en amĂ©nageant le logement. Ensuite, adoptez les bons rĂ©flexes d’urgence pour pouvoir venir au secours d’une personne Ă  terre. Les 5 gestes pour porter secours efficacement Parfois lorsque l’on se retrouve auprĂšs d’une personne ĂągĂ©e qui a chutĂ©, suite Ă  l’alerte donnĂ©e par le service de tĂ©lĂ©assistance, on peut se retrouver dĂ©muni face Ă  la victime. Retrouvez ici les bons rĂ©flexes d’urgence pour lui venir en aide. 1. Garder son calme Cela peut sembler anodin, mais le premier bon rĂ©flexe d’urgence est de ne pas cĂ©der Ă  la panique. N’agissez pas dans la prĂ©cipitation et observez la situation quelques secondes pour rester efficace. 2. DĂ©terminer l’origine de l’accident Il faut dĂ©terminer rapidement la source de l’accident Est-ce une chute dite mĂ©canique oĂč le senior a Ă©tĂ© victime d’une glissade ou a heurtĂ© un objet ? Ou, est-ce plutĂŽt dĂ» Ă  un malaise ? L’opĂ©rateur d’écoute, qui Ă©change avec vous via le boitier de tĂ©lĂ©assistance, pourra rĂ©pondre Ă  cette question en particulier si la personne porte un dĂ©tecteur automatique de chute. Si la chute est due Ă  un malaise, il faudra dans tous les cas prĂ©venir un professionnel de santĂ© pour qu’il puisse en dĂ©terminer la cause. 3. La victime a-t-elle perdu connaissance ? DĂ©terminez maintenant si la personne est consciente ou non. Si elle vous rĂ©pond, alors n’hĂ©sitez pas Ă  lui poser des questions pour Ă©valuer sa situation. Dans le cas contraire, si elle respire normalement, appliquez un geste de premier secours avec la position latĂ©rale de sĂ©curitĂ© PLS. Tournez-la sur le cĂŽtĂ© et veillez Ă  ce que la jambe du dessus forme un angle droit pour Ă©viter que la personne ne perde l’équilibre. L’opĂ©rateur de tĂ©lĂ©assistance se charge d’appeler les secours pendant que vous effectuez cette action. 4. La personne se plaint de douleurs / saigne Lorsque vous Ă©changez avec elle, n’hĂ©sitez pas Ă  lui demander oĂč elle a mal tĂȘte, dos et membres. A noter que l’un des bons rĂ©flexes d’urgence est aussi de savoir Ă©changer et rassurer une personne ĂągĂ©e. Si elle exprime une douleur ou que la blessure est visible, alors lĂ  aussi n’hĂ©sitez pas Ă  en faire part Ă  l’opĂ©rateur d’écoute. Il lancera l’alerte auprĂšs des secours pour qu’ils dĂ©pĂȘchent rapidement une Ă©quipe mĂ©dicale sur place. 5. Faciliter l’accĂšs des services de secours Parfois la chute n’aura aucune consĂ©quence grave, il suffira alors d’employer la meilleure technique pour relever une personne ĂągĂ©e. Dans d’autres situations, les pompiers ou le SAMU interviendront pour une Ă©ventuelle entrĂ©e aux urgences afin d’établir un examen approfondi. Lorsque vous ĂȘtes face Ă  cette situation, n’hĂ©sitez pas Ă  leur faciliter l’accĂšs au domicile en retirant votre vĂ©hicule s’il peut gĂȘner leur stationnement, en laissant la porte d’entrĂ©e ouverte ou en enfermant l’animal de compagnie de votre proche dans une piĂšce. Dans tous les cas, c’est l’opĂ©rateur de tĂ©lĂ©assistance qui leur fournira les bonnes informations car il a accĂšs Ă  sa fiche personnelle Adresse exacte du domicile ; ProblĂšmes de santĂ© dĂ©clarĂ©s ; Blessures constatĂ©es ; Etc. La tĂ©lĂ©assistance, le bon rĂ©flexe pour une vie sereine Ă  domicile En France, prĂšs de 600 000 seniors sont abonnĂ©s Ă  un service de tĂ©lĂ©assistance pour assurer leur sĂ©curitĂ© Ă  domicile 24h/24. Chez Filien ADMR, en plus de rassurer et d’accompagner les aidants dans les bons rĂ©flexes en cas d’urgence Ă  adopter lorsqu’une personne est tombĂ©e, nos Ă©quipes assurent une prĂ©sence de jour comme de nuit. Envie de se confier ? Une angoisse ? Ou tout simplement envie de discuter ? Chaque abonnĂ© au service peut nous appeler aussi pour toutes ces raisons ! Pour recevoir votre devis gratuit ou pour dĂ©couvrir les aides financiĂšres, n’hĂ©sitez pas Ă  prendre contact avec nos conseillers. Contactez-nousQuels sont les bons rĂ©flexes en cas d’urgence suite Ă  une chute ?TrĂšs simples Ă  appliquer, ces premiers gestes sont essentiels, en particulier pour prĂ©server la santĂ© de la victime Être calme ; Connaitre l’origine de l’accident ; DĂ©terminer si la victime est consciente ou non ; Savoir si elle s’est blessĂ©e ; Faciliter l’accĂšs des secours. Quel est le premier geste Ă  adopter lorsqu’une personne a perdu connaissance ?Si la victime respire, alors il faut la mettre en position latĂ©rale de sĂ©curitĂ© PLS en la tournant sur le cĂŽtĂ©. Ensuite, il faut placer la jambe du dessus en angle droit pour que la personne garde l’équilibre. Ce bon rĂ©flexe d’urgence dĂ©gage les voies respiratoires et Ă©vite ainsi l’étouffement. L’EHPAD Ă  domicile, qu’est-ce que c’est ? Les personnes ĂągĂ©es sont angoissĂ©es Ă  l’idĂ©e de quitter leur maison. L’EHPAD Ă  domicile leur permet de conserver leurs repĂšres, leurs affaires personnelles, un lien avec leur famille et leurs habitudes de vie. Le principe est simple il s’agit de proposer un suivi mĂ©dical, une sĂ©curitĂ© optimale et [
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Une nuit de janvier 2015, deux étudiants en master à lñ€ℱuniversité de Stanford traversaient le campus en vélo quand ils ont vu un premiÚre année en train de s'en prendre à une femme inconsciente et à demi-nue derriÚre une benne à mars 2016, un jury californien a jugé lñ€ℱancien élÚve de 20 ans, Brock Allen Turner, coupable dñ€ℱagression sexuelle. Brock Allen Turner encourait jusquñ€ℱà 14 ans dans une prison dñ€ℱÉtat. Jeudi, il a été condamné à six mois avec sursis dans la prison du comté. Le juge a dit quñ€ℱil craignait quñ€ℱune plus longue condamnation ait Âun impact sévÚre» sur Turner, une star de l'équipe de natation qui aspirait à faire les Jeux olympiques, ce qui a été répété à plusieurs reprises pendant le procÚ la victime de Turner sñ€ℱest adressée à lui directement, détaillant lñ€ℱimpact sévÚre que ses actions ont eu sur elle ñ€“depuis la nuit oÃÂč elle a appris quñ€ℱelle avait été agressée par un inconnu alors quñ€ℱelle était inconsciente, jusquñ€ℱau procÚs exténuant pendant lequel les avocats de Turner ont argué quñ€ℱelle avait été tout à fait jeune femme, qui a aujourdñ€ℱhui 23 ans, a dit à BuzzFeed News quñ€ℱelle était déçue par la condamnation ÂlégÚre» et énervée que Turner continue de nier lñ€ℱavoir agressée si la condamnation est légÚre, jñ€ℱespÚre que ça va réveiller les gens», a-t-elle dit. ÂJe veux que le juge sache quñ€ℱil a allumé un petit feu. Quñ€ℱil nous a donné une raison pour que nous parlions toutes encore plus a fourni sa déclaration lue au tribunal à BuzzFeed News, nous la reproduisons dans son intégralité. Votre honneur, si je peux me permettre, pour la plus grande partie de cette déclaration jñ€ℱaimerais mñ€ℱadresser directement à lñ€ℱaccusé.Tu ne me connais pas, mais tu as été à lñ€ℱintérieur de moi, et cñ€ℱest pour ça que nous sommes ici aujourdñ€ℱ 17 janvier 2015, je passais un samedi soir tranquille à la maison. Mon pÚre a fait à manger et je me suis attablée avec ma petite sÅ“ur qui était de passage pour le week-end. Jñ€ℱavais un boulot à temps plein et on sñ€ℱapprochait de mon heure de coucher. Je comptais rester chez moi, regarder la télé et lire, pendant quñ€ℱelle allait à une fÃÂȘte avec ses potes. Et puis jñ€ℱai décidé que cĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait ma seule soirée avec elle, je nñ€ℱavais rien de mieux à faire, alors pourquoi pas se bouger et aller à une fÃÂȘte à dix minutes de chez moi? Jñ€ℱirais, je danserais comme une idiote et je foutrais la honte à ma petite sÅ“ur. En chemin, jñ€ℱai blagué en disant que les mecs en licence auraient des bagues, ma sÅ“ur mñ€ℱa dit que jñ€ℱavais mis un cardigan beige de bibliothécaire pour aller à une fÃÂȘte. Jñ€ℱai dit que je serais Âla maman» parce que je savais que jñ€ℱallais ÃÂȘtre la plus ùgée à cette fÃÂȘte. Jñ€ℱai fait des grimaces, je me suis détendue, et jñ€ℱai bu trop vite sans prendre en compte que ma tolérance à lñ€ℱalcool sĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait réduite de maniÚre significative depuis la premiÚre chose dont je me souviens ensuite, cñ€ℱest dñ€ℱÃÂȘtre sur un brancard dans un couloir. Jñ€ℱavais du sang séché et des pansements sur le dos de mes mains et mon épaule. Jñ€ℱai pensé que jĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais peut-ÃÂȘtre tombée, que jĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais dans un bureau sur le campus. JĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais trÚs calme, et je me demandais oÃÂč était ma sÅ“ur. Un policier mñ€ℱa expliqué que jñ€ℱavais été agressée. Je suis restée calme, pensant quñ€ℱil parlait à quelquñ€ℱun dñ€ℱautre. Je ne connaissais personne à cette fÃÂȘte. Quand on mñ€ℱa enfin autorisée à utiliser les toilettes, jñ€ℱai baissé mon pantalon dñ€ℱhÎpital, voulu baisser ma culotte, et nñ€ℱai rien trouvé. Je me rappelle encore la sensation de mes mains touchant ma peau et nñ€ℱattrapant rien. Jñ€ℱai regardé, et il nñ€ℱy avait rien. Le fin morceau de tissu, la seule chose entre mon vagin et le reste du monde avait disparu, et tout en moi sñ€ℱest tu. Je nñ€ℱai toujours pas de mots pour décrire cette sensation. Pour continuer à respirer, jñ€ℱai pensé que les policiers avaient peut-ÃÂȘtre coupé mes sous-vÃÂȘtements pour sñ€ℱen servir comme preuves. ÂTu ne me connais pas, mais tu as été à lñ€ℱintérieur de moi, et cñ€ℱest pour ça que nous sommes ici aujourdñ€ℱ Ensuite, jñ€ℱai senti des aiguilles de pin qui me grattaient la nuque et jñ€ℱai commencé à les retirer de mes cheveux. Jñ€ℱai pensé que les aiguilles étaient peut-ÃÂȘtre tombées dñ€ℱun arbre sur ma tÃÂȘte. Mon cerveau essayait de convaincre mon corps de ne pas sĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©crouler. Parce que mon corps disait, aidez-moi, trainé mes pieds dñ€ℱune piÚce à lñ€ℱautre avec une couverture autour de moi, laissant un sillon dñ€ℱaiguilles de pin sur mon passage, jñ€ℱen laissais un petit tas dans chaque piÚce. On mñ€ℱa demandé de signer des papiers qui disaient Âvictime de viol», et je me suis dit quñ€ℱil sĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait vraiment passé quelque chose. On mñ€ℱa confisqué mes vÃÂȘtements et je suis restée debout nue pendant que les infirmiÚres mesuraient avec une rÚgle toutes sortes dĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©corchures sur mon corps et les photographiaient. Toutes les trois, nous avons taché dñ€ℱenlever les aiguilles de pin de mes cheveux, six mains pour remplir un sac en papier. Pour me calmer, elles disaient cñ€ℱest juste la flore et la faune, la flore et la faune. On mñ€ℱa inséré plusieurs coton-tiges dans le vagin et lñ€ℱanus, des aiguilles pour des vaccins, des médicaments, on mñ€ℱa pointé un Nikon en plein entre mes jambes écartées. On a mis de longs becs pointus à lñ€ℱintérieur de moi et étalé de la peinture bleue et froide dans mon vagin pour voir sñ€ℱil y avait des é quelques heures, on mñ€ℱa laissée me doucher. Je suis restée là , à examiner mon corps sous le flot dñ€ℱeau et jñ€ℱai décidé que je ne voulais plus de mon corps. Jñ€ℱen étais terrifiée, je ne savais pas ce quñ€ℱil y avait eu dans mon corps, sñ€ℱil avait été contaminé, qui lñ€ℱavait touché. Je voulais enlever mon corps comme on enlÚve une veste et le laisser à lñ€ℱhÎpital avec tout le matin-là , tout ce quñ€ℱon mñ€ℱa dit cñ€ℱest que jñ€ℱavais été trouvée derriÚre une benne, potentiellement pénétrée par un inconnu, et que je devrais me faire dépister à nouveau pour le VIH parce que les résultats mettent parfois un peu de temps à se voir. Mais que pour lñ€ℱinstant, je devrais rentrer chez moi et revenir à ma vie normale. Imagine ce que ça fait de revenir dans le monde avec cette seule information. On mñ€ℱa fait des cùlins, et je suis sortie de lñ€ℱhÎpital, je suis allée dans le parking avec le nouveau sweat et le jogging quñ€ℱils mñ€ℱavaient donnés, parce quñ€ℱils mñ€ℱavaient seulement autorisée à garder mon collier et mes sÅ“ur est venue me chercher, le visage mouillé de larmes et déformé par lñ€ℱangoisse. Instinctivement et immédiatement, je voulais lui enlever sa douleur. Je lui ai souri, je lui ai dit ÂRegarde-moi, je suis là , ça va, tout va bien, je suis là .» Mes cheveux sont lavés et tout propres, ils mñ€ℱont donné un shampoing trop bizarre, calme-toi et regarde-moi. Regarde ce jogging et ce sweat marrants, je ressemble à une prof dñ€ℱEPS, rentrons, allons manger quelque chose. Elle ne savait pas que sous mon jogging, jñ€ℱavais des éraflures et des pansements sur ma peau, que mon vagin était douloureux et qu'il était dñ€ℱune couleur sombre et étrange aprÚs tous ces examens, que mes sous-vÃÂȘtements avaient disparu et que je me sentais trop vide pour continuer à parler. Que jñ€ℱavais aussi peur, que moi aussi jĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais dévastée. Ce jour-là , on est rentrées et pendant des heures, en silence, ma petite sÅ“ur mñ€ℱa prise dans ses petit ami ne savait pas ce qui sĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait passé, mais il mñ€ℱa appelée ce jour-là et mñ€ℱa dit ÂJe me suis vraiment inquiété pour toi cette nuit, tu mñ€ℱas fait peur, tu es bien rentrée?» JĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais horrifiée. Cñ€ℱest à ce moment-là que jñ€ℱai appris que je lñ€ℱavais appelé cette nuit pendant mon black-out, que je lui avais laissé un message vocal incompréhensible, quñ€ℱon sĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait parlé au téléphone mais que je parlais dñ€ℱune façon si incompréhensible quñ€ℱil avait eu peur pour moi, quñ€ℱil mñ€ℱavait dit plusieurs fois dñ€ℱaller retrouver [ma sÅ“ur]. À nouveau, il mñ€ℱa demandé ÂQuñ€ℱest-ce qui sñ€ℱest passé hier soir? Est-ce que tu es bien rentrée?», jñ€ℱai dit oui, et jñ€ℱai raccroché pour nĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais pas prÃÂȘte à dire à mon petit ami ou à mes parents quñ€ℱen fait, jñ€ℱavais peut-ÃÂȘtre été violée derriÚre une benne, mais je ne sais pas par qui ou quand ou comment. Si je leur disais, je verrais la peur sur leur visage, et ma propre peur se multiplierait par dix, donc à la place jñ€ℱai fait comme si tout ça nĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait pas essayé de faire sortir tout ça de mon esprit mais cĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait si lourd que je ne parlais pas, je ne mangeais pas, je ne dormais pas, je nñ€ℱinteragissais avec personne. AprÚs le travail, jñ€ℱallais en voiture dans un endroit isolé pour hurler. Je ne parlais pas, je ne mangeais pas, je ne dormais pas, je nñ€ℱinteragissais avec personne, et je mñ€ℱisolais des personnes que jñ€ℱaimais le plus. Pendant plus dñ€ℱune semaine aprÚs lñ€ℱincident, je nñ€ℱai pas eu dñ€ℱappels ou de nouvelles informations sur ce qui mĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait arrivé. Le seul symbole prouvant que ce nĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait pas juste un cauchemar était le sweat-shirt de lñ€ℱhÎpital, désormais dans mes tiroirs. ÂJñ€ℱai appris ce qui mĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait arrivé au mÃÂȘme moment que le reste du monde a appris ce qui mĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait arrivé.» Un jour, au travail, je parcourais lñ€ℱactu sur mon téléphone, et je suis tombée sur un article. Je lñ€ℱai lu et jñ€ℱai appris pour la premiÚre fois que jñ€ℱavais été trouvée évanouie, les cheveux emmÃÂȘlés, long collier enroulé autour du cou, soutien-gorge sorti de ma robe, robe poussée au-dessus de mes épaules et de ma taille, que jĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais nue jusquñ€ℱà mes bottes, les jambes écartées, et que jñ€ℱavais été pénétrée par un objet étranger, par quelquñ€ℱun que je nñ€ℱavais pas reconnu. Cñ€ℱest comme ça que jñ€ℱai appris ce qui mĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait arrivé, assise à mon bureau devant un article. Jñ€ℱai appris ce qui mĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait arrivé au mÃÂȘme moment que le reste du monde a appris ce qui mĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait arrivé. Cñ€ℱest là que jñ€ℱai compris pourquoi jñ€ℱavais eu des aiguilles de pin dans les cheveux, elles nĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©taient pas tombées dñ€ℱun arbre. Il avait enlevé mes sous-vÃÂȘtements, ses doigts avaient été à lñ€ℱintérieur de moi. Je ne connais mÃÂȘme pas cette personne. Je ne connais toujours pas cette jñ€ℱai lu tout ça pour moi, jñ€ℱai dit, ça ne peut pas ÃÂȘtre moi, ça ne peut pas ÃÂȘtre moi. Je ne pouvais rien digérer ou accepter de cette information. Je ne pouvais pas imaginer ma famille devant lire ça en ligne. Je continuais à lire. Dans le paragraphe suivant, jñ€ℱai lu quelque chose que je ne pardonnerai jamais; jñ€ℱai lu que dñ€ℱaprÚs lui, jñ€ℱavais aimé ça. Jñ€ℱavais aimé ça. Encore une fois, je nñ€ℱai pas les mots pour décrire ce comme si vous lisiez un article oÃÂč une voiture a été percutée, et trouvée amochée dans le fossé. Mais peut-ÃÂȘtre que la voiture a aimé ÃÂȘtre percutée. Peut-ÃÂȘtre que lñ€ℱautre voiture ne voulait pas la percuter, juste lui donner un petit coup. Les voitures ont toujours des accidents, les gens ne font pas toujours attention, est-ce quñ€ℱon peut vraiment dire qui est fautif. ÂEt ensuite, à la fin, aprÚs avoir appris les détails graphiques de ma propre agression sexuelle, lñ€ℱarticle faisait la liste de ses chronos en Et ensuite, à la fin, aprÚs avoir appris les détails crus de ma propre agression sexuelle, lñ€ℱarticle faisait la liste de ses chronos en natation. On lñ€ℱa trouvée inconsciente avec ses sous-vÃÂȘtements à 15cm de son ventre nu, recroquevillée. Au fait, cñ€ℱest un trÚs bon nageur. Donnez mon chrono au jogging si cñ€ℱest lñ€ℱidée. Je cuisine bien, mettez ça à la fin de votre article, puisqu'apparemment, cñ€ℱest là qu'on fait la liste des activités extra-scolaires pour contrebalancer les choses ignobles qui se sont passé nuit oÃÂč lñ€ℱinfo est sortie, jñ€ℱai dit à mes parents que jñ€ℱavais été agressée, je leur ai dit de ne pas regarder les infos parce que cñ€ℱest perturbant, sachez juste que ça va, je suis là , ça va. Mais pendant que je leur disais, ma mÚre a dû me tenir parce que je nñ€ℱarrivais plus à rester lendemain de ce quñ€ℱil sñ€ℱest passé, il a dit quñ€ℱil ne connaissait pas mon nom, quñ€ℱil ne pourrait pas mñ€ℱidentifier, nñ€ℱa mentionné aucun dialogue entre nous, pas de mots, juste de la danse et des baisers. Danser est un terme mignon; est-ce quñ€ℱon claquait des doigts et virevoltait ou est-ce que cĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait juste des corps se frottant lñ€ℱun contre lñ€ℱautre dans une piÚce bondée? Je me demande si Âdes baisers» étaient juste des visages vaguement pressés lñ€ℱun contre lñ€ℱautre? Quand l'enquÃÂȘteur lui a demandé sñ€ℱil comptait me ramener dans son dortoir, il a dit non. Quand l'enquÃÂȘteur lui a demandé comment on sĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait retrouvés derriÚre la benne, il a dit quñ€ℱil ne savait pas. Il a admis quñ€ℱil avait embrassé dñ€ℱautres filles à cette fÃÂȘte, dont ma sÅ“ur, qui lñ€ℱavait repoussé. Il a admis quñ€ℱil voulait coucher avec quelquñ€ℱun. JĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais lñ€ℱantilope blessée du troupeau, complÚtement seule et vulnérable, incapable physiquement de me défendre, et il mñ€ℱa choisie. Parfois je me dis que si je nñ€ℱy avais pas été, rien de tout ça ne se serait passé. Mais ensuite je me suis rendue compte que ça se serait passé, ça serait juste arrivé à quelquñ€ℱun d'autre. Tu étais sur le point dñ€ℱentrer dans quatre années dñ€ℱaccÚs à des filles bourrées et à des fÃÂȘtes, et si cñ€ℱest comme ça que tu as commencé, cñ€ℱest bien que tu nñ€ℱaies pas continué. Le lendemain de ce qu'il s'est passé, il a dit quñ€ℱil pensait que jñ€ℱavais aimé ça parce que je lui avais caressé le dos. Une caresse dans le mentionné mon consentement, ni mÃÂȘme aucune discussion quñ€ℱon a pu avoir, juste que je lui ai caressé le dos. Jñ€ℱai appris dans les médias que mes fesses et mon vagin étaient à découvert, quñ€ℱon mñ€ℱavait peloté les seins, quñ€ℱon mñ€ℱavait enfoncé des doigts et, avec, des aiguilles de pin et dñ€ℱautres détritus, que ma peau dénudée et ma tÃÂȘte avaient rùpé le sol derriÚre une benne à ordures pendant quñ€ℱun premiÚre année en érection se frottait contre mon corps inanimé et à demi-nu. Mais je ne me souviens de rien, alors comment prouver que je nñ€ℱai pas aimé ç me suis dit, aucune chance quñ€ℱon aille jusquñ€ℱau procÚs; il y a des témoins, de la terre dans mon corps, il sñ€ℱest enfui mais sñ€ℱest fait arrÃÂȘter. On allait trouver un accord, il présenterait des excuses en bonne et due forme et chacun de nous passerait à autre chose. Mais non. On mñ€ℱa dit quñ€ℱil avait embauché un trÚs bon avocat, des experts pour témoigner, des détectives privés pour fouiller ma vie privée et sñ€ℱen servir contre moi, trouver des incohérences dans mon témoignage pour nous décrédibiliser ma sÅ“ur et moi, pour montrer que cette agression sexuelle nĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait rien quñ€ℱun malentendu. On mñ€ℱa dit quñ€ℱil ne reculerait devant rien pour prouver à tous quñ€ℱil y avait juste eu mñ€ℱa non seulement dit que jñ€ℱavais été agressée, mais aussi que techniquement, comme je ne me rappelais rien, je ne pourrais pas prouver que je nĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais pas dñ€ℱaccord. Et ça mñ€ℱa cabossée, ça mñ€ℱa meurtrie, ça mñ€ℱa presque brisée. Cñ€ℱest le pire des chaos de sñ€ℱentendre dire quñ€ℱon sñ€ℱest fait agresser, presque violer, au vu de tous, mais quñ€ℱon ne sait pas encore si ça compte comme une agression. Jñ€ℱai dû me battre pendant une année entiÚre pour bien faire comprendre que quelque chose clochait. ÂOn mñ€ℱa assené des questions fermées, acerbes, qui disséquaient ma vie privée, amoureuse, ma vie passée, ma vie de famille, des questions ineptes, une accumulation de détails sans importance visant à trouver une excuse à ce type qui mñ€ℱa déshabillée à moitié sans mÃÂȘme prendre la peine de me demander mon pré Quand on mñ€ℱa dit de me préparer au cas oÃÂč je perdrais, jñ€ℱai répondu que cĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait impossible. Il est coupable depuis la minute oÃÂč jñ€ℱai repris conscience. Personne ne pourra me convaincre du contraire, pas aprÚs le mal quñ€ℱil mñ€ℱa fait. Le pire, mñ€ℱa-t-on prévenue, cñ€ℱest que comme il sait que je ne me souviens de rien, cñ€ℱest lui qui déroulera le script. Il racontera ce quñ€ℱil voudra, personne ne pourra contester. JĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais impuissante, je nñ€ℱavais pas voix au chapitre, jĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais sans défense. Mes trous de mémoire allaient ÃÂȘtre utilisés contre moi. Mon témoignage était fragile, incomplet et on mñ€ℱavait fait croire que je ne serais peut-ÃÂȘtre pas assez bien pour gagner le procÚs. Son avocat a constamment rappelé au jury que le seul quñ€ℱon pouvait croire était Brock, puisque la fille nñ€ℱavait aucun souvenir. Cette impuissance fut temps que jñ€ℱaurais pu consacrer à panser mes plaies, je lñ€ℱai passé à essayer de me souvenir des détails les plus sordides de cette nuit-là , me préparant à répondre aux questions indiscrÚtes et agressives que me poserait son avocat pour me dérouter, me faire me contredire, contredire ma sÅ“ur, des questions formulées de telle maniÚre à manipuler mes réponses. Au lieu de dire ÂAvez-vous remarqué des égratignures?», son avocat mñ€ℱa demandé ÂVous nñ€ℱavez remarqué aucune égratignure, cñ€ℱest bien cela?» Un jeu stratégique censé me pousser à dénigrer ma propre valeur, comme si jñ€ℱallais mordre à lñ€ℱhameçon. Lñ€ℱagression sexuelle était évidente, mais au tribunal, jñ€ℱai dû répondre à ce genre de questionsQuel ùge avez-vous? Combien pesez-vous? Vous aviez mangé quoi ce jour-là ? Bon, vous aviez mangé quoi au dÃner? Qui avait préparé le dÃner? Vous aviez bu en dÃnant? Non, mÃÂȘme pas de lñ€ℱeau? Quand avez-vous bu? À quel point avez-vous bu? Vous avez bu dans quel récipient? Qui vous a servi votre boisson? Vous buvez à quel point, habituellement? Qui vous a amené à cette fÃÂȘte? À quelle heure? Mais oÃÂč exactement? Vous portiez quoi? Pourquoi alliez-vous à cette fÃÂȘte? Quñ€ℱavez-vous fait en arrivant? Vous en ÃÂȘtes sûre? Mais à quelle heure est-ce que vous avez fait ça? Que veut dire ce texto? À qui est-ce que vous avez envoyé ce texto? Quand ÃÂȘtes-vous allée uriner? OÃÂč avez-vous uriné? Avec qui avez-vous uriné dehors? Votre téléphone était-il en mode silencieux quand votre sÅ“ur a appelé? Vous vous rappelez lñ€ℱavoir mis en mode silencieux? Vraiment, parce quñ€ℱà la page 53 je tiens à signaler que vous avez dit quñ€ℱil était en mode normal. Est-ce que vous buviez à la fac? Vous avez dit que vous étiez une fÃÂȘtarde? Ça vous est arrivé souvent, de perdre connaissance? Faisiez-vous la fÃÂȘte dans des fraternités? Cñ€ℱest sérieux avec votre petit ami? Avez-vous des relations sexuelles avec lui? Quand est-ce que vous vous ÃÂȘtes mis ensemble? Est-ce que vous pourriez le tromper? Est-ce que vous avez déjà trompé? Quñ€ℱest-ce que vous insinuiez quand vous avez dit vouloir le récompenser? Vous rappelez-vous lñ€ℱheure quñ€ℱil était quand vous vous ÃÂȘtes réveillée? Vous portiez votre cardigan? De quelle couleur était votre cardigan? Vous vous rappelez autre chose de cette nuit-là ? Non? Okay, eh bien, nous allons laisser Brock complé mñ€ℱa assené des questions fermées, acerbes, qui disséquaient ma vie privée, amoureuse, ma vie passée, ma vie de famille, des questions ineptes, une accumulation de détails sans importance visant à trouver une excuse à ce type qui mñ€ℱa déshabillée à moitié sans mÃÂȘme prendre la peine de me demander mon prénom. AprÚs lñ€ℱagression physique, jñ€ℱai subi une agression verbale, des questions brutales qui disaient, regardez, son témoignage nñ€ℱest pas cohérent, elle est folle, quasi alcoolique, elle voulait sûrement coucher, ce type est genre un athlÚte non, ils étaient soûls tous les deux, bref, les trucs dont elle se souvient à lñ€ℱhÎpital sont arrivés aprÚs les faits, pourquoi en tenir compte, Brock risque gros alors tout ça est vraiment pénible pour puis vint son tour de témoigner et jñ€ℱai appris ce que signifiait ÃÂȘtre persécutée à nouveau. Je voudrais vous rappeler que la nuit suivant les faits, il a dit quñ€ℱil nñ€ℱavait jamais eu lñ€ℱintention de me ramener dans sa chambre. Il a dit quñ€ℱil ne savait pas comment on sĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait retrouvés derriÚre une benne à ordures. Il sñ€ℱest levé pour partir parce quñ€ℱil ne se sentait pas trÚs bien, quand on lñ€ℱa poursuivi et attaqué. Il a ensuite appris que je nñ€ℱavais aucun souvenir de tout ç un an plus tard, comme je lñ€ℱavais prédit, un nouveau dialogue s'amorça. Brock se mit à raconter une histoire différente, étrange, un genre de roman pour jeunes adultes mal écrit avec des baisers, des gens qui dansent, se prennent la main, qui tombent tendrement à la renverse et, le plus important dans cette nouvelle version, il y avait soudainement consentement. Un an aprÚs lñ€ℱincident, il sñ€ℱest souvenu que ah oui, au fait, elle avait dit quñ€ℱelle était dñ€ℱaccord, pour tout, donc dit mñ€ℱavoir demandé si je voulais danser. Apparemment, jñ€ℱai dit oui. Il dit mñ€ℱavoir demandé si je voulais aller dans sa chambre, jñ€ℱai dit oui. Ensuite, il mñ€ℱa demandé sñ€ℱil pouvait me doigter et jñ€ℱai dit oui. La plupart des mecs ne demandent pas ÂEst-ce que je peux te doigter?», en général les choses progressent naturellement, avec un consentement mutuel, pas une séance de questions-réponses. Mais apparemment, je lui ai donné carte blanche. Il en est persuadé. MÃÂȘme dans son histoire, je nñ€ℱai dit en tout et pour tout que trois mots, oui oui oui, avant de me retrouver à moitié nue sur le sol. Note pour plus tard si vous nñ€ℱÃÂȘtes pas sûr quñ€ℱune fille est en mesure ou non de donner son consentement, vérifiez quñ€ℱelle soit capable de prononcer une phrase entiÚre. Tu nñ€ℱas mÃÂȘme pas essayé. Rien quñ€ℱune suite de mots cohérents. OÃÂč est la confusion là -dedans? Cñ€ℱest juste du bon sens, de la décence lui, la seule raison pour laquelle on était par terre cñ€ℱest parce que je suis tombée. Note si une fille tombe, aide-la à se relever. Si elle est trop soûle pour marcher et se casse la figure, ne lui grimpe pas dessus, ne te frotte pas contre elle, ne lui retire pas ses sous-vÃÂȘtements, ne mets pas ta main dans son vagin. Si une fille tombe, relÚve-la. Si elle porte un cardigan par-dessus sa robe, ne lui enlÚve pas pour pouvoir lui toucher les seins. Peut-ÃÂȘtre quñ€ℱelle a froid, peut-ÃÂȘtre que cñ€ℱest pour ça quñ€ℱelle a mis ce dans ta version, deux Suédois à vélo se sont approchés de toi et tu t'es enfui. Quand ils tñ€ℱont plaqué au sol, pourquoi est-ce que tu nñ€ℱas pas dit ÂStop! Tout va bien, demandez-lui, elle est juste là -bas, elle vous le dira»? Je veux dire, tu venais de me demander mon consentement, non? JĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais consciente, non? Quand les policiers sont arrivés et ont interrogé le méchant Suédois qui tñ€ℱa plaqué, il pleurait tellement à cause de ce quñ€ℱil avait vu quñ€ℱil nñ€ℱarrivait mÃÂȘme pas à avocat a plusieurs fois souligné que, eh bien, nous ne savons pas exactement à quel moment elle sñ€ℱest évanouie. Et tu as raison, peut-ÃÂȘtre que mes paupiÚres battaient encore et que je nĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais pas encore complÚtement atone. Mais ça nñ€ℱa jamais été le propos. JĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais trop soûle pour parler, trop soûle pour exprimer mon consentement et ce bien avant de me retrouver par terre. Personne nñ€ℱaurait jamais dû me toucher. Brock a dit ÂÀ aucun moment je me suis rendu compte quñ€ℱelle ne réagissait pas. Si une telle chose mñ€ℱavait traversé lñ€ℱesprit, jñ€ℱaurais immédiatement arrÃÂȘté.» Je tñ€ℱexplique si ton plan cĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait de tñ€ℱarrÃÂȘter seulement au moment oÃÂč je ne réagirais plus, alors tu nñ€ℱas toujours rien compris. Et de toute façon, tu ne tñ€ℱes mÃÂȘme pas arrÃÂȘté quand je me suis évanouie! Cñ€ℱest quelquñ€ℱun dñ€ℱautre qui tñ€ℱa interrompu. Deux types à vélo ont remarqué, dans le noir, que je ne bougeais pas et ont dû te plaquer au sol. Comment est-ce que tu ne l'as pas remarqué alors que tu étais sur moi?Tu as dit que tu aurais arrÃÂȘté et que tu serais allé chercher de lñ€ℱaide. Tu dis ça, mais explique-moi comment tu mñ€ℱaurais aidée, étape par étape, vraiment, explique-moi. Je veux savoir, si ces méchants Suédois ne mñ€ℱavaient pas trouvée, comment se serait finie cette nuit-là . Je te le demande est-ce que tu aurais remonté mes sous-vÃÂȘtements roulés sur mes bottes? DémÃÂȘlé mon collier? Est-ce que tu aurais fermé mes jambes, est-ce que tu mñ€ℱaurais couverte? Enlevé les aiguilles de pin de mes cheveux? Demandé si les écorchures sur mon cou et mes fesses me faisaient mal? Est-ce que tu serais allé chercher un ami pour lui demander de tñ€ℱaider à mñ€ℱemmener dans un endroit chaud et confortable? Je fais des nuits blanches quand je pense à la maniÚre dont ça aurait pu se passer si ces deux gars nñ€ℱavaient jamais débarqué. Quñ€ℱest-ce qui me serait arrivé? Voilà une question à laquelle tu nñ€ℱauras jamais la bonne réponse, une chose que tu nñ€ℱarrives pas à expliquer, mÃÂȘme un an aprÚ plus de tout ça, il affirme que jñ€ℱai joui aprÚs une minute de pénétration digitale. Lñ€ℱinfirmiÚre a dit quñ€ℱil y avait des lacérations, des éraflures et de la terre dans mon vagin. CĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait avant ou aprÚs mon orgasme?Nous informer sous serment que oui, jñ€ℱen avais envie, et que oui, jñ€ℱavais donné ma permission et que cñ€ℱest toi la vraie victime, attaqué par des Suédois pour des raisons inconnues, cñ€ℱest consternant, cñ€ℱest dément, cñ€ℱest égoïste, cñ€ℱest pernicieux. Cñ€ℱest déjà bien assez de souffrir sans que quelquñ€ℱun sñ€ℱacharne à minimiser la gravité et la validité de cette famille a dû regarder des photos de ma tÃÂȘte sanglée à un brancard jonché dñ€ℱaiguilles de pin, de mon corps à mÃÂȘme la terre, les yeux clos, les cheveux en bataille, les membres tordus, la robe relevée. Et aprÚs tout ça, ma famille a dû écouter ton avocat dire que ces photos avaient été prises aprÚs les faits, quñ€ℱil ne fallait donc pas en tenir compte. Dire que oui, mon infirmiÚre a confirmé des rougeurs et des écorchures à lñ€ℱintérieur de mon corps, un traumatisme important des organes génitaux mais que cñ€ℱest ce qui se passe quand on doigte quelquñ€ℱun et il a déjà reconnu lñ€ℱavoir fait. DĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©couter ton avocat dresser un portrait de moi façon Girls Gone Wild, comme si ça allait prouver dñ€ℱune maniÚre ou dñ€ℱune autre que je lñ€ℱavais bien cherché. De lñ€ℱentendre dire que si jñ€ℱavais lñ€ℱair soûle au téléphone, cñ€ℱest parce que je faisais lñ€ℱidiote en prenant une voix bÃÂȘbÃÂȘte. Dñ€ℱattirer lñ€ℱattention sur le fait que dans un message laissé sur son répondeur, je disais à mon copain que jñ€ℱallais le récompenser et quñ€ℱon sait tous à quoi je pensais. Je tiens à préciser que mon programme de récompenses est non cessible, surtout s'il s'agit d'un inconnu qui sñ€ℱapprocherait de moi. ÂCe nñ€ℱest pas une éniÚme coucherie bourrée dĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tudiants résultant d'une suite de mauvaises décisions. Une agression nñ€ℱest pas un Durant ce procÚs, il a causé des dommages irréversibles à ma famille et moi, qui devions lĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©couter en silence donner sa version de la soirée. Mais au final, ses affirmations sans fondements et la logique tordue de son avocat nñ€ℱont trompé personne. La vérité a triomphé, la vérité a parlé dñ€ℱ es coupable. Douze jurés tñ€ℱont reconnu coupable de trois chefs dñ€ℱaccusation au-delà de tout doute raisonnable, cñ€ℱest douze votes par chef dñ€ℱaccusation, trente-six oui qui confirment ta culpabilité, cñ€ℱest 100%, lñ€ℱunanimité. Et moi qui pensais que cĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait terminé pour de bon, quñ€ℱil assumerait enfin ses actes, quñ€ℱil présenterait des excuses en bonne et due forme et quñ€ℱon pourrait enfin passer à autre chose, que ça irait mieux. Et puis jñ€ℱai lu ta dé tu espÚres quñ€ℱun de mes organes implose de colÚre et me tue, on y est presque. Tu brûles. Ce nñ€ℱest pas une éniÚme coucherie bourrée dĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tudiants résultant d'une suite de mauvaises décisions. Une agression nñ€ℱest pas un accident. Curieusement, tu nñ€ℱas toujours pas compris. Curieusement, tu sembles toujours confus. Je vais maintenant lire des extraits de la déclaration de lñ€ℱaccusé et y ré as dit Comme jĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais bourré je nñ€ℱai pas pris les meilleures décisions et elle non nñ€ℱest pas une excuse. Est-ce que cñ€ℱest un facteur? Oui. Mais ce nñ€ℱest pas lñ€ℱalcool qui mñ€ℱa déshabillée, doigtée, qui a laissé le sol écorcher mon visage, mon corps presque nu. Boire plus que de raison fut une erreur de débutant que je veux bien reconnaÃtre, mais qui nñ€ℱa rien de criminel. Tout le monde dans cette piÚce a déjà regretté une soirée trop arrosée, ou connaÃt quelquñ€ℱun dont cñ€ℱest le cas. Regretter un abus dñ€ℱalcool, ce nñ€ℱest pas la mÃÂȘme chose que regretter une agression sexuelle. On était tous les deux soûls, la différence cñ€ℱest que je nñ€ℱai pas enlevé ton pantalon et tes sous-vÃÂȘtements, je ne tñ€ℱai pas touché de maniÚre inappropriée et je ne me suis pas enfuie. Voilà la diffé as dit Si jñ€ℱavais voulu faire connaissance, jñ€ℱaurais dû lui demander son numéro plutÎt que lui proposer de monter dans ma ne suis pas en colÚre parce que tu ne mñ€ℱas pas demandé mon numéro. MÃÂȘme si on se connaissait, je nñ€ℱaurais pas voulu me retrouver dans cette situation. Mon propre copain me connaÃt, mais sñ€ℱil demandait à me doigter derriÚre une benne, je lui mettrais une gifle. Aucune fille nñ€ℱa envie de se retrouver dans cette situation. Personne. Je me fiche de savoir si tu as ou non leur numé as dit Jñ€ℱai bÃÂȘtement pensé que je pouvais faire la mÃÂȘme chose que tous les gens autour de moi, cñ€ℱest-à -dire boire. Jñ€ℱai eu nouveau, tu nñ€ℱes pas en tort parce que tu as bu. Personne autour de toi ne mñ€ℱagressait sexuellement. Tu es en tort parce que tu as fait ce que personne dñ€ℱautre ne faisait, cñ€ℱest-à -dire presser ta bite en érection dans ton pantalon contre mon corps nu et sans défense, dans un endroit sombre, à lñ€ℱabri du regard et de la protection des autres invités, oÃÂč ma propre sÅ“ur nñ€ℱa pas su me trouver. Boire nñ€ℱest pas ton crime. Retirer et jeter mes sous-vÃÂȘtements comme un papier de bonbon pour pénétrer mon corps avec tes doigts, voilà ton tort. Pourquoi ai-je encore besoin dñ€ℱexpliquer tout as dit Pendant le procÚs, je ne voulais pas la persécuter du tout. CĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait seulement mon avocat et sa maniÚre dñ€ℱappréhender lñ€ℱ avocat nñ€ℱest pas ton bouc émissaire, il te représente. Est-ce que ton avocat a dit des choses excessivement rageantes et dégradantes? Absolument. Il a dit que tu avais eu une érection parce quñ€ℱil faisait as dit ÃÂȘtre en train de créer un programme destiné aux lycéens et aux étudiants dans lequel tu partages ton expérience pour Âdénoncer la culture de lñ€ℱalcool sur les campus et la promiscuité sexuelle qui sñ€ℱensuit».La culture de lñ€ℱalcool sur les campus. Cñ€ℱest ça quñ€ℱon veut dénoncer? Tu crois que cñ€ℱest contre ça que jñ€ℱai passé un an à me battre? Pas sensibiliser aux agressions sexuelles sur les campus, ou bien au viol, ou apprendre à reconnaÃtre un consentement. La culture de lñ€ℱalcool sur les campus. À bas Jack Daniels. À bas la vodka Skyy. Si tu veux parler dñ€ℱalcoolisme aux gens, va à une réunion des AA. Tu te rends compte quñ€ℱavoir un problÚme dñ€ℱalcool, cñ€ℱest différent de boire puis essayer avec acharnement dñ€ℱavoir une relation sexuelle avec quelquñ€ℱun? Montre aux hommes comment respecter les femmes, pas comment se calmer sur la culture de lñ€ℱalcool et la promiscuité sexuelle qui sñ€ℱensuit. Qui sñ€ℱensuit, comme un effet secondaire, comme une assiette de frites avec ta commande. À quel moment est-il question de promiscuité? Aucun média nñ€ℱa titré Brock Turner, coupable dñ€ℱavoir trop bu et de la promiscuité sexuelle qui sñ€ℱensuit. Les agressions sexuelles sur les campus. Voilà la premiÚre diapo de ton PowerPoint. Sois-en assuré si tu ne changes pas le sujet de tes interventions, je te suivrai dans chaque école oÃÂč tu iras pour une présentation complé nñ€ℱy a pas longtemps, tu as dit je veux montrer aux gens quñ€ℱune soirée de beuverie peut détruire toute une vie, une seule vie, la tienne, tu as oublié la mienne. Laisse-moi reformuler la phrase pour toi je veux montrer aux gens quñ€ℱune soirée de beuverie peut détruire deux vies. Toi et moi. Tu es la cause, je suis lñ€ℱeffet. Tu mñ€ℱas entraÃnée dans cet enfer avec toi, replongée dans cette nuit, encore et encore. Tu as fait tomber nos deux tours, je me suis effondrée en mÃÂȘme temps que toi. Si tu penses que jñ€ℱai été épargnée, que je mñ€ℱen suis sortie indemne, quñ€ℱaujourdñ€ℱhui je chevauche vers le soleil couchant et que cñ€ℱest toi qui souffres le plus, tu te trompes. Personne nñ€ℱest gagnant. Nous sommes tous dévastés, nous essayons tous de trouver du sens à toute cette souffrance. Les dégùts que tu as subis sont concrets tu perds titres, diplÎmes, inscription à lñ€ℱuniversité. Les dégùts que jñ€ℱai subis sont internes, invisibles, je les transporte avec moi. Tu mñ€ℱas pris ma valeur, ma vie privée, mon énergie, mon temps, ma sécurité, mon intimité, ma confiance en moi, ma voix mÃÂȘme, jusquñ€ℱà aujourdñ€ℱ vois, nous avons une chose en commun, cñ€ℱest que nous avons été tous les deux incapables de nous lever le matin. La douleur ne mñ€ℱest pas étrangÚre. Tu as fait de moi une victime. Dans les journaux, mon nom était Âfemme inconsciente sous lñ€ℱemprise de lñ€ℱalcool», dix syllabes, et rien dñ€ℱautre. Pendant un moment, jñ€ℱai cru que jĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais réduite à ça. Jñ€ℱai dû me forcer à réapprendre mon vrai nom, mon identité. À réapprendre que je ne suis pas que ça. Que je ne suis pas seulement une victime bourrée dans une soirée de fac retrouvée derriÚre une benne à ordures, alors que toi tu es le nageur All American dans une université dĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©lite, innocent tant que sa culpabilité nñ€ℱa pas été démontrée, avec tellement de choses à perdre. Je suis un ÃÂȘtre humain qui a été blessé de maniÚre irréversible, ma vie a été mise en veille pendant plus dñ€ℱun an, en attendant de déterminer si jñ€ℱavais une quelconque indépendance, ma joie naturelle, ma douceur et le style de vie paisible que je connaissais ont été déformés au point dñ€ℱÃÂȘtre méconnaissables. Je me suis renfermée, je suis devenue énervée, je mñ€ℱauto-dépréciais, jĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais fatiguée, irritable, vide. Lñ€ℱisolement était parfois insupportable. Tu ne peux pas me rendre la vie que jñ€ℱavais avant cette nuit-là . Pendant que tu te faisais du souci pour ta réputation, tous les soirs je mettais des cuillÚres au réfrigérateur pour quñ€ℱau réveil, je les pose sur mes yeux boursouflés à force dñ€ℱavoir pleuré, pour diminuer le gonflement et ÃÂȘtre capable de les ouvrir. Jñ€ℱarrivais au travail une heure en retard chaque matin, mñ€ℱexcusais et sortais pleurer dans la cage dñ€ℱescalier, je peux te dire oÃÂč se trouvent toutes les meilleures cachettes pour pleurer sans ÃÂȘtre entendu dans ce bùtiment. La douleur est devenue si intense que jñ€ℱai été obligée de raconter les détails privés à ma patronne pour quñ€ℱelle comprenne les raisons de mon départ. Jñ€ℱavais besoin de temps parce que continuer jour aprÚs jour nĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait plus possible. Jñ€ℱai utilisé mes économies pour aller aussi loin que je le pouvais. Je ne suis pas retournée travailler à plein temps car je savais quñ€ℱil faudrait que je prenne des semaines de congé à un moment pour les audiences et le procÚs, qui étaient constamment reportés. Ma vie a été mise entre parenthÚses pendant plus dñ€ℱun an, ma structure sĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait effondré nñ€ℱarrive pas à dormir seule la nuit sans quñ€ℱil y ait une lumiÚre allumée, comme une enfant de 5 ans, parce que je fais des cauchemars oÃÂč lñ€ℱon me touche et je nñ€ℱarrive pas à me réveiller, je suis allée jusquñ€ℱà attendre que le soleil se lÚve, afin de me sentir suffisamment en sécurité pour dormir. Pendant trois mois, je suis allée me coucher à 6 heures du jĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais fiÚre de mon indépendance, aujourdñ€ℱhui jñ€ℱai peur dñ€ℱaller me promener le soir, dñ€ℱassister à des soirées oÃÂč il y a de l'alcool avec des amis, oÃÂč je devrais me sentir à lñ€ℱaise. Je suis devenue une petite bernacle qui a toujours besoin dñ€ℱÃÂȘtre à cÎté de quelquñ€ℱun, dñ€ℱavoir mon petit ami avec moi, pour dormir, pour me protéger. Cette faiblesse que je ressens, cette façon craintive que jñ€ℱai de me déplacer dans la vie, toujours sur mes gardes, sur la défensive, prÃÂȘte à me mettre en colÚre, suscitent chez moi un sentiment de nñ€ℱas pas idée à quel point jñ€ℱai travaillé dur pour reconstruire des parties de moi qui sont encore fragiles. Il mñ€ℱa fallu huit mois pour réussir à simplement parler de ce qui était arrivé. Je nñ€ℱarrivais plus à communiquer avec mes amis, avec tout mon entourage. Je criais sur mon petit ami, sur ma propre famille à chaque fois quñ€ℱils abordaient le sujet. Tu ne mñ€ℱas jamais permis dñ€ℱoublier ce qui mĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait arrivé. À la fin de lñ€ℱaudience, du procÚs, jĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais trop fatiguée pour parler. Je suis partie épuisée, silencieuse. Je suis rentrée à la maison, jñ€ℱai éteint mon téléphone et pendant des jours, je nñ€ℱai plus ouvert la bouche. Tu mñ€ℱas payé un billet pour une planÚte oÃÂč jñ€ℱai vécu toute seule. Chaque fois quñ€ℱun nouvel article était publié, je vivais avec la sensation paranoïaque que toute ma ville allait apprendre ce qui sĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait passé et mñ€ℱidentifierait comme la fille qui sĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait fait agresser. Je ne voulais de la pitié de personne et je suis encore en train dñ€ℱessayer dñ€ℱapprendre que Âvictime» fait partie de mon identité. Tu as fait de ma propre ville un lieu oÃÂč je me sens ne peux pas me rendre mes nuits sans sommeil. Le fait que jĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©clate en sanglots incontrÎlables quand je regarde un film oÃÂč une femme est agressée, pour le dire pudiquement, cette expérience a augmenté mon empathie envers les autres victimes. Jñ€ℱai perdu du poids à cause du stress, et quand on me faisait des réflexions, je disais que je courais beaucoup depuis un certain temps. À certains moments, je ne supportais plus quñ€ℱon me touche. Je dois de nouveau apprendre que je ne suis pas fragile, que je suis capable, que je suis saine, pas juste furieuse et je vois ma petite sÅ“ur souffrir, quand je la vois incapable de suivre à lĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©cole, ÃÂȘtre privée de joie, quand elle pleure si fort au téléphone quñ€ℱelle a du mal à respirer, quñ€ℱelle me demande pardon, encore et encore, de mñ€ℱavoir laissée seule ce soir-là , pardon, pardon, pardon, quand elle se sent plus coupable que toi, alors je ne te pardonne pas. Ce soir-là , je lñ€ℱai appelée pour essayer de la trouver, mais tu mñ€ℱas trouvée avant elle. La conclusion de ton avocat commençait par ces mots ÂSa sÅ“ur a dit quñ€ℱelle allait bien, et qui la connaÃt mieux que sa sÅ“ Tu as essayé dñ€ℱutiliser ma propre sÅ“ur contre moi? Tes points dñ€ℱattaque étaient si faibles, si bas, cñ€ℱen était presque gÃÂȘnant. Tu ne la touches nñ€ℱaurais jamais dû me faire ça. DeuxiÚmement, tu nñ€ℱaurais jamais dû me forcer à me battre si longtemps pour te dire tu nñ€ℱaurais jamais dû me faire ça. Mais on en est là . Le mal est fait, personne ne peut le défaire. Et à présent, nous avons tous les deux le choix. Nous pouvons laisser ça nous détruire, je peux rester en colÚre, blessée et toi dans le déni, ou bien nous pouvons lñ€ℱaffronter en face, moi jñ€ℱaccepte la douleur, toi tu acceptes la punition, et on passe à autre vie nñ€ℱest pas foutue, tu as des dizaines dñ€ℱannées devant toi pour réécrire ton histoire. Le monde est immense, il est tellement plus grand que Palo Alto et Stanford, et tu tñ€ℱy feras une place oÃÂč tu pourras ÃÂȘtre utile et heureux. Mais pour lñ€ℱinstant, tu nñ€ℱas plus le droit de hausser les épaules et de ne pas savoir oÃÂč tu en es. Tu nñ€ℱas pas le droit de faire comme si il nñ€ℱy avait pas eu de signaux dñ€ℱalerte. Tu as été reconnu coupable de mñ€ℱavoir violée, intentionnellement, en faisant usage de la force, sexuellement, avec lñ€ℱintention de nuire, et tout ce que tu arrives à admettre cñ€ℱest que tu as consommé de lñ€ℱalcool. Ne te plains pas que ta vie est chamboulée pour le pire parce que lñ€ℱalcool tñ€ℱa poussé à commettre de mauvaises actions. Trouve le moyen dñ€ℱassumer ta propre maintenant, au sujet de la condamnation. Quand jñ€ℱai lu le rapport de lñ€ℱagent de probation, je nñ€ℱy croyais pas, jĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais consumée par une colÚre qui a fini par se transformer en une profonde tristesse. Mes déclarations ont été minimisées au point dñ€ℱen ÃÂȘtre déformées et sorties de leur contexte. Je me suis battue avec acharnement pendant ce procÚs et il est hors de question que je laisse un agent de probation qui prétend évaluer mon état actuel et ce que je souhaite en quinze minutes de conversation, dont la plus grande partie a été consacrée à répondre à mes questions sur le systÚme judiciaire, en minimiser le résultat. Le contexte aussi est important. Brock devait encore faire sa déclaration, et je nñ€ℱavais pas lu ses vie est mise en pause depuis plus dñ€ℱun an, une année de colÚre, dñ€ℱangoisse et dñ€ℱincertitude, jusquñ€ℱà ce quñ€ℱun jury de mes pairs rende un jugement qui a validé les injustices que jñ€ℱavais endurées. Si Brock avait admis sa culpabilité, manifesté des remords et proposé un accord avant, jñ€ℱaurais envisagé une peine plus légÚre, par respect pour son honnÃÂȘteté, reconnaissante de pouvoir permettre à nos vies dñ€ℱaller de lñ€ℱavant. Au lieu de cela, il a pris le risque du procÚs, ajoutant lñ€ℱinsulte à la blessure, et mñ€ℱa forcée à revivre cette souffrance tandis que les détails de ma vie personnelle et lñ€ℱagression sexuelle dont jñ€ℱai été victime étaient violemment disséqués en public. Il nous a poussés, moi et ma famille, à vivre une année de souffrances inexplicables et inutiles, et il doit assumer les conséquences de cette remise en question de son crime, dñ€ℱavoir mis ma douleur en doute, de nous avoir fait attendre si longtemps pour que justice soit dit à lñ€ℱagent de probation que je ne voulais pas que Brock pourrisse en prison. Je nñ€ℱai pas dit quñ€ℱil ne méritait pas de se retrouver derriÚre les barreaux. La recommandation de lñ€ℱagent de probation dñ€ℱun an ou moins dans une prison du comté est un coup de rÚgle sur les doigts, une raillerie de la gravité de ses agressions, une insulte pour moi et pour toutes les femmes. Cela envoie le message quñ€ℱun inconnu peut entrer en vous sans quñ€ℱil y ait consentement et quñ€ℱil recevra une sanction inférieure à ce qui a été défini comme la peine minimum. La probation ne devrait pas lui ÃÂȘtre accordée. Jñ€ℱai aussi dit à lñ€ℱagent de probation que ce que je voulais vraiment, cĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait que Brock se rende compte, quñ€ℱil comprenne et admette quñ€ℱil a mal aprÚs avoir lu le rapport du prévenu, je suis extrÃÂȘmement déçue, jñ€ℱai lñ€ℱimpression quñ€ℱil ne montre aucun remords sincÚre et quñ€ℱil nñ€ℱassume pas la responsabilité de sa conduite. Jñ€ℱai totalement respecté son droit à avoir un procÚs, mais mÃÂȘme aprÚs que douze jurés lñ€ℱont reconnu coupable à lñ€ℱunanimité de trois crimes, tout ce quñ€ℱil a admis avoir fait est dñ€ℱavoir ingéré de lñ€ℱalcool. Quelquñ€ℱun incapable dñ€ℱassumer la pleine responsabilité de ses actes ne mérite pas une peine atténuée. Il est profondément offensant quñ€ℱil tente de diluer le viol dans une suggestion de ÂpromiscuitĂƒÂ©Ă‚Â». Par définition, le viol nñ€ℱest pas lñ€ℱabsence de promiscuité, le viol est lñ€ℱabsence de consentement, et cela me perturbe profondément quñ€ℱil ne soit mÃÂȘme pas capable de voir cette diffé de probation a pris en compte le fait que lñ€ℱaccusé était jeune et quñ€ℱil nñ€ℱavait jamais été condamné. À mon avis, il est assez ùgé pour savoir que ce quñ€ℱil a fait est mal. Dans ce pays, à 18 ans vous pouvez aller à la guerre. À 19 ans, vous ÃÂȘtes assez vieux pour payer les conséquences si vous avez tenté de violer quelquñ€ℱun. Il est jeune, mais il est assez vieux pour avoir un peu de il sñ€ℱagit dñ€ℱune premiÚre fois, je comprends la tentation de lñ€ℱindulgence. Dñ€ℱun autre cÎté, en tant que société, nous ne pouvons pas pardonner la premiÚre agression sexuelle ou le premier viol digital de tout le monde. Cela nñ€ℱa aucun sens. Le fait que le viol est un acte grave doit ÃÂȘtre communiqué clairement, il ne faut pas créer une culture qui suggÚre dñ€ℱapprendre de façon empirique que le viol est condamnable. Les sanctions des agressions sexuelles doivent ÃÂȘtre sévÚres, de telle sorte que les gens aient suffisamment peur pour utiliser leur bon sens, mÃÂȘme sñ€ℱils sont ivres, elles doivent ÃÂȘtre assez sévÚres pour ÃÂȘtre pré de probation a pris en compte le fait quñ€ℱil ait dû renoncer à une bourse de natation durement acquise. La vitesse de nage de Brock nñ€ℱatténue en rien la gravité de ce qui mñ€ℱest arrivé, et ne devrait en rien atténuer la sévérité de sa sanction. Si un délinquant sans casier venu dñ€ℱun milieu défavorisé était accusé de trois crimes et nñ€ℱavait avancé dñ€ℱautre justification que lñ€ℱabus dñ€ℱalcool, à quoi serait-il condamné? Le fait que Brock était un athlÚte dans une université privée ne devrait pas ÃÂȘtre considéré comme un droit à lñ€ℱindulgence mais comme une occasion dñ€ℱenvoyer le message que les agressions sexuelles sont illégales, quelle que soit la classe de probation a déclaré que cette affaire, lorsquñ€ℱon la comparait à dñ€ℱautres crimes de mÃÂȘme nature, pouvait ÃÂȘtre considérée comme moins grave étant donné le niveau dĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©briété du prévenu. À vivre, cĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait grave. Cñ€ℱest tout ce que jñ€ℱen fait pour démontrer quñ€ℱil méritait la clémence? Il nñ€ℱa fait que sñ€ℱexcuser dñ€ℱavoir bu et nñ€ℱa toujours pas défini les agressions sexuelles quñ€ℱil a commises sur moi, il n'a fait que m'accabler, encore et encore, sans jamais sñ€ℱarrÃÂȘter. Il a été déclaré coupable de trois crimes et il est temps quñ€ℱil accepte les conséquences de ses actes. On ne va pas lui pardonner comme ç sera enregistré à vie comme un délinquant sexuel. Il nñ€ℱy aura pas de prescription. Tout comme ce quñ€ℱil mñ€ℱa fait ne sera pas prescrit, ne disparaÃtra pas aprÚs un nombre dñ€ℱannées convenu. Cela restera avec moi, cela fait partie de mon identité, ça a changé pour toujours ma maniÚre de me comporter, la maniÚre de vivre le restant de ma conclure, je voudrais dire merci. À tout le monde, de lñ€ℱinterne qui mñ€ℱa donné des flocons dñ€ℱavoine quand je me suis réveillée à lñ€ℱhÎpital ce matin-là à lñ€ℱassistante qui a attendu à cÎté de moi, en passant par les infirmiÚres qui mñ€ℱont calmée, lñ€ℱenquÃÂȘteur qui mñ€ℱa écoutée et ne mñ€ℱa jamais jugée, à mes avocats qui se sont sans faillir tenus à mes cÎtés, à mon psy qui mñ€ℱa appris à trouver du courage dans la vulnérabilité, à ma patronne pour sa gentillesse et sa compréhension, à mes incroyables parents qui mñ€ℱapprennent à transformer la douleur en force, à ma grand-mÚre qui a fait passer du chocolat en douce dans la salle dñ€ℱaudience pendant cette épreuve pour me le donner, à mes amis qui me rappellent comment ÃÂȘtre heureuse, à mon petit ami, patient et aimant, à mon indomptable sÅ“ur qui est lñ€ℱautre moitié de mon cÅ“ur, à Alaleh, mon idole, qui sñ€ℱest battue inlassablement et nñ€ℱa jamais douté de moi. Merci à tous ceux qui sont impliqués dans ce procÚs pour votre temps et votre attention. Merci aux filles de tout le pays qui ont envoyé des lettres au procureur de mon district pour quñ€ℱil me les donne, à tous ces inconnus qui se sont souciés de surtout, merci aux deux hommes qui mñ€ℱont sauvée, que je nñ€ℱai toujours pas rencontrés. Je dors avec deux dessins de vélos que jñ€ℱai faits, scotchés au-dessus de mon lit, pour me rappeler quñ€ℱil y a des héros dans cette histoire. Que nous nous préoccupons les uns des autres. Avoir connu tous ces gens, avoir senti leur protection et leur amour, cñ€ℱest quelque chose que je nñ€ℱoublierai enfin, aux filles, oÃÂč que vous soyez, je suis avec vous. Les soirs oÃÂč vous vous sentez seules, je suis avec vous. Quand on ne vous croit pas, quand on vous ignore, je suis avec vous. Je me suis battue chaque jour pour vous. Alors nñ€ℱarrÃÂȘtez jamais de vous battre, moi je vous crois. Comme lñ€ℱa écrit lñ€ℱauteure Anne Lamott ÂLes phares ne sillonnent pas les Ãles en courant à la recherche de bateaux à sauver; ils se contentent de se tenir droit et de briller». Bien que je ne puisse pas sauver tous les bateaux, jñ€ℱespÚre que parce que jñ€ℱai parlé aujourdñ€ℱhui, vous avez absorbé un petit peu de lumiÚre, une petite conviction quñ€ℱon ne peut pas vous faire taire, une petite satisfaction que justice a été rendue, une petite assurance que nous allons quelque part, et une grande, grande conviction que vous ÃÂȘtes importantes, incontestablement, vous ÃÂȘtes intouchables, vous ÃÂȘtes belles, vous devez ÃÂȘtre estimées, respectées, indéniablement, chaque minute de chaque jour, vous ÃÂȘtes puissantes et personne ne peut vous enlever ça. À toutes les filles du monde, je suis avec vous. de l'anglais par Nora Bouazzouni, Cécile Dehesdin et BérengÚre Viennot.

SedĂ©plaçant en fauteuil roulant, Marilyn Blackmer Ă©tait sortie effectuer sa petite promenade habituelle dans le jardin de la rĂ©sidence, mais la balade a tournĂ© court et failli virer au drame. Elle a, en effet, perdu connaissance avant de faire une chute. « Je me suis Ă©vanouie et je suis tombĂ©e sur l'herbe. Je n’arrivais plus Ă  me
Il pourra vous arriver de vous retrouver avec votre moto Ă  terre et vous Ă  cĂŽtĂ©, tout Ă  fait apte Ă  la remettre sur ses roues, mais ne sachant comment faire. Dans ces cas-lĂ , il vaut mieux avoir la bonne technique pour la redresser sans vous faire mal, avec ou sans aide extĂ©rieure. IntroductionPrĂ©liminairesTout d’abord, se mettre en sĂ©curitĂ©Ensuite, se prĂ©parerPremiĂšre mĂ©thodeDeuxiĂšme mĂ©thodeTroisiĂšme mĂ©thodePremiĂšre Ă©tapeSeconde Ă©tapeQuatriĂšme mĂ©thodeEntraĂźnement Introduction De la mĂȘme façon qu’il vous arrivera forcĂ©ment de laisser votre moto tomber au sol au moins une fois dans votre vie de motarde, il vous faudra nĂ©cessairement la relever. Bonne nouvelle, vous serez rarement seule pour ce faire. Dans la plupart des cas, il y aura un passager ou un autre motard ou un tĂ©moin qui viendra vous aider. MĂȘme si votre passagĂšre n’est que peu musclĂ©e, elle peut aider par la technique dite du singe », ou monkey en anglais au sens du singe en side-car !. Elle est expliquĂ©e en anglais et dĂ©montrĂ©e ici Ă  partir de 2’43 Mais tout le monde n’a pas cette chance. Une fausse manoeuvre le matin quand on n’est pas rĂ©veillĂ© avec la moto au troisiĂšme sous-sol du garage souterrain, le pied qui glisse sur une feuille morte au fin fond de la forĂȘt
 Il peut ĂȘtre utile de savoir relever une moto seule ! On est d’accord si vous ĂȘtes un mec costaud avec une moto lĂ©gĂšre » disons moins de 250 kilos Ă  l’équerre sur un sol bien plat, ça se fait. Sans trop d’effort, surtout avec le petit coup de fouet de l’adrĂ©naline qui monte bien dans ces moments-lĂ . AprĂšs, il y a tous les autres cas les pas costauds, les femmes, les vieux, ceux qui ont des problĂšme de dos, les motos lourdes, les sols en pente, les sols glissants, la moto chargĂ©e Ă  bloc
 Bref, ça fait quand mĂȘme un certain nombre de conditions qui font que lĂ  aussi, globalement, c’est pas mal de savoir comment faire. * * * ParenthĂšse si vous devez relever la moto, c’est qu’elle est Ă  terre. Si elle est Ă  terre, c’est qu’elle est tombĂ©e
 Imparable ! Et si elle est tombĂ©e, peut-ĂȘtre que vous ĂȘtes tombĂ©e avec ! Dans la plupart des cas, la chute de la moto se fait Ă  l’arrĂȘt ou Ă  trĂšs basse vitesse, souvent avec un pied par terre. Bref, on arrive Ă  s’extraire de la bĂ©cane sans glisser, sans tomber. Mais parfois, vous pourrez vous trouver entraĂźnĂ©e par la chute de la machine. Petite vidĂ©o pour apprendre Ă  bien tomber » d’une moto * * * PrĂ©liminaires Avant de voir les diffĂ©rentes techniques possibles pour relever une moto, il y a quand mĂȘme quelques fondamentaux communs. Tout d’abord, se mettre en sĂ©curitĂ© Couper le moteur, en tout premier lieu. Cela peut paraĂźtre Ă©vident, mais parfois, avec le stress, l’énervement, on oublie les Ă©vidences. Il faut couper le moteur pour deux raisons Ă©viter qu’il tourne en position horizontale, car il n’est pas prĂ©vu pour ça, il serait mal lubrifiĂ© et pourrait vite se dĂ©tĂ©riorer, surtout si l’accĂ©lĂ©rateur est bloquĂ© et le maintient Ă  haut rĂ©gime ; arrĂȘter la roue arriĂšre ! Non seulement, il va vous falloir immobiliser les roues avant de relever la moto, mais une roue, une chaĂźne qui tourne, c’est dangereux, ça vous chope une jambe ou une main avant d’avoir dit ouf. Bref, on coupe tout, Ă  la clef ou au coupe-circuit, au plus rapide. Se mettre en sĂ©curitĂ©, cela vaut aussi pour soi. Commencez par respirer un grand coup la moto est par terre, elle ne va pas tomber plus bas, ni s’abĂźmer plus. Mettez-vous Ă  l’aise pour prĂ©parer l’effort musculaire pour la relever. Enlevez le casque, les gants aussi s’ils vous tiennent chaud ou s’ils glissent. Ouvrez le blouson pour ne pas ĂȘtre engoncĂ©. Si vous portez des gants fins qui ne vous gĂȘnent pas, il est prĂ©fĂ©rable de les garder, cela peut vous Ă©viter de vous couper ou de vous brĂ»ler en allant chercher une prise sous la moto. Vous vous sentez super Ă©nervĂ©, mais vos muscles sont peut-ĂȘtre froids. Echauffez-vous un minimum avant de vous lancer dans les grandes manoeuvres. Faites jouer vos muscles et toutes vos articulations, de haut en bas nuque, Ă©paules, poignets, bassin, genoux
 Rien ne presse et c’est en voulant aller vite qu’on se fait mal. Profitez-en pour observer les lieux, analyser la situation, rĂ©flĂ©chir. Parfois, en faisant un peu bouger la moto, on se facilite beaucoup la tĂąche pour la suite. Exemple avec un trail qui s’est posĂ© sur son cylindre ou sur les pare-carters dans un sol meuble et surtout, en pente il est souvent possible de le faire pivoter sur son point d’appui sans trop l’abĂźmer, afin de l’orienter dans le sens de la pente, oĂč il sera plus facile de le relever. Sur le mĂȘme principe, il peut ĂȘtre parfois utile de dĂ©charger la moto, de dĂ©monter les valises
 pour l’allĂ©ger au maximum. Enfin, vous vous Ă©pargnerez une mauvaise surprise en dĂ©gageant tout ce qui peut rouler sous les pneus. Du pied ou de la main, enlevez les graviers, cailloux, feuilles mortes
 au niveau de la surface de contact entre les deux pneus et le sol. Bref, n’agissez pas Ă  l’improviste ! Ensuite, se prĂ©parer Il faut immobiliser au moins une roue. Pour la roue arriĂšre, il suffit de la mettre en prise. En gĂ©nĂ©ral, c’est dĂ©jĂ  fait, on tombe la plupart du temps avec un rapport engagĂ©. Mais au cas oĂč vous seriez au point mort, pensez-y, mettez en premiĂšre. Il suffit de dĂ©brayer d’une main et de manoeuvrer le sĂ©lecteur de l’autre. Si la moto est tombĂ©e au point mort et cĂŽtĂ© gauche, c’est plus compliqué  Dans ce cas, essayez de peser sur la pĂ©dale de frein arriĂšre. Pour la roue avant, c’est utile, mais moins indispensable. Essayez de freiner au levier ou maintenez le levier serrĂ© avec une ceinture, une sangle, un lacet, l’emmanchure d’un gant
 Une prĂ©caution supplĂ©mentaire si la moto est tombĂ©e vers la droite, dĂ©pliez la bĂ©quille latĂ©rale. Cela Ă©vitera de faire basculer la moto de l’autre cĂŽtĂ© quand vous la redresserez. Un accident est si vite arrivé  Ensuite, il faut mettre le guidon en butĂ©e, pour pouvoir utiliser son bras de levier. Cela impose parfois de devoir bouger le guidon, ce qui peut provoquer des raclements trĂšs dĂ©sagrĂ©ables Ă  l’oreille sur un sol gravillonneux. DĂ©solĂ©, mais c’est la seule façon de travailler efficacement. Essayez de procĂ©der avec douceur pour braquer le guidon Ă  fond. Dans quel sens ? Celui oĂč vous allez avoir la meilleure prise. Si la moto est tombĂ©e vers la droite, braquez Ă  fond Ă  droite. A fond Ă  gauche si elle a versĂ© vers la gauche. A partir de lĂ , on peut commencer Ă  travailler, avec deux impĂ©ratifs Une moto Ă  terre se pousse pour la relever, elle ne se tire pas ! N’essayez pas de vous pencher par dessus pour la tirer vers vous, vous allez juste rĂ©ussir Ă  vous tuer le dos. Il faut travailler avec le dos droit, tout le temps, en vous mettant du cĂŽtĂ© oĂč la moto est tombĂ©e. Elle a versĂ© vers la droite, on se met Ă  droite, et vice-versa. Les pneus doivent ĂȘtre en contact avec le sol. N’essayez pas de relever d’une traite une moto dont les pneus ne touchent plus le sol. Cela Ă©quivaut Ă  la soulever. Vous arrivez Ă  soulever 200 ou 300 kilos, vous ? Moi pas. Par contre, je relĂšve n’importe quelle moto Ă  partir du moment oĂč les pneus touchent le sol. Parce que cela fournit non pas un, mais mĂȘme deux points d’appui. Et vous connaissez ce qu’a dit ArchimĂšde donnez-moi un point d’appui, un levier, et je soulĂšverai le monde ! » Si vous avez braquĂ© le guidon Ă  fond, vous avez un levier. Si les pneus touchent le sol, vous avez un point d’appui. A partir de lĂ , pas de raison de ne pas y arriver ! C’est pourquoi sur tant de vidĂ©os, on voit des hommes et des femmes arriver si facilement Ă  relever leur bĂ©cane. Si vous regardez bien, ce sont souvent des AmĂ©ricains, avec de grosses bĂ©canes des Harley avec arceaux moteur, des Goldwing super larges, des BMW Ă  moteur bicylindre Ă  plat
 bref, leur moto ne se couche pas complĂštement, elle se pose sur le cĂŽtĂ© et les pneus restent en contact avec le sol. ForcĂ©ment, c’est plus facile. J’aimerais les voir avec la moto en vrac en dĂ©vers
 ProcĂ©dez toujours en deux temps relevez juste un peu la moto pour mettre les pneus en contact, s’ils ne le sont pas dĂ©jĂ , et ensuite redressez l’ensemble. * * * D’accord, mais comment ? Vous vous rappelez la premiĂšre vidĂ©o, tout en haut ? Toutes les erreurs / oublis qu’il commet ? DĂ©jĂ , si vous avez bien appliquĂ© mes conseils prĂ©alables, vous avez Ă©vitĂ© la plupart de ses gaffes. Mais si vous ne connaissez pas la technique pour relever la moto, il va vous arriver ça. Marrant Ă  regarder, moins Ă  vivre
 * * * D’abord, comme souvent Ă  moto, il n’y a pas une et une seule technique. Personnellement, je connais quatre façons de faire pour relever une moto. PremiĂšre mĂ©thode Les bases restent les mĂȘmes que pour toutes les mĂ©thodes une main devant sur le guidon braquĂ© Ă  fond, une main derriĂšre on prend la poignĂ©e passager, le cadre, le bord de selle
 n’importe quoi qui fasse une bonne prise et ne casse pas, avec toujours les deux pneus en contact au sol, toujours le dos bien droit Mais lĂ , on pousse avec les bras ET les jambes – en s’aidant au besoin de l’appui d’un genou contre la moto. Cela demande un peu de force dans les bras, mais ça marche. Comme Eric OK, mais je n’ai pas de force et/ou ma moto est vraiment lourde
 * * * DeuxiĂšme mĂ©thode On utilise le bras de levier du guidon. En toute logique, elle est plus efficace avec des motos au guidon large, donc les trails. Vous braquez le guidon Ă  fond et soulevez un peu de façon Ă  amener les deux pneus en contact. Ensuite, vous placez vos deux mains sous la poignĂ©e du guidon. Vous pouvez les placer en coupe ou saisir le guidon des deux cĂŽtĂ©s. Le dos bien droit, mouvement de squat, on pousse sur les jambes et les bras pour remonter la moto. Cela donne Ă  peu prĂšs ça. Observez bien le mouvement au dĂ©but. Plus d’explications ? OK, mais je n’ai pas de force, ma moto est lourde et ce n’est pas un trail
 * * * TroisiĂšme mĂ©thode Utilise ta tĂȘte ! Ah non, c’est vrai, t’es un motard
 Tu n’as pas de force dans les bras et les Ă©paules. Mais quel est ton membre le plus musclĂ© ? Non, pas celui-lĂ , petit vicieux, l’autre
 Les jambes, voilĂ Ă Ă Ă Ă  ! Comment utiliser la force des jambes pour relever une moto ? En se mettant dos Ă  la moto et en la poussant avec les fesses. Toujours les mĂȘmes rĂšgles le dos bien droit, les jambes pliĂ©es, une prise devant sur le guidon braquĂ© Ă  fond, une prise derriĂšre sur un point solide. Mais lĂ , la particularitĂ© est qu’on pousse doucement sur les cuisses, en faisant de petits pas en arriĂšre, sans tirer sur les bras. Veillez Ă  vous assurer la meilleure prise possible des mains sur la moto, mais aussi des pieds, bien Ă  plat sur le sol. Avant de commencer Ă  pousser, dĂ©gagez tout ce qui peut glisser, rouler, se dĂ©rober sous vos pieds. Attention, tout est important ! – la position des mains, le plus bas possible ; – la position des pieds, certains se sentent mieux en les dĂ©calant, d’autres en les gardant cĂŽte Ă  cĂŽte ; – la position des fesses sur la selle, plus ou moins haut, de façon Ă  avoir les bras tendus. PremiĂšre Ă©tape Soulever un peu la moto pour mettre les pneus en contact avec le sol. Pour cela, asseyez-vous sur le cĂŽtĂ© ou l’arĂȘte de la selle, et gardez les bras bien tendus. En faisant des petits pas vers l’arriĂšre, vous allez repousser vos fesses vers l’arriĂšre et vos bras vont naturellement tirer sur la moto, sans fournir d’effort. N’essayez pas de tirer sur les bras pour soulever la moto, vous ne feriez que pousser vos fesses vers le bas, c’est contre-productif. Ne poussez que sur les cuisses ! Les 30 premiers degrĂ©s Ă  relever sont les plus difficiles. Ne vous Ă©nervez pas si vous avez du mal Ă  commencer Ă  lever la moto, c’est normal quand on n’a pas le coup de main. Seconde Ă©tape Une fois les pneus en contact, redresser la moto. Pour cela, il faut descendre un peu, plier les genoux en gardant les pieds bien Ă  plat sur le sol. Pour que la poussĂ©e soit efficace, il ne faut pas que les fesses soient en appui sur la selle, qu’elles appuient dessus vers le bas. Il vaut mieux avoir le haut des fesses, les reins calĂ©s dans la selle, pour exercer une poussĂ©e horizontale, et non verticale. Fondamental gardez tout le temps les bras bien tendus ! N’essayez pas de tirer sur les bras, vous allez vous faire mal aux Ă©paules et au dos. Nessayez pas de soulever la moto avec votre dos, mais juste de la pousser avec vos fesses. Explications complĂštes en anglais Une derniĂšre ? * * * QuatriĂšme mĂ©thode Celle-ci s’avĂšre surtout utile quand votre moto a chu sur une surface particuliĂšrement glissante terre meuble, sable fin, boue, neige, glace et que vos pieds dĂ©rapent quand vous essayez de la relever avec une des mĂ©thodes prĂ©cĂ©dentes. Quand les pieds n’ont pas d’adhĂ©rence au sol
 il ne faut pas pousser dessus ! Cette mĂ©thode est Ă©galement bien adaptĂ©e aux motards de petite taille. Par contre, elle demande une bonne maĂźtrise du point d’équilibre de la moto. L’idĂ©e est de se mettre Ă  genoux au sol Ă  cĂŽtĂ© de la moto, face Ă  la machine, au niveau de la selle. Il faut trouver deux prises solides, assez basses, pour agripper la moto avec les paumes vers la moto. Et la poitrine plaquĂ©e contre la moto. A partir de lĂ , mĂȘme idĂ©e qu’avec la mĂ©thode prĂ©cĂ©dente on pousse Ă  plat, en faisant de petits pas avec les genoux au sol, en poussant avec les bras tendus et la poitrine contre la moto. N’essayez pas de vous redresser, il faut garder les genoux au sol et pousser Ă  plat, comme si on voulait traverser la moto. Le moment critique intervient quand la moto est droite, ou presque, et qu’il faut se redresser pour se mettre debout. Si la moto est tombĂ©e cĂŽtĂ© gauche, on peut alors dĂ©plier la bĂ©quille latĂ©rale Ă  la main pour que la moto repose dessus. Si la moto est tombĂ©e cĂŽtĂ© droit, il faut avoir pensĂ© Ă  dĂ©plier la bĂ©quille au prĂ©alable. On va pouvoir se relever en continuant de pousser lĂ©gĂšrement sur la moto, sans risque qu’elle retombe par terre de l’autre cĂŽtĂ©. * * * EntraĂźnement C’est une technique trĂšs efficace, mais qui n’est pas facile Ă  appliquer du premier coup. Alors n’attendez pas d’ĂȘtre en difficultĂ© avec en plus le stress de la situation difficile. EntraĂźnez-vous avant ! Vous appelez une ou deux amies, motardes ou non. Vous vous mettez sur de l’herbe ou vous mettez un gros bout de moquette bien Ă©paisse ou un tapis ou un matelas ou des pneus au sol, pour ne pas que la moto touche le sol dur. Couchez lentement la moto en la faisant pencher progressivement de votre cĂŽtĂ©, en la retenant avec votre corps, la hanche bien en appui sur le rĂ©servoir, les pieds loin sur le cĂŽtĂ©. Une fois qu’elle est au sol accompagnez-la bien lentement jusqu’au bout, entraĂźnez-vous Ă  la relever, plusieurs fois, jusqu’à avoir bien assimilĂ© le mouvement. Si vous avez du mal, sollicitez vos amis qui doivent tout le temps se tenir en sĂ©curitĂ©, prĂȘts Ă  intervenir. Et comme on n’a pas toujours des tapis ou un matelas pour amortir la chute, ce serait peut-ĂȘtre pas mal de prendre les devants pour ProtĂ©ger sa moto en cas de chute !!! Un petit conseil pour finir ne vous entraĂźnez pas avec une moto dont vous venez de faire le plein d’essence
 Au contraire, faites en sorte que le rĂ©servoir soit presque vide. La moto sera plus lĂ©gĂšre et surtout, elle ne dĂ©gorgera pas d’essence par terre. On rĂ©capitule l’ensemble des trois premiĂšres techniques avec la Casim 78 * * * Si vous avez envie d’apprendre Ă  relever une moto, rejoignez-moi sur un stage de MaĂźtrise du poids et de l’équilibre par Passion Moto Formation cliquez sur le bouton en haut Ă  droite de votre Ă©cran ! * * * Navigation de l’article Commentrelever une personne souffrante, tombĂ© Ă  terre ?  DĂ©couvrez notre nouveau produit prochainement disponible Ă  la Boutique Medical Partner : Est-ce qu’il est pertinent de se faire accompagner par une agence SEO ?Est-il pertinent d’ĂȘtre accompagnĂ© par une agence de rĂ©fĂ©rencement comme ? C’est une question que nous entendons souvent, et la rĂ©ponse peut vous surprendre.... Automatisation dans l’industrie technologique faites le choix des robots collaboratifs !Sur la scĂšne industrielle, la robotique industrielle n’est pas un nouvel acteur ! DĂ©couverte en 1960, la robotique a pour but d’automatiser les tĂąches rĂ©pĂ©titives... by SND Team 4 semaines ago4 semaines ago La pergola en polycarbonate pourquoi la choisir ?LittĂ©ralement, la pergola vient du latin pergula » qui veut dire tonnelle » ou auvent ». Ainsi, la pergola fait rĂ©fĂ©rence Ă  une petite construction de jardin qui fait... by SND Team 4 semaines ago4 semaines ago 3 choses Ă  savoir sur la rĂ©novation de l’extĂ©rieur de votre maisonVous aimeriez rĂ©nover votre maison ? Profitez du beau temps estival pour vous atteler Ă  l’extĂ©rieur ! Le secret d’une rĂ©novation extĂ©rieure rĂ©ussie consiste Ă  Ă©laborer un... 9 techniques rapides pour augmenter le nombre d’adeptes de YouTubeYouTube est un site de mĂ©dias sociaux extrĂȘmement populaire auprĂšs d’un public mondial. Il peut s’agir d’un outil puissant permettant aux fournisseurs de contenu et... 5 Ă©lĂ©ments Ă  rechercher chez un professeur de mathĂ©matiques en ligneVous ĂȘtes nouveau dans le monde du tutorat en ligne ? Si vous n’avez jamais engagĂ© un tuteur auparavant, vous ne savez peut-ĂȘtre pas par... Savez-vous comment l’eau de toilette et le parfum diffĂšrent ?Encore une fois, l’eau de toilette a un groupement moyen Ă  faible d’huile de parfum. Il contient 5 Ă  15 % d’huile aromatique. Il contient... 9 moyens efficaces de commercialiser votre entrepriseIntro Il existe plusieurs façons de commercialiser une entreprise, et de nombreuses entreprises utiliseront diverses mĂ©thodes pour atteindre leurs marchĂ©s cibles. Cet article de... TĂ©lĂ©phone ou tablette pour ses grands parents ?MĂȘme si cela semble simple Ă  premiĂšre vue, trouver le bon cadeau pour les grands-parents peut s’avĂ©rer assez compliquĂ©. En rĂ©alitĂ©, votre rĂ©veillon doit parfaitement... Comment crĂ©er des articles promotionnels et cadeaux corporatifs Ă  votre image?De plus en plus, on assiste Ă  un accroissement de nouvelles entreprises entraĂźnant une Ă©norme concurrence. Se dĂ©marquer devient de ce fait un point essentiel. Toute entreprise... by Kossi 2 mois ago1 mois ago SantĂ© et sĂ©curitĂ© du travail au QuĂ©becPour tout employĂ©, bĂ©nĂ©ficier d’un environnement de travail sain est primordial. Au QuĂ©bec, la santĂ© et la sĂ©curitĂ© du travail sont des domaines qui font... 14 choses que votre Android peut faire mais pas l’iPhone de votre collĂšgueLe monde moderne est divisĂ© en deux clans ceux qui ne jurent que par leur iPhone, et les autres utilisateurs de Smartphone. Faites-vous partie... 1 2 Next

Conseilspour rĂ©cupĂ©rer une personne ĂągĂ©e qui est tombĂ©e Restez calme et aidez votre proche Ă  rester calme en l’encourageant Ă  prendre des respirations lentes et profondes. Examinez-les pour des blessures comme des ecchymoses, des saignements, des entorses possibles et

Lorsqu’il s’agit d’assister un invalide Ă  domicile, la procĂ©dure de levage du patient est l’une des tĂąches les plus onĂ©reuses. Bien sĂ»r, la difficultĂ© augmente proportionnellement aux dĂ©ficits de la personne handicapĂ©e, mais en tout Ă©tat de cause, soulever une personne handicapĂ©e reste une opĂ©ration Ă  effectuer avec le plus grand soin. Cette manƓuvre, si elle n’est pas effectuĂ©e correctement, peut ĂȘtre nĂ©faste tant pour le patient, pour sa famille, ou encore pour l’aidant familial. DĂ©couvrez quelles sont les Ă©tapes nĂ©cessaires pour soulever une personne prĂ©sentant un handicap sans lui causer de douleurs et sans se blesser, ainsi que les aides qui peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour faciliter cette tĂąche. Les bons gestes Ă  adopter pour soulever une personne en perte d’autonomie Pour soulever une personne en situation de handicap en Ă©vitant les incidents – Assurez-vous d’avoir l’équipement nĂ©cessaire pour effectuer l’opĂ©ration en toute sĂ©curitĂ©. Par exemple en portant des chaussures antidĂ©rapantes, en ayant le fauteuil roulant Ă  proximitĂ©, ou tout autre matĂ©riel pour dĂ©placer le patient prĂšs du lit. N’oubliez pas d’enlever tout obstacle pour une meilleure libertĂ© de gestes comme des repose-pieds ou des chaise mal placĂ©es. – Maintenez votre dos droit et pliez les genoux. AprĂšs avoir placĂ© le lit Ă  l’horizontale, placez un bras autour des Ă©paules du patient et soulevez-le tout en tournant ses jambes Ă  l’extĂ©rieur du lit pour l’aider Ă  se mettre en position assise. – Étirez le patient en lui tenant les mains au bout du dos, et faites-le tourner jusqu’à ce qu’il atteigne la position du fauteuil roulant. La technologie au service des personnes handicapĂ©es Au cas oĂč le patient ne coopĂšre pas une situation frĂ©quente lorsqu’il est confrontĂ© Ă  des handicaps trĂšs graves, il peut ĂȘtre utile d’utiliser un Ă©lĂ©vateur Ă©lectrique, qui est essentiel pour aider les membres de la famille et les soignants des personnes qui doivent rester au lit pendant une longue pĂ©riode. Ce type d’aide permet de dĂ©placer le patient en toute sĂ©curitĂ© et sans effort excessif. L’élĂ©vateur Ă©lectrique dispose de harnais pratiques qui sont utiles pour assurer une bonne hygiĂšne du patient. Il existe Ă©galement d’autres types de matĂ©riels pour aider une personne en perte d’autonomie correctement. Tel est le cas du fauteuil motorisĂ©, qui permet Ă  la personne de se lever de maniĂšre autonome, ou en tout cas avec un minimum d’assistance; ou encore du fauteuil roulant auto-poussant, pliant et robuste, avec des accoudoirs amovibles, des repose-pieds rĂ©glables et des roues qui sauvent la porte.

Cettephobie de la chute est dĂ©clenchĂ©e le plus souvent par la survenue d’une chute, et d'autant plus marquĂ©e que la personne est restĂ©e longtemps au sol.. Dans les jours qui suivent la chute, alors que le bilan mĂ©dical est bon, la personne rĂ©duit ses activitĂ©s, refuse de marcher, a peur de sortir et de tomber et se confine au domicile. DĂšs l’ñge de 60 ou 65 ans, alors que le risque de tomber augmente, il est important d’apprendre Ă  se remettre debout. Dans un premier temps, nous allons voir comment bien se relever aprĂšs une chute. Une personne qui tombe par terre, surtout une personne ĂągĂ©e, doit prendre son temps pour se relever du sol. C’est une expĂ©rience parfois effrayante, notamment s’il n’y a personne pour vous aider Ă  vous relever. Le choc psychique peut Ă©galement mettre une douleur en sourdine. Il faut prendre le temps de reprendre ses esprits. Si vous n’avez rien de cassĂ©, le plus efficace est de vous allonger sur le cĂŽtĂ©. Si vous ĂȘtes sur le cĂŽtĂ© gauche, vous vous appuyez sur votre bras droit et pliez la jambe droite en la remontant. Ensuite, vous appuyez sur vos coudes et votre genou droit pour vous mettre Ă  quatre pattes. Dans cette position, vous pouvez avancer jusqu’à pouvoir prendre appui quelque part, par exemple sur une chaise ou un meuble suffisamment stable. Si le risque de chute est rĂ©el, pensez Ă  adapter votre domicile avec des barres de maintien.

LAllocation personnalisĂ©e d’autonomie (APA) aide les personnes ĂągĂ©es Ă  faire face aux dĂ©penses nĂ©cessaires pour pouvoir rester Ă  domicile. Les caisses de retraite constituent une autre piste Ă  explorer. Elles proposent une aide Ă  l’habitat qui peut financer les travaux d’adaptation de votre logement.

La prise en charge d’une personne ĂągĂ©e peut constituer un dĂ©fi pour les aidants, voire susciter des conflits entre les diffĂ©rents membres de la famille. Les difficultĂ©s de l’accompagnement, l’épuisement de l’aidant principal, le coĂ»t Ă©levĂ© de la prise en charge et les problĂšmes familiaux latents peuvent facilement mettre le feu aux poudres. Lorsque la famille est unie autour de l’accompagnement du senior, il est plus simple de surmonter les diffĂ©rents dĂ©fis de la prise en charge et d’aider la personne ĂągĂ©e Ă  bien vivre le grand-Ăąge. DĂ©couvrez les principaux problĂšmes susceptibles de survenir et quelques conseils pour surmonter les conflits familiaux fratrie est en dĂ©saccord sur les besoins de la personne ĂągĂ©eLes enfants adultes d’une personne ĂągĂ©e en perte d’autonomie ne voient pas toujours ses besoins de prise en charge du mĂȘme Ɠil. Un enfant peut estimer que le maintien Ă  domicile de l’aĂźnĂ© dĂ©pendant rĂ©pond suffisamment bien Ă  ses besoins, alors qu’un autre pense qu’il est insuffisant et que leur parent doit ĂȘtre accueilli en agir ? Lorsque les enfants sont en dĂ©saccord sur la nature et l’étendue de l’aide dont la personne ĂągĂ©e a besoin, le dilemme peut ĂȘtre rĂ©solu en consultant un professionnel. Si la personne ĂągĂ©e reçoit des prestataires d’aide Ă  domicile, vous pouvez leur demander leur avis. Mieux encore, invitez une infirmiĂšre libĂ©rale spĂ©cialisĂ©e en gĂ©rontologie pourquoi pas dans un service de soins infirmiers Ă  domicile Ă  Ă©valuer la situation de votre proche ĂągĂ© et Ă  vous aider Ă  dĂ©cider si la personne ĂągĂ©e est en sĂ©curitĂ© Ă  la maison et reçoit tous les services dont elle a besoin. L’avis d’un professionnel aura plus de poids que les opinions personnelles des parent lui-mĂȘme s’oppose Ă  la prise en chargeParfois, toute la fratrie est d’avis que la personne ĂągĂ©e a besoin d’une aide accrue, mais celle-ci s’oppose Ă  changer ses habitudes de vie, qu’il s’agisse de l’intervention d’un service d’aide Ă  la personne ou la perspective d’entrer en maison de agir ? Lorsque vous essayez de convaincre votre proche ĂągĂ© de s’installer en maison de retraite, signifiez-lui clairement que vous ne cherchez nullement Ă  le placer » pour vous dĂ©barrasser » de lui. Aidez votre parent Ă  comprendre vos inquiĂ©tudes quant Ă  sa santĂ© et sa sĂ©curitĂ©. Proposez-lui notamment de visiter les diffĂ©rentes alternatives susceptibles de rĂ©pondre Ă  ses besoins de prise en charge rĂ©sidences-autonomies, Ehpad
 Pour en savoir plus, lisez notre article Conseils pour convaincre un parent ĂągĂ© d’entrer en maison de problĂšmes du passĂ© refont surfaceLorsque la fratrie doit se rĂ©unir pour aider un proche ĂągĂ©, les problĂšmes non rĂ©glĂ©s du passĂ© peuvent ressurgir. Les rivalitĂ©s latentes peuvent ĂȘtre ravivĂ©es par le stress liĂ© Ă  la prise en charge d’une personne ĂągĂ©e en perte d’ agir ? Vous devez d’abord prendre conscience qu’il est rarement rĂ©aliste de s’attendre Ă  voir les vieilles rivalitĂ©s disparaĂźtre par la magie de l’union sacrĂ©e autour des difficultĂ©s de la personne ĂągĂ©e. Il faut parfois accepter les dĂ©saccords. Montrez vous-mĂȘme un exemple de dignitĂ© en mettant les diffĂ©rends de cĂŽtĂ© lorsque vous vous occupez des besoins de la personne ĂągĂ©e. Évitez de mettre sur le tapis des sujets dĂ©licats. En faisant preuve d’empathie et en pratiquant l’écoute active, vous permettez Ă  vos proches d’exprimer leurs sentiments et Ă©vitez la enfant assume seul l’accompagnement de la personne ĂągĂ©eSouvent, le descendant qui rĂ©side le plus prĂšs des parents assume le rĂŽle d’aidant familial principal. Lorsque les autres membres de la famille ne proposent pas naturellement leur aide, il peut Ă©prouver du ressentiment ou ĂȘtre la proie au stress et Ă  l’ agir ? Les aidants familiaux qui estiment qu’ils assument une partie trop importante de la prise en charge de la personne ĂągĂ©e ne devraient pas hĂ©siter Ă  solliciter l’aide des autres membres de la fratrie. Il est parfois nĂ©cessaire de prĂ©ciser vos besoins spĂ©cifiques plutĂŽt que de partir du principe que les autres savent Ă  quoi vous ĂȘtes confrontĂ©. S’ils ne peuvent pas toujours intervenir directement Ă  cause de l’éloignement, certaines tĂąches peuvent ĂȘtre faites Ă  distance, notamment sur le plan administratif. Ils peuvent aussi recevoir votre proche ĂągĂ© quelques jours/semaines pour vous laisser des temps de enfant exclut les autres et dĂ©cide seul de l’accompagnement de la personne ĂągĂ©eLe scĂ©nario inverse du prĂ©cĂ©dent peut aussi arriver. Parfois, un enfant s’occupe de tout, sans informer les autres. Certaines personnes vont jusqu’à limiter l’accĂšs des autres membres de la famille Ă  la personne agir ? Il est certes douloureux d’ĂȘtre mis de cĂŽtĂ©, mais si les besoins de la personne ĂągĂ©e sont satisfaits, il est parfois prĂ©fĂ©rable d’éviter d’intervenir. Si vous Ă©prouvez le besoin de maintenir un contact plus significatif avec votre proche ĂągĂ©, utilisez le tĂ©lĂ©phone, Ă  moins que votre proche ĂągĂ© soit atteint de la maladie d’Alzheimer. Dans un tel cas, il sera plus difficile de communiquer Ă  distance. Si votre frĂšre/sƓur filtre les appels et vous empĂȘche de contacter votre proche, envoyez des lettres et des emails pour lui montrer que vous vous prĂ©occupez de votre parent et souhaitez avoir des payer les frais liĂ©s Ă  la prise en charge de la personne ĂągĂ©eC’est souvent avec la question du financement de la prise en charge de la personne ĂągĂ©e que le bĂąt blesse
 Si votre parent n’a pas les ressources suffisantes pour financer sa prise en charge, vous ĂȘtes tenu par l’obligation alimentaire de l’aider. La rĂ©partition de cette aide est gĂ©nĂ©ralement dĂ©cidĂ©e Ă  l’amiable par les familles. Mais, parfois un enfant ne peut ou ne veut pas payer. Celui qui est intervenu chez votre proche en tant qu’aidant principal avant une entrĂ©e en maison de retraite doit-il payer comme les autres ? De nombreuses questions peuvent apparaĂźtre dans ces agir ? Une discussion sincĂšre entre les proches sera nĂ©cessaire. Il est important d’évaluer les coĂ»ts de façon rĂ©aliste en amont et que chacun fasse ses propres comptes pour voir de quelle maniĂšre il peut contribuer. Si les fonds manquent et que l’ambiance est positive, vous devrez peut-ĂȘtre rĂ©flĂ©chir ensemble qui peut faire quelques sacrifices pour donner davantage. Si vous n’arrivez pas Ă  une solution, la personne ĂągĂ©e peut faire une demande d’aide sociale, mais cette aide est rĂ©cupĂ©rable sur succession. Faites bien vos comptes. En cas de conflit sur le montant de la contribution de chacun, il est Ă©galement possible d’avoir recours au juge des plupart des conflits familiaux autour de l’accompagnement d’une personne ĂągĂ©e peuvent ĂȘtre rĂ©solus Ă  l’amiable. Lorsque la prise en charge de votre proche n’en souffre pas, il est prĂ©fĂ©rable de chercher la solution la plus frĂ©quentesComment demander une mĂ©diation familiale pour rĂ©soudre les conflits autour la personne ĂągĂ©e ?Si vous ne parvenez pas Ă  vous mettre d’accord sur la meilleure façon d’accompagner votre proche ĂągĂ©, il est possible de faire appel Ă  un professionnel appelĂ© mĂ©diateur familial. Ces services existent dans diffĂ©rents cadres, libĂ©raux ou au sein d’une 2021, il existe une nouvelle offre de mĂ©diation familiale pour les aidants de personnes ĂągĂ©es ou handicapĂ©es, en pleine expĂ©rimentation dans 22 dispositif dĂ©diĂ© Ă  la rĂ©solution des conflits familiaux autour de la perte d’autonomie ou du handicap d’un proche est le fruit d’un partenariat entre plus acteurs. L’Unaf Union nationale des associations familiales et la CNSA Caisse nationale de solidaritĂ© pour l’autonomie se sont en effet rĂ©unies autour de la CNAF Caisse nationale des allocations familiales pour crĂ©er une mĂ©diation pour aidants et aidĂ©s ».Le concept la mĂ©diation familiale vise Ă  trouver des solutions concrĂštes aux diffĂ©rents existant entre les aidants entre eux ou les aidants avec leur proche se dĂ©roule en sessions confidentielles avec un professionnel diplĂŽmĂ© d’état sensibilisĂ© aux dĂ©fis des aidants. Le mĂ©diateur familial a pour rĂŽle de favoriser la communication entre les protagonistes. Il va les aider d’une part Ă  crĂ©er ou renforcer un lien familial, puis il les amĂšnera Ă  gĂ©rer leur conflit en Ă©voquant avec eux leurs craintes, leurs attentes et leurs propositions. Le tout, dans le respect de l’autonomie et la volontĂ© des trouver un mĂ©diateur familial pour les aidants et aidĂ©s ?Vous pouvez trouver un service de mĂ©diation familiale sur le site proposĂ© par l’ n’y a pas de service de mĂ©diation aidants-aidĂ©s dans votre dĂ©partement, vous pouvez aussi vous adresser Ă  un mĂ©diateur familial plus gĂ©nĂ©ral. Dans ce cas, rapprochez-vous de votre CAF pour en trouver un ou de la Fenamef FĂ©dĂ©ration nationale de la MĂ©diation et des Espaces familiaux.Combien coĂ»te le service de mĂ©diation familiale aidants-aidĂ©s de l’Unaf ?L’entretien d’information avec le mĂ©diateur familial est gratuit. Par la suite, le prix des sĂ©ances de mĂ©diation familiale aidants-aidĂ©s est fixĂ© en fonction des revenus du participant, selon le barĂšme de la prix moyen d’une sĂ©ance s’élĂšve Ă  15 € par personne. Il varie de 2 € pour un revenu infĂ©rieur au RSA Ă  131 € pour un revenu supĂ©rieur Ă  5 301 € par mois. AprĂšsavoir Ă©tĂ© incapable de se relever aprĂšs une chute, une femme de 91 ans a dĂ» manger de la terre vĂ©gĂ©tale pendant des jours pour survivre. Social Media Social Business

Quelle est la probabilité de récupérer pour une personne trÚs ùgée aprÚs une fracture du col du fémur ? Rédigé le 19/11/2013, mis à jour le 20/11/2013 Les réponses avec le Dr Michel Samson, gériatre, et avec le Dr Dorick Passeron, chirurgien orthopédiste "Concernant la mortalité aprÚs une fracture du col du fémur, les chiffres sont assez variables. Mais ce sont des chiffres trÚs importants, il y a entre 20 et 50% de mortalité dans l'année suite à une fracture du col du fémur. "Ce n'est pas l'ùge qui définit la récupération aprÚs une fracture du col du fémur. Il faut prendre en compte l'état, les morbidités du patient, les maladies qu'il peut avoir
 qui vont jouer un rÎle dans la récupération. "Il y a énormément de causes du décÚs aprÚs une fracture du col du fémur. Ils concernent des patients qui restent longtemps alités, qui peuvent faire des caillots, des phlébites, des embolies pulmonaires... Ces patients font aussi beaucoup plus d'infections urinaires et pulmonaires. Et il y a des confusions et des syndromes démentiels qui sont trÚs importants aprÚs ce type de traumatisme. Il peut y avoir des escarres et tout un tas de pathologies à cause des caillots." "La mortalité à 15-20% se situe à un an. Et elle n'est pas tellement due à la fracture du col du fémur mais elle reflÚte plutÎt une fragilité sous-jacente parce que les chirurgiens ont fait des progrÚs remarquables dans le mois qui suit. La mortalité s'effondre du coup à 5%. Maintenant on lÚve les patients trÚs vite." En savoir plus Dossier Questions/réponses Pour ne manquer aucune info santé, abonnez-vous à notre newsletter !

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